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    <title><![CDATA[Mémoires de Guerre (Gangsters)]]></title>
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    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Gangsters&quot; du blog &quot;Mémoires de Guerre&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Mémoires de Guerre (Gangsters)]]></title>
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    <pubDate>Sun, 03 Jun 2012 06:55:02 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 03 Jun 2012 06:55:02 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.memoiresdeguerre.com</copyright>            <category>Gangsters</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Scapula François]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-scapula-fran-ois-102372334.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    François Scapula, surnommé « le Brun », puis « Scapu la Balance », est un ancien truand français né en 1945. Lié au milieu marseillais, et, entre autres, au trafic de drogue international (French
    Connection, Tany Zampa, et Francis le Belge), il est notamment chargé de transformer la morphine-base en héroïne dans des laboratoires clandestins : grand chimiste pouvant purifier la
    morphine-base à 90% très rapidement, il est employé par les trafiquants français, asiatiques ou les mafias italiennes.<br>
    <br>
    Dans les années 1980, il est arrêté en Suisse, près de Zurich. Cette arrestation est le fruit d'une enquête de la DEA ( Drug Enforcement Administration ) américaine qui le piste depuis les
    Etats-Unis. Incarcéré, jugé et condamné, il effectue 15 ans de prison ferme de novembre 1985 à 2000, année de son évasion d'une prison suisse, après s'être repenti et avoir accepté de collaborer
    avec la justice. Il a notamment dénoncé en 1986 les responsables de l'assassinat du juge Michel tué à Marseille fin 1981.<br>
    <br>
    Sur le coup, les enquêteurs ont pensé à Cosa Nostra ou à la Camorra. Il avait également des liens avec la mafia italo-américaine, notamment avec les frères Benevento et, entendu par la justice
    des États-Unis, aida la police américaine, qui lui avait promis protection, un passage par la chirurgie esthétique et une reconversion dans une nouvelle vie, peut-être outre-Atlantique.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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        <pubDate>Tue, 27 Mar 2012 14:40:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c1317a69a834d85dddcadbec6e8c668c</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Mariani Francis]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-mariani-francis-100255377.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Francis Mariani, de son vrai nom François-Marie Mariani, est un membre supposé du gang de la brise de mer, qui tient son nom d'un bar bastiais où ses membres se réunissaient dans les années 1980.
    Francis Mariani a été rendu célèbre par de multiples évasions et sa participation présumée à de nombreux casses de banques. En janvier 1984, il s'était évadé de la prison de Borgo près de Bastia
    en compagnie du nationaliste Charles Pieri, par une simple corde. En mai 2001, il avait passé tranquillement la porte de la prison de Borgo grâce à l'envoi d'un faux ordre de remise en liberté
    par télécopie, en compagnie de Maurice Costa et de Pierre-Marie Santucci, également membres supposés du gang de la Brise de mer. Le 2 mai 2002, il est condamné à 4 ans de prison et 4 500 euros
    d'amende par le tribunal correctionnel d'Ajaccio.<br>
    <br>
    Il a été condamné par défaut à sept ans de prison pour « association de malfaiteurs » par la cour d'appel des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence en mars 2008 dans le cadre de l'assassinat de
    Nicolas Montigny, en 2001, un nationaliste corse de la mouvance de François Santoni. Il avait également échappé à une tentative d'assassinat en 2007, sa Porsche étant blindée lui a permis de
    prendre rapidement la fuite sans être touché. Il était, par ailleurs, un très bon pilote de rallye. En mars 2008, Francis Mariani a fui la veille de sa condamnation à sept ans de prison pour sa
    participation à l'assassinat en 2001 de Nicolas Montigny.<br>
    <br>
    En fuite depuis mars 2008, il périt dans l'explosion aux origines inexpliquées d'un hangar désaffecté sur la commune de Casevecchie au lieu dit des Pianicce, proche d'Antisanti et d'Aleria
    (Haute-Corse) le 15 janvier 2009. L'analyse de son ADN et de sa dentition ont permis d'établir son identification. Il a été retrouvé en compagnie d'une autre personne, décédée également, Charles
    Fraticelli, un ami commerçant. On suppose qu'ils étaient en train de fabriquer une bombe et que celle-ci a explosé. Un des noyaux durs présumés du gang de la Brise de mer, Richard Casanova, avait
    été abattu le 23 avril 2008 à Porto-Vecchio. Suite à une dénonciation post-mortem, Francis Mariani a été accusé de cet assassinat.<br>
    <br>
    Une information judiciaire est ouverte et menée par le juge d'instruction Claude Choquet de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, spécialisée dans le crime organisé.
    Dix-huit personnes ont été interpellées le 18 mai 2010 dans le cadre de l'enquête sur sa mort. Les interpellations ont eu lieu notamment à Bastia, Ajaccio ou Corte. Certaines personnes font
    partie de son entourage. Toutes ces personnes sauf une ont été remises en liberté. L'opération visait à reconstituer les avoirs financiers du clan Costa. Des banques, des brasseries, des sociétés
    immobilières et deux études notariales ont été perquisitionnées par les gendarmes. Un mandat de recherches a été émis à l'encontre de Maurice Costa, fiché au grand banditisme et suspecté d'avoir
    succédé à Francis Mariani. Son frère Dominique Costa fait également l'objet d'un mandat de recherches.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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        <pubDate>Mon, 27 Feb 2012 17:34:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">83ec182352bd2456e09daa312381e3f8</guid>
                <category>Gangsters</category>        <comments>http://www.memoiresdeguerre.com/article-mariani-francis-100255377-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Zampa Tany]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-zampa-tany-100242007.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Gangster/Zampa-Tany.jpg" alt="Zampa Tany" title="Zampa Tany" class="GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 5px 5px;" height="238" width=
    "151">Tany Zampa (1er avril 1933, Marseille, 16 août 1984, prison des Baumettes, Marseille) de son vrai nom Gaëtan Zampa (ou Gaëtano) dit « Tany », mais aussi « Gaï » ou « Don Gaëtano », était un
    des derniers parrains du milieu marseillais des années 1970. Il était par ailleurs bègue. Gaëtano Zampa, né officiellement le 1er avril 1933 dans le quartier du Panier à Marseille, est en fait né
    le 18 mars 1933.<br>
    <br>
    Son père, Mathieu Zampa, né en 1902 à Naples, est un voyou respecté dans la ville et il ne veut pas que son fils naisse au mois de mars car dans la légende napolitaine, mars est le mois des fous.
    Mathieu Zampa a commencé dans les années 1930 sous Paul Carbone et François Spirito, puis s'est rangé du côté des Guérini après la Libération, comme la plupart des Marseillais de l'époque. Il a
    été le propriétaire du bar de la Ruche, et a trafiqué à Saïgon, notamment les piastres, en 1950. Dans les années 1960, il part à Dakar exploiter un night club dédié à la prostitution. Il
    reviendra à Marseille en 1972 et mourra l'année suivante. La famille Zampa possédait une maison boulevard des Deux Canards dans le quartier de la Cayolle.<br>
    <br>
    Tany Zampa a donc grandi dans le milieu qu'il connaît parfaitement. Lorsqu'il débute dans le métier comme maquereau, vers 1950, dans le quartier Saint-Lazare, tout le monde le connaît. En 1953, à
    vingt ans, il travaille dans le service d'ordre de Gaston Defferre où il est un de ses gardes du corps. Lors d'une manifestation, il disperse la foule en la menaçant avec une mitraillette en
    plastique. À moins de vingt-cinq ans, il tient déjà un hôtel, le Réal. C'est un flambeur, il aime montrer sa richesse, tout en évitant d'irriter les anciens de la ville. À Marseille, des caïds
    comme Antoine Guérini, Robert Blémant ou Paul Mondoloni l'apprécient.<br>
    <br>
    En 1955, il monte à Paris en même temps que la "Bande des Trois Canards", dont il connaît certains membres grâce aux Italiens du quartier du Panier (le noyau dur de la bande, environ dix
    personnes, est composé essentiellement d'Italiens). L'équipe, qui a commencé sur la Côte d'Azur, décide de se lancer dans le racket d'hôteliers parisiens (en plus d'être des racketteurs, les
    membres de la bande donnent aussi dans le casse, le proxénétisme et le jeu). Des voyous parmi les plus durs de la capitale commencent à côtoyer cette bande : Joseph Brahim Attia (dit Jo Attia),
    Georges Boucheseiche (au centre de l'affaire Ben Barka), Jean Palisse. En 1960, Zampa a 27 ans. Dans la nuit du 31 décembre 1960 au 1er janvier 1961, il réussit un casse mémorable à la Caisse
    d'Association Familiale des Bouche-du-Rhône où il dérobe avec ses complices, 160 millions de francs ancien (soit 1,6 million de francs nouveau). Tany Zampa, qui connaît déjà très bien le Milieu,
    est désormais rôdé pour diverses activités. À Paris, il apprend à connaître des voyous violents, il les fréquente et s'habitue à leur attitude. Il est lui-même un nerveux, un "excité".<br>
    <br>
    Jusqu'en 1965, Zampa travaillera entre Paris et Marseille. Dès 1964, dans la cité phocéenne, il commence à s'entourer de vrais durs et impose sa loi dans les rues marseillaises. Des impulsifs,
    des sanguinaires, des personnages violents et craints. Son passage dans la "Bande des Trois Canards" a été très formateur. Il établit avec ses hommes une sorte de pacte de sang. Mais Tany Zampa
    est impitoyable et n'hésite pas à éliminer ceux qui deviennent gênants. Parmi ceux-là, on peut citer Jean Toci, son demi-frère et bras droit, Gaby Regazzi, le véritable "cerveau" de l'équipe,
    Bimbo Roche, Gérard Vigier, Gilbert Hoareau dit Gilbert le Libanais, ou encore Jacky le Mat. En 1964, Zampa est arrêté pour port d'arme prohibé et est incarcéré. En prison, il se met à lire,
    notamment le Larousse médical.<br>
    <br>
    L'efficacité de Tany Zampa dans le racket et la "protection" pousse bon nombre de caïds marseillais à faire appel à lui, notamment Robert Blémant. Il prend ses aises et se permet tout et
    n'importe quoi. Certains anciens, adeptes des règles "morales" du Milieu, comme les Guérini, voient d'un mauvais œil les méthodes violentes de Tany Zampa, mais personne n'ose s'opposer à lui.
    Alors qu'il commence à investir dans l'héroïne, Zampa monte en puissance. Il a investi dans la prostitution, la drogue, les jeux, et il est le plus efficace racketteur de la Côte. Mais les
    Guérini occupent le trône du crime marseillais. Le 4 mai 1965, Robert Blémant est abattu sur ordre d'Antoine Guérini. Pour Zampa, c'est une aubaine, car le Milieu n'accepte pas qu'Antoine ait
    fait assassiner un pilier comme Blémant uniquement par jalousie. Les associés des Guérini s'écartent peu à peu du clan, qui s'en trouve très affaibli.<br>
    <br>
    Zampa en profite et ordonne à ses hommes de racheter ou de "protéger" les établissements de la région, dont, à la fin des années 1960, certains appartenant (ou ayant appartenu) aux Guérini. Les
    lieutenants de Zampa exécutent les ordres et opèrent avec violence et détermination. Grâce à eux, Zampa met la main sur un bon nombre d'établissements de nuit. L'incarcération de Zampa de 1966 à
    1970 (il se marie en prison en juin 1966) n'empêchera pas ses hommes de continuer de prendre du terrain. Lorsqu'il sort de prison, Zampa est le nouveau maître des rues marseillaises : Antoine
    Guérini a été abattu en 1967 (certains pensent que c'est Jacky le Mat qui l'a exécuté sur ordre de Zampa), et son frère "Mémé" est en prison. Pendant les années 1970, Tany s'intéresse au trafic
    d'armes et aurait fourni l'ETA. Il est soupçonné d'avoir commandité l'assassinat de Pierre Goldman pour le compte des GAL espagnols et serait le meurtrier d'Antoine Guérini, pour venger la mort
    de Robert Blémant.<br>
    <br>
    Si dans l'ombre de Zampa, Jacky le Mat gagne du galon, c'est surtout Francis le Belge qui monte en puissance. Les deux hommes se sont régulièrement croisés à Paris, mais restent rivaux. En 1972,
    des trafiquants d'héroïne proches de Zampa ont escroqué le Belge d'une grosse cargaison de 600 000 francs d'héroïne. Prévoyant une riposte, Zampa décide d'agir : le 5 septembre 1972 sont abattus
    au Canet Robert Di Russo, Jean-Claude Bonello et Daniel Lamberti. L'un des tueurs est abattu le 14 octobre 1972 en Corse, et l'autre le 28 octobre 1972. Le 26 décembre 1972, c'est un homme du
    Belge qui tombe, puis deux autres en février 1973, à la Belle-de-Mai. Francis le Belge réplique durement : le 31 mars 1973, quatre hommes sont tués au bar du Tanagra. Il s'agit de Joseph Lomini
    dit le Toréador, l'un des trafiquants ayant escroqué le Belge et cible principale du commando, Ansan Bistoni dit l'Aga Khan, poids lourd de la French Connection, Jean-Claude Napoletano, un petit
    truand, et la patronne du bar.<br>
    <br>
    En novembre 1973, l'arrestation de Francis le Belge et sa condamnation à quatorze ans de prison mettent fin aux affrontements. Par ailleurs, la légende veut qu'en plein cœur des combats opposant
    les deux Marseillais, Tany Zampa et ses hommes auraient aperçu le Belge à Paris, sans aucune protection, mais auraient refusé de faire feu sur ce dernier car accompagné de sa mère. Au cours de
    ces affrontements, Zampa aura préféré se réfugier en Italie pour échapper aux représailles et à la police, et il y restera jusqu'en 1975. Tany fera huit mois de prison pour port d'armes en 1975
    et est soupçonné d'avoir fourni des moyens pour le "casse du siècle" d' Albert Spaggiari en 1976. Il est cependant très peu probable qu'il ait eu un quelconque rôle dans le casse de Nice. En
    parallèle de ses démêlés judiciaires sans conséquences, Tany Zampa se lance dans les jeux de la Côte d'Azur en association avec son ami d'enfance Bimbo Roche et le roi du jeu niçois
    Jean-Dominique Fratoni, patron du casino Rhul.<br>
    <br>
    Même si tout semble aller bien pour Zampa, il reste un point noir : Jacky le Mat. Ce dernier s'est écarté de Tany et ne cesse de faire augmenter son capital. Jusqu'au litige, en 1977, le clan du
    Mat rackette le même client que le clan Zampa, pour un montant de 8 millions de francs. En effet, Zampa n'aurait pas supporté que l'un de ses amis, un arménien qui protégeait un homme d'affaires
    israélite, Sammy Flatto, se soit fait "casser la baraque" par un concurrent qu'il avait désigné comme étant « Le Mat ». Il fallait en avoir le cœur net. Sommé de s'expliquer sur cette ténébreuse
    affaire, Jacky le Mat prend la fuite.<br>
    <br>
    D'après certaines rumeurs, Zampa tente d'assassiner Jacky le Mat le 1er février 1977, accompagné de Gaby Regazzi et Bimbo Roche. Il tire sept balles de 11.43 sur son ennemi tandis que ses
    acolytes tirent chacun une décharge de chevrotine. Mais Jacky survit à la tentative d'assassinat et se venge: de mars 1977 à avril 1978, douze personnes seront assassinées (des deux côtés). Avec
    une avance pour le Mat, qui a éliminé les porte-flingue qui faisaient toute la puissance du clan Zampa. Ce dernier en sort très affaibli, et sur le terrain ne tient plus réellement Marseille. Au
    début des années 1980, Tany crée la plus grande boîte de nuit de la région marseillaise et aixoise, "Le Krypton".<br>
    <br>
    Les pressions policières ne font qu'aggraver les choses. Surtout à partir d'octobre 1981, date de l'assassinat du juge Michel, pour lequel Zampa est immédiatement soupçonné. Thèse accréditée et
    soutenue par un livre écrit par un journaliste qui désigne Zampa de manière implicite mais non formelle par manque de preuves comme l'assassin du juge Michel.&nbsp; Mais inversément, le
    commissaire Jean Louis Pietri, commissaire à la BRB à l'époque, affirme que le dossier était vide quant à son implication dans l'assassinat du juge Michel. Mais Zampa fait l'erreur de s'enfuir. À
    partir de cette date, Zampa est sans cesse surveillé, ce qui limite fortement son influence et son contrôle du crime marseillais.<br>
    <br>
    En octobre 1983, Gilbert le Libanais, acolyte de Zampa spécialisé dans le monde de la nuit, est assassiné. Le clan Zampa est sûrement l'auteur de cet assassinat, n'ayant pas supporté
    l'éloignement du Libanais par rapport au clan et son ambition d'enrichissement solitaire. La police met la main sur sa comptabilité et y découvre des affaires louches auxquelles sont liés Tany
    Zampa, sa femme, son avocat, et de nombreuses autres personnes . En octobre 1983, un mandat d'arrêt international est lancé à son encontre. Le 29 novembre 1983, vingt-quatre heures après le
    plastiquage de deux établissement aixois appartenant à sa femme Christiane, Zampa et ses acolytes sont arrêtés.<br>
    <br>
    En prison, Zampa sombre lentement dans la folie. À l'intérieur des murs tout comme à l'extérieur, le monde des voyous s'amuse à surnommer l'autoproclamé "parrain à l'italienne", la "marraine" ou
    encore la "balance". Les 20 et 22 juin 1984, il tente vainement de se suicider. Et le 23 juillet, malgré une condamnation ne pouvant atteindre au maximum que cinq ans de prison, Tany Zampa se
    pend dans sa cellule des Baumettes avec une corde à sauter. La trachéotomie tentée en urgence par le médecin de garde avec un matériel de fortune n'a rien pu y faire. Zampa meurt finalement le 15
    août 1984 à 51 ans, après plusieurs jours de coma, dans l'hôpital où il avait été transféré. Néanmoins, d'anciens fidèles de Zampa s'étant fait plus discrets que d'autres vont continuer leur
    route dans la criminalité pendant un certain temps, notamment Jean Toci, qui sera assassiné en mai 1997 à Istres.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 27 Feb 2012 14:42:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4e005bf8ce9dd1207ccd0213146b84a8</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Leca Paul]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-leca-paul-100169988.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Gangster/Leca-Paul.jpg" alt="Leca Paul" title="Leca Paul" class="GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 5px 5px;" height="252" width=
    "151">Paul Leca, dit Paulo, né le 14 mai 1905 à Valle-di-Mezzana en Corse du sud et mort en février 1966 à Marseille, était une figure du milieu marseillais, connu principalement pour son rôle
    dans le vol des bijoux de la Bégum. Débarqué très jeune sur le continent, son parcours commence en 1924, à dix-huit ans, par une arrestation pour trafic de drogue à Beausoleil dans les
    Alpes-Maritimes où il vivait chez son oncle. Sitôt libéré, il remet ça à Monaco et, en 1927, après son service militaire, il s’installe à Marseille, dans le quartier Saint-Jean, haut-lieu de la
    pègre à l'époque.<br>
    <br>
    Malgré son aspect fragile et sa petite taille, Paul Leca s’impose rapidement dans le proxénétisme et le vol à main armée. Il est très vite considéré par la police comme « un individu dangereux ».
    C’est l’attaque du Train de l’Or, en septembre 1938, qui le fait connaître dans le milieu marseillais. Lors du braquage en pleine nuit d'un train qui venait de quitter la gare Saint-Charles de
    Marseille, cent quatre-vingts kilos de lingots, des diamants et des rubis d'or, entreposés dans un wagon blindé, furent volés par deux bandes de Marseille jusque là rivales, mais ponctuellement
    réunies à la suite d'un accord passé entre Gustave Méla dit "Gu" et Jo Rossi.<br>
    <br>
    Soupçonné d'être mêlé à cette affaire, Leca réussit à échapper aux arrestations qui suivirent. Condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité, il est acquitté lors d’un second procès en
    produisant un alibi qui l’innocentait, et en se débarrassant, dans l’intervalle, d'Attilio Deci, un truand de la Belle-de-Mai ayant participé au coup du Train de l'Or, qui l’avait doublé dans une
    affaire de faux dollars.<br>
    <br>
    Fin 1940, Paul Leca est interné au camp de Mauzac en Haute-Garonne, où il se lie d'amitié avec Pierre Bertaux. Il revient à Marseille en 1943, en partie libéré grâce à son amitié avec Paul
    Carbone. Comme de nombreux voyous de l'époque, il saura doser son comportement sous l'Occupation. À Marseille, il devient l'un des principaux imprimeurs de faux tickets d'alimentation et
    travaille aussi pour les services de la Résistance, volant à l'occasion pour leur compte des documents militaires à la marine allemande. À la Libération, Leca est accusé de collaboration mais
    Pierre Bertaux, qui occupe désormais de hautes fonctions dans l'appareil d’État, intervient et l'innocente.<br>
    <br>
    Après la guerre, Paul Leca est devenu un personnage important de Marseille, lié à de nombreuses figures du milieu et ayant des relations policières à un haut niveau qui le protégeront longtemps.
    Grâce à sa dernière conquête, Caroline, la fille de Charles Méré, président de la Société des auteurs dramatiques, il élargit ses relations au beau monde. Il a toutes les apparences de la
    respectabilité, possédant des participations dans des bars niçois et affichant un mode de vie luxueux avec ses costumes de bonne coupe, son fume-cigarette en or, son superbe yacht « l'Eliette »
    dans le Vieux-Port et son splendide appartement de la place Ernest-Delibes, garni de meubles d’époque et de tableaux de maîtres.<br>
    <br>
    Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre ses activités de truand. Il pille les châteaux et trafique les faux dollars mais c'est dans le fructueux commerce des cigarettes de contrebande qu'il devient
    l'un des rois à Marseille, juste derrière Jo Renucci. Malheureusement pour lui, deux tonnes de cigarettes de contrebande sont saisies en décembre 1949 dans un camion près de Marseille. Leca est
    confondu quelques semaines plus tard. Son yacht qui servait aussi à son équipe pour faire la navette entre Tanger et Marseille, les cales du bateau remplies de blondes, est saisi. Lui est
    condamné à 130 millions de francs d'amende et trois ans de prison par contumace. Paul Leca est en effet en cavale, d'abord en Camargue, puis à New York, mais pour une autre affaire, celle du vol
    des bijoux de la Begum, le plus fameux braquage de l'après-guerre.<br>
    <br>
    Le vol des bijoux de la Begum, il s'agit d'un braquage opéré par une équipe de cinq hommes dont ont été victimes le 3 août 1949, aux alentours de midi, l'homme le plus riche du monde à l'époque,
    l'Aga Khan, chef des musulmans ismaéliens, et sa femme la Begum alors qu'ils avaient quitté leur luxueuse demeure du Cannet pour se rendre en Cadillac à l'aéroport de Nice. Un cycliste ralentit
    d'abord la voiture. Elle est bloquée un peu plus loin par une Traction Avant d'où sortent trois hommes qui, sous la menace de leurs armes, s'emparent du sac de la Begum, rempli de bijoux, dont la
    Marquise, un diamant de 22 carats. Le montant du casse s'élève à 213 millions de francs, un record pour l'époque.<br>
    <br>
    Grâce à la batterie de la Traction Avant que l'on retrouve rapidement, on identifie Roger Sennanedj, dit le Gros Roger, un truand bien connu de la police, qui est localisé à Genève où il s'est
    réfugié avec son amie Renée Rémy. Mais au moment où le couple va être arrêté, il disparaît, vraisemblablement éliminé par des membres de l'équipe.<br>
    <br>
    Ensuite l'enquête piétine, menaçant même la carrière du commissaire Valentin, jusqu'au jour où Jean-Thomas Giudicelli, dit "U Caputu", un truand installé sur la Côte d'Azur, mais "informateur" à
    ses heures pour assurer sa tranquillité, donne à la Police judiciaire de Marseille les noms de Barthélémy Ruberti dit Mémé et François Sanna dit Choï. Leur arrestation permet d'apprendre que
    l'organisateur de l'affaire n'est autre que Paul Leca, avec l'aide de son ami Charles Vincéleoni, lequel a eu l'information grâce à une de ses relations, un Américain qui est l'amant de la femme
    de ménage de la Begum. Le cycliste chargé de ralentir la Cadillac est Ruberti dit Mémé. Les trois braqueurs sont François Sanna dit Choï, Jacques Bennedetti et Paul Mondoloni. Quand au chauffeur
    de la Traction Avant, il s'agissait bien de Sennanedj.<br>
    <br>
    Le procès s'ouvre le 6 juillet 1953, devant la Cour d'Assises d'Aix-en-Provence. En dehors de Sennanedj et de Paul Leca, toujours en fuite, manque également à l'appel chez les accusés Paul
    Mondoloni, laissé en liberté provisoire après avoir versé sa caution, et qui s'est enfui à Cuba. Sanna est condamné à dix ans de prison, Benedetti à huit ans et Ruberti à six ans. Vincéleoni,
    pour sa part, est acquitté tandis que Leca et Mondoloni sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité par contumace. Le procès sera l'occasion d'un violent affrontement entre Georges Valantin,
    directeur de la Police Judiciaire, et Pierre Bertaux, directeur de la Sureté nationale, le premier accusant son supérieur d'être le véritable cerveau du braquage à cause de ses liens avec
    Leca.<br>
    <br>
    Paul Leca, quitte New York en août 1960 pour la France, alors que l'affaire du vol des bijoux de la Begum est presque oubliée. Il s'y constitue prisonnier dès son arrivée. Jugé en novembre 1961,
    il bénéficie de "circonstances atténuantes" et est condamné à deux ans de prison et au versement d'une amende de 91 millions de francs. Ayant déjà purgé dix-huit mois de détention préventive, il
    sort libre. Coulant une retraite paisible dans sa propriété de Sainte-Marguerite à Marseille, il meurt dans son lit en février 1966.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 26 Feb 2012 17:16:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">89dcc0f8fb57d7eaa3be27fc78693371</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Morris Violette]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-morris-violette-100168115.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Articles-de-presse-3/Morris-Violette2.jpg" alt="Morris Violette " title="Morris Violette " class="GcheTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 5px 5px;" height="240" width="151">Violette Morris, dite « la Morris », née à Paris le 18 avril 1893 et abattue par le maquis le 26 avril 1944 sur une route de
    campagne, est une sportive française polyvalente, devenue espionne et collaboratrice de la Gestapo. Née Violette Paule Émilie Marie, fille du baron Pierre Jacques Morris et de Élisabeth Marie
    Antoinette, dite Betsy Sakakini, elle passe son adolescence au couvent de l’Assomption de Huy et devient ambulancière sur le front de la Somme, puis estafette sur le front de Verdun. Mariée le 22
    août 1914, elle divorce en mai 1923. Mesurant 1,66 m pour 68 kg, elle est une sportive complète : athlète spécialiste du lancer du poids, également sélectionnée au disque, et licenciée du Fémina
    Sports de Paris de 1917 à 1919, puis de l'Olympique de Paris de 1920 à 1926.<br>
    <br>
    Elle est également joueuse de football, avant-centre ou demi-centre, sélectionnée en équipe de France féminine de water polo, sélectionnée en équipe de France mixte en 1925 et 1926, membre de
    l’équipe des Libellules de Paris ; boxeuse ne craignant pas d’affronter les hommes ; coureur cycliste ; motocycliste ; pilote d'automobile ; aviatrice. Sa grande rivale au poids est Lucienne
    Velu. Tous sports confondus, sa carrière s'étale de 1912 à 1935, ses plus brillantes années sportives étant celles entre 1921 et 1924. Elle s'adonne également hors compétition à l’équitation, au
    tennis, dont elle vit en donnant des cours en 1940, au tir à l’arc, au plongeon de haut vol, à l’haltérophilie et à la lutte gréco-romaine.<br>
    <br>
    Consommant deux ou trois paquets de cigarettes américaines par jour, le plus souvent engoncée dans un complet gilet-veston d'homme et pourvue d'un vocabulaire de charretier, elle a pour slogan :
    « Ce qu’un homme fait, Violette peut le faire ! » Lors des débuts de sa préparation physique en vue des Jeux olympiques de 1928, les premières ouvertes aux femmes, son renouvellement de licence
    est refusé par la Fédération française sportive féminine en 1927, pour cause d’atteinte aux bonnes mœurs. Entre 1923 et 1929, cette bisexuelle délurée s’affiche publiquement avec Raoul Paoli, qui
    la quitte alors qu’elle venait de pratiquer une mastectomie bilatérale afin de pouvoir mieux tenir le volant dans un cockpit d'automobile. À partir de 1928, elle tient avec quelques employés un
    magasin d’accessoires automobiles à Paris, porte de Champerret, racheté par le constructeur parisien BNC en 1932.<br>
    <br>
    Dans le même temps, elle porte plainte contre la Fédération française sportive féminine. Le procès, qui a lieu en février 1930, fait les titres des journaux. Invoquant l'ordonnance du Préfet de
    Police de Paris du 16 brumaire an IX (7 novembre 1800) qui règlemente le port du pantalon pour les femmes, l'avocate de la fédération, Yvonne Netter, plaide qu'il est interdit aux femmes de «
    porter culotte dans la rue ». Le tribunal déboute Violette Morris et la condamne aux dépens, estimant que s'il n'est pas de son ressort de s'occuper de la façon dont les femmes doivent se vêtir,
    « le fait de porter un pantalon n’étant pas d’un usage admis pour les femmes » donne droit à la fédération de l'interdire.<br>
    <br>
    Suite au procès, elle se plaint que « ce pays de petites gens n’est pas digne de ses aînés, pas digne de survivre. Un jour, sa décadence l’amènera au rang d’esclave, mais moi, si je suis toujours
    là, je ne ferai pas partie des esclaves ». Lors des Jeux Olympiques de Berlin en 1936 auxquels elle assiste en tant qu'invitée d'honneur, elle est approchée par des recruteurs allemands et à
    partir de 1937, elle se livre à des activités d'espionnage pour le compte de l'Allemagne nazie. En 1940, Helmut Knochen, chef du service de renseignements de la SS à Paris, la recrute. Elle est
    chargée de recruter des espions, de contrer les réseaux anglais du SOE et d'infiltrer les réseaux de résistance du Grand ouest.<br>
    <br>
    Elle passe ensuite, par le biais de <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-chamberlain-dis-lafont-henri--39758503.html">Henri Chamberlin dit Lafont</a>, à la <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-gestapo-francaise-43469993.html">Gestapo française</a>, rue Lauriston, où elle se livre à des activités de tortionnaire notamment sur des femmes
    résistantes. Elle est responsable de secteurs dans les organigrammes de la Gestapo de la rue des Saussaies à Paris de 1942 à 1944. Son efficacité lui vaut le surnom de hyène de la Gestapo. Elle
    est condamnée à mort, soit par l'Intelligence Service, soit par le BCRA5. Le 26 avril 1944, elle est assassinée par des maquisards du groupe normand Surcouf alors qu'elle se trouve sur une route
    de campagne au volant de sa traction avant Citroën 15 CV. Son corps criblé de balles, comme ceux des cinq autres occupants de la voiture - dont deux jeunes enfants-, fut exhumé en septembre
    1945.<br>
    <br>
    Dans une récente biographie (2011), l'historienne Marie-Josèphe Bonnet nuance sérieusement la description de Violette Morris comme agent de la Gestapo et par là s'oppose à la thèse de Raymond
    Ruffin dans une autre biographie de la championne. Selon Marie-Josèphe Bonnet, si les documents de l'époque attestent de sa fréquentation assidue des milieux collaborationnistes et allemands,
    s'ils prouvent bien sa participation au marché noir et à des opérations de réquisition, les archives ne permettent pas de relever une activité d'espionnage, de dénonciation et de tortures des
    résistants.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 26 Feb 2012 16:51:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">af1627a1624870f650f48f68902f4d0d</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Marcantoni François]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-marcantoni-fran-ois-100164359.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Articles-de-presse-3/Francois-Marcantoni.jpg" alt="Marcantoni François" title="Marcantoni François" class="GcheTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 5px 5px;" height="227" width="151">François Marcantoni, né le 28 mai 1920 et mort le 17 août 20101, est un résistant, puis une figure du Milieu de Pigalle dès les
    années 1950, avant d'alimenter l'actualité judiciaire à partir de janvier 1969 pour sa prétendue implication dans l'affaire Markovic. Il est surnommé « Monsieur François » ou « Commandant ».
    François Marcantoni est né le 28 mai 1920 à Alzi (Corse) de Pierre-Louis Marcantoni et de Marie-Anne Bernardi. Il réussit le concours d'entrée de l’Arsenal de Toulon juste avant la défaite
    française de 1940. Il deviendra artificier. Le 27 novembre 1942, il participera au sabordage de la flotte française immobilisée en rade de Toulon.<br>
    <br>
    Quand il reçoit sa convocation au service du travail obligatoire (STO), il décide d’entrer dans la clandestinité. Il rejoint la Résistance. Son passé de résistant sera par la suite reconnu,
    notamment son adhésion aux Forces Françaises de l'intérieur (FFI) entre janvier 1943 et mai 1944, mois où il est interpellé par la police parisienne au volant d'une voiture volée. Sans doute pour
    se dédouaner, il raconte qu'il est en mission pour la Gestapo (après la guerre, il dira que c'était pour la Résistance). Une histoire peu claire pour laquelle il écopera de dix mois de prison, sa
    première condamnation.<br>
    <br>
    Il sera capturé et torturé par la Gestapo. Dans ses mémoires, à la Libération, Marcantoni raconte qu'il vole et arnaque d’anciens collaborateurs, animé conjointement par la haine des profiteurs
    et le souvenir des tortures subies lorsque, résistant, il avait été livré à la Gestapo. C’est l’époque où il noue ses premiers liens avec les malfrats. Il monte avec le frère de Tino Rossi le
    cabaret « Les Calanques », rue Quentin-Bauchart3. Puis, dans les années qui suivent, sa vie est parsemée d'arrestations, de contrôles et de petites peines de prison. Jusqu'en 1951. Année où l'un
    de ses amis, Leybus Schlimer, dit Léon le Juif, est arrêté par la 1re brigade mobile pour un braquage à la Banque Algérienne de Paris. À l'époque, ce service de police judiciaire de la sureté
    nationale est particulièrement redouté du milieu, car bien peu de truands ont su résister aux interrogatoires du groupe chargé de la répression du banditisme. En tous cas, Léon le Juif balance
    Marcantoni aux policiers. Il sera condamné à cinq ans mais n'en purgera que trois. Léon mourra une semaine après que Marcantoni sera sorti de prison. Son assassin ne sera jamais identifié.<br>
    <br>
    En 1953, Marcantoni fait la connaissance dans un bar de Toulon tenu par son frère, d'un jeune soldat de retour d'Indochine : Alain Delon. Ils resteront amis. Et plus tard, devenu une star, Delon
    lui fera découvrir le monde du show-business. Mais même s'il se dit producteur, Marcantoni reste dans le milieu du banditisme. On le dit très proche de la bande des Trois Canards (où entre autres
    un certain Tany Zampa fera ses premières armes), du nom d'un bar du même nom, spécialisé dans le racket et les braquages. Il se spécialise bientôt dans le braquage de banques, ce qui lui vaut
    d’être fiché au grand banditisme en 1959. Il fut un temps au SAC (Service d’action civique) et assure le service d'ordre pour Robert Hersant dans l'Oise2. Il est par ailleurs cousin de
    Jean-Charles Marchiani.<br>
    <br>
    En prenant de la bouteille, le personnage devient cependant plus prudent. Et même si son nom apparaît dans des enquêtes concernant des règlements de comptes, des vols, des histoires de fausse
    monnaie, il parvient le plus souvent à passer à travers les mailles du filet2. Politiquement, comme beaucoup de Corses, on dit aussi qu'il a été partisan de l'Algérie française et proche de
    l'OAS, mais il s'est toujours défendu d'être une barbouze. Dans les années 1960, peu à peu, il se retire des affaires. S'il ne devient pas un parrain, dans le milieu, il est considéré comme un
    juge de paix. On le gratifie du surnom de « Commandant »<br>
    <br>
    Mais c'est l’assassinat en octobre 1968 de Stephan Markovic, garde du corps yougoslave d’Alain Delon, qui lui vaudra la une des journaux. Ce fait divers se transformera vite en une affaire d'État
    visant à discréditer l’ancien Premier ministre Georges Pompidou, alors prétendant à l’Élysée. C'est l’affaire Markovic. François Marcantoni, truand reconnu, ami d’Alain Delon et habitant près du
    lieu où fut découvert le cadavre de Markovic, est le coupable idéal, du fait d'une correspondance interceptée. Markovic avait écrit : « Si je suis assassiné, ce sera à 100 % la faute d’Alain
    Delon et de son parrain François Marcantoni. » Peu de temps après, des photos circulent sous le manteau représentant des personnalités politiques, des média, du spectacle et autres en pleine
    action lors de soirées fines. Partouzes dont Markovic est supposé être l'un des organisateurs.<br>
    <br>
    Parmi les participants, on peut voir l'épouse de Georges Pompidou, qui vient à l'époque d'être remplacé par le général de Gaulle. Les enquêteurs font le lien entre Marcantoni et Markovic par le
    matelas retrouvé sur le lieu du meurtre. Parmi les sept noms des acheteurs qui se sont procuré un matelas : Marcantoni. Il passera onze mois en prison avant d’être libéré sous contrôle judiciaire
    en décembre 1969, et n’obtiendra un non-lieu qu’en 1976, faute de preuves et grâce à Jacques Isorni, son avocat et à Marchiani, son cousin. Au sujet de cette affaire, il ose cette phrase devenue
    célèbre : « Nous ne sommes que trois à savoir la vérité : Delon, moi et Dieu, or ce dernier ne balance jamais ».<br>
    <br>
    Son activité de vente de tableaux, à cause d’un intermédiaire indélicat, lui vaudra à nouveau un passage à la prison de la Santé en 1994. Bandit médiatique, les téléspectateurs l'ont vu dans les
    émissions de Philippe Bouvard ou Mireille Dumas2. Il continuait de côtoyer ses amis Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. Après s'être consacré à l’écriture d’ouvrages largement autobiographiques,
    François Marcantoni est mort à 90 ans à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, le 17 août 2010. Il a été inhumé à Toulon devant 2000 personnes.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 26 Feb 2012 15:49:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0124b456e2c6703e0cc4ea2f09582257</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Landru Henri Désiré]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-landru-henri-desire-92074961.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Gangster/Landru-Henri-Desire.jpg" alt="Landru Henri Désiré" title="Landru Henri Désiré" class="GcheTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 5px 5px;" height="211" width="151">Henri Désiré Landru, né le 12 avril 1869 à Paris (XIXe arrondissement), guillotiné le 25 février 1922 à Versailles, est un
    célèbre tueur en série et criminel français. Il fut surnommé « le Barbe-Bleue de Gambais ».<br>
    <br>
    Henri Désiré Landru est le fils cadet de Julien Landru (suicidé au Bois-de-Boulogne le 28 août 1912), chauffeur, et de Flore Henriquel (décédée en 1910), couturière à domicile. Le couple avait
    déjà une fille, Florentine Marguerite Landru (née en 1854). Il fréquente l'école des Frères à Paris, et officie comme sous-diacre à l'église Saint-Louis-en-l'Île.<br>
    <br>
    Il y rencontre Marie-Catherine Rémy, qu'il épouse le 7 octobre 1893 après son service militaire, accompli au 87ème régiment d'infanterie de Saint-Quentin. Le couple aura quatre enfants :<br>
    <br>
  </p>
  <ul>
    <li>Henriette (24 juin 1891), que Landru reconnaîtra à l'issue de son service militaire (1893) ;
    </li>
    <li>Maurice Alexandre (4 mai 1894), qui, importuné, devra changer à trois reprises son patronyme ;
    </li>
    <li>Suzanne (7 avril 1896) ;
    </li>
    <li>Charles (1er avril 1900).
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    De 1893 à 1900, il pratique une dizaine de métiers (comptable, entrepreneur de travaux, cartographe…) puis fonde une prétendue fabrique de bicyclettes à pétrole avec laquelle il commet sa
    première escroquerie : il organise une campagne de publicité nationale, spécifiant que toute commande doit être accompagnée d'un mandat représentant un tiers du prix. Les commandes affluent
    alors, et il disparaît avec l'argent sans jamais livrer les bicyclettes. Allant d'escroquerie en escroquerie, dissimulé sous de faux noms, il collectionne les condamnations à des peines d'amende
    et de prison (deux ans en 1904, treize mois en 1906) mais parvient à sortir de détention grâce aux expertises de médecins psychiatriques qui le déclarent dans « un état mental maladif qui, sans
    être de la folie, n'est plus du moins l'état normal ». En 1909, il est condamné à trois ans de prison ferme pour escroquerie : à la suite d'une annonce matrimoniale, il avait fêté ses fiançailles
    avec une certaine Jeanne Izoret, puis s'était fait remettre les titres de celle-ci avant de disparaître.<br>
    <br>
    Dès sa sortie de prison, il monte une nouvelle escroquerie, une carambouille : il achète un garage, qu'il revend immédiatement après sans avoir payé le précédent propriétaire. La justice
    l'identifie assez vite comme étant l'auteur de ce délit, et il prend la fuite. En 1914, il est condamné par défaut pour cette affaire à quatre nouvelles années de prison. S'agissant de sa
    quatrième condamnation à une peine de plus de trois mois, le verdict est assorti de la peine accessoire de relégation, c'est-à-dire qu'il est condamné à être déporté à vie au bagne de Guyane.
    Landru, qui a déjà connu la prison, sait que la détention en Guyane se passe dans des conditions extrêmement difficiles avec un taux de mortalité très élevé parmi les détenus. Il est dès lors
    possible, mais ce n'est là qu'une conjecture, que cette condamnation ait joué un rôle dans sa transformation en assassin : il ne pouvait tout simplement plus se permettre d'être reconnu par l'une
    de ses victimes.<br>
    <br>
    Pour se procurer des revenus, Landru va, à partir de 1915, franchir le pas qui le conduira à l'échafaud. Se faisant passer pour un homme veuf, esseulé et disposant d'une certaine aisance, il
    entreprend de séduire des femmes seules qui, sans être véritablement riches, possèdent quelques économies et surtout, mènent une vie suffisamment isolée de leur entourage. Simulant une prospérité
    qui n'est que de façade, il leur fait miroiter le mariage et les invite à séjourner brièvement dans une villa isolée qu'il loue, d'abord à Vernouillet, puis à Gambais (Seine-et-Oise, actuel
    département des Yvelines).<br>
    <br>
    À force d'éloquence, il fait signer à ses victimes des procurations lui permettant ensuite de faire main basse sur leurs comptes bancaires. Il ne lui reste plus qu'à assassiner ces dames
    imprudentes, puis à faire disparaître les corps. On supposera par la suite qu'il les brûlait dans le fourneau des villas qu'il louait : bien qu'étant assez isolée, la maison de Gambais est
    suffisamment proche des autres habitations pour qu'à plusieurs reprises, l'attention du voisinage ait été attirée par certaines odeurs nauséabondes s'échappant de la cheminée à des périodes où le
    chauffage intensif n'était pas indispensable. Toutefois, comme Henri Landru se montre assez discret dans l'accomplissement de ses crimes, ces faits resteront dans l'ombre tant que n'éclatera pas
    l'affaire. De plus, il bénéficie du contexte trouble de la Première Guerre mondiale ; ainsi, alors qu'il est fiché comme escroc en fuite pour sa précédente condamnation, il peut se permettre sans
    vrai risque d'être arrêté, de rentrer de temps en temps auprès de sa femme et de ses enfants, qui le croient brocanteur, et qu'il fait profiter du produit de ses crimes. Landru utilise une
    multitude de pseudonymes.<br>
    <br>
    Lorsque l'une de ses victimes lui demande des papiers d'identité afin d'organiser le mariage promis, il prétend être originaire des régions occupées par les Allemands, ce qui rend impossible la
    vérification de son identité. Qui plus est, la guerre augmente le nombre de femmes seules susceptibles d'être ses victimes. À la fin de 1918, le maire de Gambais reçoit une lettre d'une certaine
    Mme Pellat, lui demandant des nouvelles d'une Mme Anne Collomb qui, fiancée à un M. Dupont, s'était établie avec lui à Gambais ; le maire répond qu'il ne connaît pas cette personne. Quelque temps
    plus tard cependant, l'édile reçoit une lettre d'une certaine Mlle Lacoste, qui lui demande des nouvelles de sa sœur, Célestine Buisson, laquelle se serait également installée à Gambais avec un
    M. Frémyet.<br>
    <br>
    Frappé par la similitude de ces demandes, le maire met en contact les deux familles qui se rendent compte que Dupont et Frémyet semblent être la même personne, et s'unissent pour porter plainte
    contre X auprès du parquet de la Seine. Une enquête de police permet alors d'établir que la villa en question baptisée « l'Ermitage », appartient à un certain Monsieur Tric, qui la loue à un
    Monsieur Frémyet, résidant à Rouen. Les recherches sur cette personne demeurent vaines jusqu'à ce que, le 11 avril 1919, la parente de l'une des disparues reconnaisse le mystérieux homme sortant
    d'un magasin de faïences rue de Rivoli à Paris. Alertée, la police parvient à localiser l'individu, nommé Lucien Guillet ; celui-ci est arrêté à son domicile rue Rochechouart, le 12 avril 1919,
    jour de ses cinquante ans, par les policiers Braunberger et Belin l'accusant d'escroquerie et d'abus de confiance.<br>
    <br>
    L'examen des papiers personnels de Landru – et en particulier son carnet de comptes, méticuleusement tenu – révèle une vaste opération d'escroquerie au mariage : pas moins de 283 femmes sont
    entrées en contact avec Landru suite à des annonces matrimoniales passées par celui-ci dans des journaux. Dans le carnet, la découverte par le commissaire Dautel des noms de dix femmes déclarées
    officiellement disparues, conduit le juge Bonin à inculper Landru de meurtres en mai 1919. Des perquisitions ont lieu chez Landru mais aussi dans les deux villas qu'il louait successivement, à
    Vernouillet puis à Gambais, conduisant à la découverte de débris humains dans un tas de cendres retrouvé dans un hangar, dans la cheminée, dans la cuisinière ; on trouve également des agrafes,
    des épingles, des morceaux de corset, des boutons en partie brûlés. En tout, la police retrouve 4,176 kg de débris d'os calcinés, dont 1,5 kg provenant de corps humains, ainsi que 47 dents ou
    fragments de dents.<br>
    <br>
    Le 28 juin 1919, les enquêteurs Kling et Beyle font brûler dans la cuisinière une tête de mouton et un gigot de 7 livres : ils constatent que le tirage est excellent et que la graisse de la
    viande assure une parfaite combustion. De même, les enquêteurs retrouvent dans un garde-meubles loué par Landru des meubles ayant appartenu à l'une des victimes. Les papiers personnels de Landru
    sont examinés, en particulier sa comptabilité, qui révèle l'achat de plusieurs scies à métaux et scies à bûches ; les noms des fiancées y sont même associés à des heures qui paraissent, pour les
    enquêteurs, constituer les heures des crimes (« 12 avril 1917 Mlle Babelay 4 h soir ; 1er septembre 1917 Mme Buisson 10 h 15 ; 26 novembre 1917 Mme Jaume 5 h ; 5 avril 1918 Mme Pascal 17 h 15
    »).<br>
    <br>
    L'un des éléments les plus accablants est fourni par des reçus de billets de train : Landru achetait, lors de ses déplacements en train à Vernouillet ou Gambais, un aller-retour (pour lui) et un
    aller simple (pour la fiancée). Il semble aujourd'hui acquis, tant par les analystes que par les historiens, que les victimes étaient découpées et que les corps (tronc, jambes, bras) étaient soit
    enterrés dans des bois, soit jetés dans des étangs tandis que les têtes, mains et pieds étaient incinérés (vraisemblablement dans la cuisinière de la villa). Le 19 décembre 1919, Mme Landru et
    son fils Maurice sont inculpés de recel qualifié ainsi que de faux et usage de faux. Internée à la prison Saint-Lazare pour avoir aidé son époux à réaliser des titres ayant appartenu à1une des
    victimes, Mme Landru obtient finalement un non-lieu.<br>
    <br>
    Le 18 août 1920, le juge Bonin récapitule toutes les charges : le dossier est si volumineux que le substitut Gazier, chargé d'établir le réquisitoire définitif, profite des vacances du juge Bonin
    pour l'étudier dans le cabinet du magistrat. Le dossier contient en tout plus de 5 000 pièces sans preuve. Landru est accusé du meurtre de 11 personnes :<br>
    <br>
  </p>
  <ul>
    <li>février 1915 : Jeanne-Marie Cuchet née Jamast, lingère, veuve d'un commerçant, 39 ans, disparue à Vernouillet ;
    </li>
    <li>février 1915 : André Cuchet, fils de Jeanne Cuchet, 17 ans, vendeur dans une lingerie, disparu à Vernouillet ;
    </li>
    <li>juin 1915 : Thérèse Laborde-Line, née le 12 août 1868 à Chascomus (Argentine), séparée d'un mari aubergiste, disparue à Vernouillet ;
    </li>
    <li>3 août 1915 : Marie-Angélique Guillin, née Pelletier le 15 avril 1863 à Bellavilliers (Orne), ancienne gouvernante, disparue à Vernouillet ;
    </li>
    <li>décembre 1915 : Berthe-Anna Héon, 55 ans, née au Havre, veuve, femme de ménage ;
    </li>
    <li>27 décembre 1916 : Anne Collomb, 44 ans, veuve, secrétaire dans une compagnie d'assurances, disparue à Gambais ;
    </li>
    <li>12 avril 1917 : Andrée-Anne Babelay, 19 ans, domestique chez une cartomancienne, disparue à Gambais ;
    </li>
    <li>19 août 1917 : Célestine Buisson, veuve, femme de ménage, disparue à Gambais ;
    </li>
    <li>26 novembre 1917 : Louise-Joséphine Jaume, 38 ans, séparée de son époux et en instance de divorce, disparue à Gambais ;
    </li>
    <li>5 avril 1918 : Anne-Marie Pascal, 33 ans, divorcée, couturière, disparue à Gambais ;
    </li>
    <li>13 janvier 1919 : Marie-Thérèse Marchadier, née le 7 octobre 1881 à Bordeaux, ancienne prostituée tenancière d'une maison de passes rue Saint-Jacques, à Paris, connue sous le nom de la belle
    Mytèse, disparue à Gambais (la police retrouvera les cadavres de ses trois chiens, étranglés).
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le procès qui passionna les contemporains s'ouvre le 7 novembre 1921 devant la cour d'assises de Seine-et-Oise siégeant à Versailles. La cour est présidée par le président Gilbert assisté de MM.
    Schuler et Gloria, assesseurs ; M. Godefroy officie comme avocat général ; Landru choisit comme avocat Maître Vincent de Moro Giafferi, assisté de Maître Auguste Navières du Treuil tandis que les
    parties civiles sont représentées par Maîtres Lagasse et Surcouf.<br>
    <br>
    Le procès attire le Tout-Paris : Mistinguett, Raimu, Berthe Bovy ou Colette. La cuisinière dans laquelle il était supposé avoir fait brûler les corps de ses victimes est même transportée dans la
    salle d'audience. Landru nie jusqu'au bout être l'auteur des crimes dont on l'accuse, concédant toutefois avoir volé et escroqué ses supposées victimes. Il fait preuve à diverses reprises d'une
    éloquence souvent provocante devant la Cour, allant, par exemple, jusqu'à s'exclamer : « Montrez-moi les cadavres ! ». Landru est également renommé pour certaines de ses réparties :<br>
    <br>
    À l'huissier chargé de lui remettre la liste des jurés : « il n'est pas vraiment utile de se déranger surtout un dimanche, pour si peu de choses ».<br>
    Au président : « Ma mémoire est surmenée par ces longs débats » — « Chaque fois qu'on voit sur mon carnet un chiffre en haut d'une page, on en déduit que ce fut l'heure où j'accomplissais un
    crime ! » — (le président) « Voyons Landru, toutes ces femmes ... vos enfants ne disaient rien ? » — (Landru) « Quand je donne un ordre à mes enfants, moi, monsieur le Juge, ils obéissent. Ils ne
    cherchent pas le pourquoi ni le comment. Je me demande comment vous élevez les vôtres ! »<br>
    « Vous parlez toujours de ma tête, Monsieur l'avocat général. Je regrette de n'en avoir pas plusieurs à vous offrir ! »<br>
    « Moi ? J'ai fait disparaître quelqu'un ? Et ben ça alors ! Si vous croyez ce que racontent les journaux ! »<br>
    (Le président) « Vous pleurez Landru : vous éprouvez le besoin de libérer votre conscience ? » — (Landru) « Oui, je pleure mes fautes, je me repens... j'ai des remords... je pleure parce que je
    pense qu'avec tout le scandale fait autour de mon nom, on a appris à ma pauvre femme que je l'avais trompée. »<br>
    « Si les femmes que j'ai connues ont quelque chose à me reprocher, elles n'ont qu'à déposer plainte !&nbsp; »<br>
    Alors que Landru vient de déclencher l'hilarité du public par une nouvelle repartie, le président menace : « Si les rires continuent, je vais demander à chacun de rentrer chez soi ! », ce à quoi
    Landru réplique : « Pour mon compte, monsieur le Président, ce n'est pas de refus ».<br>
    <br>
    Son avocat maître Moro Giafferi le défend avec talent. Une scène mémorable eut lieu pendant sa plaidoirie, où il affirma que des victimes avaient été retrouvées et allaient venir se présenter
    devant la Cour d'Assises. Le public et les jurés tournèrent la tête vers la porte que le « ténor du barreau » avait alors désignée, et après avoir laissé planer le suspense, souligna le fait que
    tous ceux qui avaient tourné la tête vers la sortie avaient ainsi démontré leur manque de conviction concernant la réalité des assassinats imputés à son client, mettant en évidence l'absence de
    preuves formelles contre Landru, faute de cadavre retrouvé. L'avocat général rétorqua du tac au tac que Landru, lui, n'avait pas tourné la tête vers la porte…<br>
    <br>
    Mais, face à une série de témoignages accablants et un faisceau de présomptions convaincantes, Giafferi ne peut lui éviter d'être condamné à mort le 30 novembre 1921. Le 24 février 1922,
    Alexandre Millerand, président de la République, rejette le recours en grâce déposé. Landru est guillotiné à l'entrée de la prison de Versailles à l'aube du 25 février 1922 par le bourreau
    Anatole Deibler. Landru a demandé comme dernière volonté de pouvoir se laver les pieds, ce qui lui a été refusé par peur d'un suicide. A son avocat qui, au pied de l'échafaud, lui demandait si,
    finalement, il avouait avoir assassiné ces femmes, Landru répondit : « Cela, Maître, c'est mon petit bagage... »<br>
    <br>
    Fernande Segret, dernière maîtresse de Landru, avec laquelle il vivait conjugalement lors de son arrestation, artiste lyrique, fit carrière dans un cabaret parisien puis partit travailler comme
    institutrice au Liban. Le 22 février 1972, 50 ans jour pour jour après l'exécution de Landru, elle se jeta dans les douves du château de Flers, non loin de la maison de retraite où elle s'était
    retirée. Dans sa chambre, il y avait deux photos : l'une de sa mère, l'autre de Landru. La famille Landru dut changer de nom pour mener une vie tranquille. Maurice Landru, victime d'un maître
    chanteur, dut en changer trois fois. La Villa Tric de Gambais fut pillée par la foule puis vendue à un restaurateur qui la rebaptisa Au Grillon du Foyer et aménagea une partie de la bâtisse en
    musée. Le restaurant ferma ses portes en 1940 et la maison fut ensuite revendue à des particuliers.<br>
    <br>
    La cuisinière de la villa de Gambais aurait été acquise par un collectionneur américain (d'après plusieurs journaux en revanche, Paris-Presse du 17/04/1956 ou Franc-Tireur du 1/03/1957, elle a
    été vendue aux enchères le 23 janvier 1923 au palais de justice de Versailles pour 4 200 francs, à Anglade, directeur du Musée Grévin (la fonction du commissaire-priseur étant tenu par Béguin,
    receveur des Domaines en Seine-et-Oise). Depuis, elle a été rachetée par l'animateur, producteur et humoriste Laurent Ruquier2. Passionné par le personnage, il a écrit une pièce sur le sujet, en
    2005, mise en scène par Jean-Luc Tardieu au Théâtre Marigny avec Régis Laspalès dans le rôle principal. Les cendres retrouvées dans le jardin de Gambais furent inhumées au pied d'un saule
    pleureur du Jardin des Plantes de Paris.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 11 Dec 2011 17:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">34c0ce85334de6635e6979762391209c</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Léger Lucien]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-leger-lucien-80039289.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Gangster/Leger-Lucien.jpg" alt="Léger Lucien" title="Léger Lucien" class="GcheTexte" style="border: 1px solid #000; margin: 5px 5px;" height="224"
    width="151">Lucien_leger Le 27 mai 1964 à 5 heures du matin, le corps de Luc Taron, un gamin de 11 ans, était découvert dans les bois de Verrières Le Buisson, en Seine et Oise. Dans le mois qui
    suivit, près de cinquante lettres anonymes furent envoyées à divers organes de presse, à la police, au père de la victime et au ministre de l’Intérieur, revendiquant la paternité du crime et en
    annonçant d’autres. L’affaire de « l’étrangleur » (le signataire des missives) était née.<br>
    <br>
    Elle allait défrayer la chronique et créer une véritable psychose collective jusqu’à l’arrestation d’un suspect, le 5 juillet 1964, qui bientôt avoua les lettres et le meurtre. L’homme en
    question s’appelle Lucien Léger. Il dit avoir rencontré l’enfant en fugue à la station de métro Étoile, l’avoir emmené se promener du côté de Verrières et l’y avoir tué sous l’impulsion d’une
    force extérieure. La presse, à l’époque, agrémentera cette version d’une multitude de détails et d’observations tous plus sordides les uns que les autres, inventant sans vergogne de quoi faire
    dépasser la réalité de la fiction.<br>
    <br>
    Au procès qui eut lieu du 2 au 7 mai 1966, Lucien Léger sera condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, il renie tout. Invité à s'exprimer après l'énoncé du verdict, le 7 mai 1966, il se
    redresse et lance : «Vous venez de commettre une erreur judiciaire.» Il livre le nom du «véritable coupable», tiré d'on ne sait où et resté à jamais mystérieux. Et il entame la deuxième partie de
    sa vie, en prison au centre de Bapaume (Pas-de-Calais). Ce n’est qu’après 13 demandes de remise en liberté depuis 1979 qu’il sera libéré en 2005. Lucien Léger est mort le 18 juillet 2008 à son
    domicile.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 23 Jul 2011 12:55:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b70f75b0e0cae2f4ca5fc4ac39bbf412</guid>
                <category>Gangsters</category>        <comments>http://www.memoiresdeguerre.com/article-leger-lucien-80039289-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bagarella Leoluca]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-bagarella-leoluca-77653915.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Gangster/Bagarella-Leoluca.jpg" alt="Bagarella Leoluca" title="Bagarella Leoluca" class="GcheTexte" style=
    "border: 1px solid #000; margin: 5px 5px;" width="151" height="226">Leoluca Bagarella (Corleone, 3 février 1942) est un membre de la mafia sicilienne et en particulier du clan Corleonesi. Tueur
    impitoyable, il aurait été responsable de nombreux meurtres au cours de la seconde guerre de la mafia. Il fut le capo di tutti capi (chef de tous les chefs) de la <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-cosa-nostra-43471083.html">Cosa Nostra</a> de 1993 à 1995. Quatrième fils de Salvatore Bagarella, Leoluca est devenu un soldat du clan Corleone après que
    son frère Calogero fut devenu l'un des loyalistes du patron Luciano Liggio et de ses compagnons Totò Riina et Bernardo Provenzano. Son frère fut tué par le parrain Michele Cavataio dans le
    massacre de Viale Lazio en 1969.<br>
    <br>
    En 1974, Sa sœur cadette Antoinette se marie en secret avec <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-riina-salvatore-dit-toto-riina-43714943.html">Totò Riina</a>. Le 21 juillet 1979, il
    tue dans un bar de Palerme le commissaire Boris Giuliano, chef de de la Brigade Mobile de Palerme. L'instruction de l'enquête a permis de découvrir que Bagarella était en possession de mystérieux
    bons aux porteurs, de livrets d'épargne de Michele Sindona. La même année, il est arrêté par les Carabinieri et condamné à une peine de quatre années d'emprisonnement.<br>
    <br>
    En 1986, le juge Giovanni Falcone lance une autre mise en accusation et il obtient quatre ans supplémentaires en prison. Après l'arrestation de <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-riina-salvatore-dit-toto-riina-43714943.html">Totò Riina</a>, <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-provenzano-bernardo-77450528.html">Bernardo
    Provenzano</a> et Leoluca Bagarella deviennent les deux prétendants pour la fonction de capo de tutti capi de <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-cosa-nostra-43471083.html">Cosa
    Nostra</a>. Il devient l'un des parrains les plus importants du clan Corleone. Après un affrontement avec le clan Aglieri, il s'impose. Dans une enquête officielle de 1993 sur le massacre de
    Capaci, mené par Giovanni Brusca, Domenico Crochets et Antonino Gioè, il apparaît que Bagarella est devenu capo de tutti capi de <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-cosa-nostra-43471083.html">Cosa Nostra</a>.<br>
    <br>
    Il est arrêté par la DIA le 24 juin 1995, et soumis au système 41 bis et incarcéré dans la ville d'Aquila. En 1997, le Cour de cassation confirme sa peine d'emprisonnement à vie pour l'assassinat
    de Boris Giuliano et de Strage Capaci pour lequel presque la totalité de <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-cosa-nostra-43471083.html">Cosa Nostra</a> est condamné. En 2002, il est
    condamné de nouveau à la prison à vie pour l'assassinat de Giuseppe Di Matteo, fils du repenti Santino Di Matteo. Toujours en 2002, lors d'une audition à Trapani où l'on autorise Leoluca
    Bagarella à participer par vidéoconférence, à lire une déclaration pour protester contre son système de détention qu'il juge éprouvant et s'adresse au monde politique.<br>
    <br>
    Malgré son régime de détention éprouvant, il a été rapporté, par certains de ses codétenus, qu'il a fait actes de violences contre d'autres détenus, dont l'un d'entre eux qui est un boss de la
    'Ndrangheta. Il est condamné à un an de prison supplémentaire. Après la condamnation, il est transféré à la prison de Parme. Il a été condamné pour l'assassinat du caporal Antonino Burrafato et
    de Salvatore Carava.<br>
    <br>
    En mars 2009, une décision de la première section de la Cour d'Assises d'Appel de Palerme condamne en raison de déclarations de Giovanni Brusca, Leoluca Bagarella et Giuseppe Agrigente, le patron
    du pays où l'infraction a été commise pour l'assassinat d'Ignazio Di Giovanni qui a été tué dans sa cour après avoir refusé de donner des sous-contrats qui avaient été volés. En juillet 2009, il
    est condamné à une peine de prison à perpétuité, cette fois pour les assassinats de Simon Raymond Lo Manto et Mule pour des raisons triviales en 1977.<br>
    <br>
    <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Leoluca_Bagarella">http://fr.wikipedia.org/wiki/Leoluca_Bagarella<br>
    <br>
    <br></a></em>
  </p>
  <p>
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 24 Jun 2011 09:58:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6dbd51275d31226679aba7c3554d2ba1</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Giuffrè Nino]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-giuffre-nino-77651360.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Gangster/Giuffre-Nino.jpg" alt="Giuffrè Nino" title="Giuffrè Nino" class="GcheTexte" style="border: 1px solid #000; margin: 5px 5px;" width="151"
    height="198">Antonino 'Nino' Giuffrè (né le 21 juillet 1945) est un mafieux repenti, considéré comme un proche du chef suprême de <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-cosa-nostra-43471083.html">Cosa Nostra</a>, <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-provenzano-bernardo-77450528.html">Bernardo Provenzano</a>.
    Arrêté en 2002, ses aveux sont à l'origine de la mise en cause du sénateur Marcello Dell'Utri, proche de Silvio Berlusconi. Il a accusé celui-ci d'avoir été « l'intermédiaire et l'homme
    providentiel intervenu pour résoudre les problèmes d'organisation de la mafia » en préparant l'arrivée sur la scène politique italienne de forces bien disposées à l'égard de <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-cosa-nostra-43471083.html">Cosa Nostra</a>.<br>
    <br>
    <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nino_Giuffr%C3%A8">http://fr.wikipedia.org/wiki/Nino_Giuffr%C3%A8<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br></a></em>
  </p>
  <p>
    <a title="WebAnalytics" href="http://www.xiti.com/xiti.asp?s=481250" target="_top"> <noscript>Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par <img width="39" height="25" src=
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 24 Jun 2011 09:28:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">57947133de95914311fc64a07e7795b4</guid>
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