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    <title><![CDATA[Mémoires de Guerre (Evènements)]]></title>
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    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Evènements&quot; du blog &quot;Mémoires de Guerre&quot;</description>

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        <title><![CDATA[Mémoires de Guerre (Evènements)]]></title>
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    <pubDate>Sun, 03 Jun 2012 06:55:02 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 03 Jun 2012 06:55:02 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.memoiresdeguerre.com</copyright>            <category>Evènements</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Projet Venona]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-projet-venona-102250523.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Espions/Rosenberg-Julius.jpg" alt="Rosenberg Julius" title="Rosenberg Julius" class="GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 5px 5px;"
    height="191" width="151">Le projet Venona est le fruit d’une longue collaboration extrêmement secrète entre les agences de renseignement américaines, le MI5 britannique et les quartiers généraux
    britanniques, qui avait pour objet la cryptanalyse de messages envoyés par plusieurs agences de renseignement soviétiques. Plus de treize noms de code ont été utilisés par les États-Unis et la
    Grande-Bretagne. Venona fut le dernier en date, et ne porte pas de signification particulière. (Dans les documents décryptés publiés par la NSA, « VENONA » est écrit en lettres capitales ; la
    plupart des auteurs qui ont écrit sur le sujet n’ont toujours capitalisé que la première lettre.)<br>
    <br>
    Durant les premières années de la Guerre froide, Venona s’est révélée, pour les puissances occidentales, une source importante d’information sur les activités des services de renseignement
    soviétiques. Bien que cela ait été caché au grand public, et même aux présidents américains en poste <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-roosevelt-franklin-delano-49351781.html">Franklin Roosevelt</a> et <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-truman-harry-s-79764057.html">Harry
    Truman</a>, le projet a joué un rôle significatif dans un bon nombre d’événements du début de la Guerre froide, comme par exemple, l’affaire d’espionnage mettant en scène les époux Rosenberg. La
    plupart des messages qui s’avérèrent par la suite déchiffrables furent interceptés entre 1942 et 1945, et furent décryptés au début de l’année 1946 et cela jusqu’en 1980, date à laquelle le
    projet Venona fut arrêté.<br>
    <br>
    Les « casseurs de code » de l’agence militaire américaine de sécurité des signaux, Signals Intelligence Service (en), communément appelée Arlington Hall, avaient intercepté de grandes quantités
    de trafic chiffré provenant des services de renseignement soviétiques pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale. Ce trafic, en partie chiffré selon un système à masque jetable, fut gardé
    et analysé en secret par une centaine de cryptanalystes sur une période d’environ 40 ans, dès le début des années 1940. À cause d’une sérieuse bourde de la part des chiffreurs soviétiques – la
    réutilisation pour différents messages de pages de clés supposées ne servir qu’une fois – une partie du trafic fut particulièrement exposée et vulnérable à la cryptanalyse. Le projet Venona vit
    le jour en 1943, sous l’ordre du chef adjoint des renseignements militaires Carter W. Clarke. Clarke ne faisait pas confiance à Staline et craignait que l’Union soviétique ne signe un traité de
    paix séparé avec l’Allemagne, permettant ainsi à l’Allemagne de concentrer sa force militaire sur la Grande-Bretagne et les États-Unis.<br>
    <br>
    De manière générale, les soviétiques utilisaient un code pour convertir les mots et les lettres en nombres, auxquels des clés à usage unique étaient ajoutées, ce qui chiffrait le contenu du
    message. S’il est utilisé correctement, le système à clé unique est théoriquement incassable. La cryptanalyse par des casseurs de code américains et britanniques révéla qu’une partie des clés
    avaient été réutilisées par les soviétiques (plus spécifiquement des morceaux de clés, pas les clés entières), ce qui permettait le décryptage (quelquefois partiel) d’une petite partie du
    trafic.<br>
    <br>
    La génération de clés à usage unique était à l’époque un processus lent et demandant beaucoup d’efforts, et l’éclatement de la guerre en Allemagne en juin 1941 créa un besoin de plus en plus
    grand pour les messages codés. Il est fort probable que les opérateurs en charge de générer les codes soviétiques aient commencé à dupliquer les clés de chiffrement pour pouvoir suivre la
    demande. Ce fut Richard Hallock (en), travaillant au Arlington Hall sur le trafic « Commercial » soviétique (ce trafic traitait principalement du commerce soviétique, d’où son nom …), qui
    découvrit le premier que les soviétiques faisaient du recyclage de clés. Hallock et ses collègues (dont Geneviève Feinstein, Cecil Phillips, Frank Lewis, Frank Wanat, et Lucille Campbell)
    arrivèrent à casser une grande partie du trafic « Commercial », et recouvrèrent par la même occasion des tables entières de clés utilisées pour le chiffrement.<br>
    <br>
    Le jeune Meredith Gardner (employé de ce qui deviendra plus tard la NSA) utilisa toutes ces données pour décrypter ce qui s’avéra être du trafic du ministère de l’intérieur soviétique (le NKVD,
    et plus tard du directoire des renseignements soviétiques, le GRU), en reconstruisant le code utilisé pour convertir les textes en nombres. Samuel Chew et Cecil Phillips ont activement participé
    à ce décryptage. Le 20 décembre 1946, Gardner mit au jour les premiers morceaux de données décryptées, qui révélèrent l’existence d’espions soviétiques au sein du Projet Manhattan. D’autres
    espions soviétiques présumés occupaient un poste à Washington, à la Trésorerie, au bureau stratégique (Office of Strategic Services), et même à la Maison Blanche. Lentement mais sûrement, à
    l’aide de techniques variées allant de l’analyse de trafic à l’utilisation d’indics, de plus en plus de messages furent décryptés.<br>
    <br>
    Il a parfois été affirmé que des informations furent obtenues physiquement, par la récupération de livres de clés ou grâce à des écoutes clandestines de salles d’ambassade (le bruit des touches
    lors de l’entrée du texte dans les machines d’encryptage pouvait être analysé et retranscrit), et que ces informations contribuèrent à la majorité des messages décryptés. Ces revendications ne
    sont guère soutenues dans la littérature. Une aide importante (mentionnée par la NSA) lors des premiers tâtonnements a sans doute été le travail de coopération entre les organisations de
    cryptanalyse japonaises et finlandaises. Des rapports indiquent également que des copies de messages dérobés dans des bureaux soviétiques par le FBI furent très utiles pour le travail de
    cryptanalyse, mais ceux-ci ne furent partagés qu'en 1948, après les premiers décryptages.<br>
    <br>
    La NSA rapporte (en se basant sur les numéros de séries des câbles du projet Venona) que sur les milliers de messages envoyés, seulement une fraction furent accessibles aux cryptanalystes. Parmi
    les quelques centaines de milliers de textes cryptés interceptés, il ressort qu’environ 3 000 messages furent partiellement ou totalement décryptés. La proportion de réussite varie
    considérablement en fonction du code utilisé, du changement de clés, et du volume de messages disponible. Ainsi, environ 50% des échanges de 1943 entre le bureau du GRU naval à Washington et
    Moscou furent cassés, mais aucun d'une autre année. En ce qui concerne le trafic du bureau du KGB de New York avec Moscou, 1,8% des messages échangés en 1942 furent décryptés, 15% des messages de
    1943 et 49% des messages de 1944. Quant au bureau du KGB de Washington, seulement 1,5% des messages de 1945 purent être lus.<br>
    <br>
    Les soviétiques apprirent l’existence des décryptages du projet Venona peu après les premiers cassages. L'ancien agent du KGB Elizabeth Bentley dit que le KGB avait eu vent du projet dès 1944. Un
    linguiste russe, William Weisband, travailla à la section russe d'Arlington Hall de 1945 à 1950, date à laquelle le FBI le soupçonna d'être un agent du KGB. Ironie du sort, Weisband fut dénoncé
    par un autre agent du KGB découvert par Venona. Weisband n'était pas cryptanalyste, mais était ami avec de nombreuses personnes à Arlington Hall (Meredith Gardner se souvient que Weisband était à
    ses côtés lorsqu'il décrypta le premier message Venona parlant du projet Manhattan, en décembre 1946). Weisband fut immédiatement suspendu mais ne fut jamais inculpé pour espionnage. À ce moment,
    le KGB avait un autre agent au courant de Venona, Kim Philby, qui devint représentant de liaison du SIS aux USA en 1949 et recevait à ce titre des traductions Venona de manière régulière.<br>
    <br>
    Les Soviétiques savaient-ils quelle proportion de leur trafic et de leurs messages avait été correctement décryptée ? Ce n’est pas évident. Il est probable qu'ils n'apprirent les détails de
    Venona que vers 1947, alors que tous les messages exploitables par Venona avaient été transmis et étaient en possession d'Arlington Hall. En revanche, c'est sans doute suite à cette information
    que le KGB prévint en octobre 1949 certains de ses agents qu'ils risquaient d'être découverts, permettant ainsi à Morris Cohen et Lona Cohen de fuir (les Cohen formeront par la suite un autre
    réseau d'espionnage au Royaume-Uni sous le nom de Peter et Helen Kroger).<br>
    <br>
    Les messages décryptés fournirent d’importantes informations sur le comportement des soviétiques durant la période pendant laquelle les clés étaient réutilisées. Lors du premier cassage de code,
    VENONA mis au jour la présence d’espions aux Laboratoires nationaux de Los Alamos. L’identité de nombreux espions américains, canadiens, australiens et britanniques au service du gouvernement
    soviétique, dont Klaus Fuchs, Alan Nunn May et un autre membre du cercle d’espions des Cinq de Cambridge, Donald Maclean, fut découverte. Les décryptages montrent que les États-Unis et d’autres
    pays étaient des cibles de campagnes massives d’espionnage soviétique, et ce dès 1942. Quelque 349 noms de code sont mentionnés dans les messages, chacun décrivant une personne particulière ayant
    une relation avec les services de renseignements de l’Union Soviétique. Il est raisonnable de penser qu’il y avait bien plus de 349 espions participants à ces opérations, car les messages
    interceptés restent un échantillon de la totalité des messages qui ont transité pendant cette période.<br>
    <br>
    Parmi les personnes identifiées figurent Julius et Ethel Rosenberg, Alger Hiss8, Harry Dexter White, le numéro 2 du département du Trésor, Lauchlin Currie, un assistant personnel de <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-roosevelt-franklin-delano-49351781.html">Franklin Roosevelt</a> et Maurice Halperin, un chef de section aux Services Stratégiques. Le Bureau des Services
    Stratégiques justement, le prédécesseur de la CIA, fut le repaire pendant cette période de plus de 15 espions soviétiques (simultanément !). Duncan Lee, Donald Wheeler, Jane Foster Zlatowski, et
    Maurice Halperin, entre autres, étaient chargés de faire passer les informations à Moscou. Pour ne citer qu’eux, le War Production Board, le Board of Economic Warfare, le Bureau de Coordination
    des affaires inter-américaines et le bureau d’information sur la Guerre, contenaient une demi-douzaine d’infiltrés soviétiques parmi leurs employés. Certains pensent même que presque toutes les
    agences militaires ou diplomatiques étaient compromises de près ou de loin par l’espionnage soviétique.<br>
    <br>
    Selon un bilan du FBI en 1957, les décryptages Venona lui ont permis d'identifier 206 agents impliqués dans des affaires d'espionnage, parmi lesquelles 87 dont il avait déjà connaissance
    autrement et 119 qui lui étaient jusqu'alors inconnues. Sur ces 206, seules 15 avaient été poursuivies en justice. 99 autres avaient quitté les États-Unis,&nbsp; étaient décédées,&nbsp;
    coopéraient avec le FBI, ce qui laissait 69 suspects d'espionnage toujours en vie et en liberté aux USA qui ne furent pas poursuivies faute de preuves.<br>
    <br>
    Le 1er février 1956, Alan H. Belmont prépara un mémo pour le FBI à propos des réels enjeux du projet Venona et des perspectives offertes par la cryptanalyse pour les poursuites judiciaires14. Il
    y considérait que malgré le fait que les messages décryptés corroboraient par exemple les propos d’Elizabeth Bentley lors de son procès et avaient permis la poursuite judiciaire de Judith Coplon
    et des groupes Perlo et Silvermaster, une étude minutieuse de tous les facteurs conduisait à la conclusion selon laquelle il n’était pas dans les intérêts des États-Unis de se baser sur les
    informations fournies par Venona pour engager des poursuites à teneur judiciaire. Le mémo en question avançait un certain nombre de raisons pour lesquelles il était discutable que les
    informations issues des décryptages du projet Venona puissent être utilisées à des fins de justice. Un des points de contention principaux était la loi et son implication dans la procédure. Un
    avocat de la défense traiterait de manière certaine ces ‘preuves décryptées’ comme des ‘ouï-dire’ et non pas des preuves à part entière, invoquant le fait que ni l’officiel soviétique émetteur du
    message, ni l’officiel soviétique récepteur ne puissent témoigner dans l’affaire. En réponse, le FBI avança que les messages décryptés pouvaient être utilisés, en tant qu’exception de la règle du
    ‘ouï-dire’, en se basant sur le témoignage des experts cryptographes.<br>
    <br>
    Tout au long du déroulement du projet, peu de personnes savaient pour Venona, même dans les plus hautes sphères du gouvernement. Les haut gradés de l’armée, en accord avec le FBI et la CIA,
    prirent la décision de restreindre la connaissance du projet Venona au seul gouvernement (même la CIA ne faisait pas partie intégrante du projet avant 1952). Le général en chef des armées, Omar
    Bradley, inquiet des possibles fuites d’informations sensibles qui pouvaient avoir lieu à la Maison Blanche (compte tenu des antécédents de cette dernière en la matière…), décida de tenir le
    président Truman un peu en dehors du secret. Le président reçut seulement des bribes d’informations à travers des rapports du FBI et de la CIA sur les activités de renseignement de l’ennemi, sans
    mention directe du projet. Cette culture du secret autour de Venona eut des effets contre-productifs ; <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-truman-harry-s-79764057.html">Truman</a> en
    vint à penser que les rapports du FBI, trop élusifs sur les sources d’information, étaient volontairement exagérés pour des raisons politiques et fit de moins en moins confiance au directeur du
    FBI de l’époque, <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-hoover-j-edgar-49431224.html">J. Edgar Hoover</a>. En 1986, la sortie du livre de Robert Lamphere, "The FBI-KGB War", rendit
    public le fait que des messages codés soviétiques avaient été déchiffrés pendant la deuxième guerre mondiale. Dans le projet Venona, Lamphere faisait le lien pour le FBI sur les activités de
    décryptage, et avait une connaissance inégalée du projet, et des travaux de contre-espionnage qui y avaient trait.<br>
    <br>
    Beaucoup de gens à la NSA plaidaient en interne pour rendre publics les détails du projet, mais il fallut attendre 1995 pour que la commission bipartite sur les secrets du gouvernement, présidée
    par le sénateur Daniel Patrick Moynihan, permette la diffusion des informations sensibles. Moynihan écrit: « [La politique du secret américaine] n’a jamais permis aux historiens américains
    d’avoir accès aux archives de l’histoire du pays. Maintenant, on se retrouve à faire confiance aux archives des services secrets soviétiques à Moscou pour en savoir plus sur ce qui s’est passé à
    Washington dans les années 50. [...] Les interceptions du projet Venona contenaient des preuves des activités des réseaux d’espionnage soviétiques aux États-Unis, avec les noms, les lieux, les
    dates de tous les actes d’espionnage. »<br>
    <br>
    Un des problèmes sous-jacent au fait de rendre publiques ces informations résidait dans le caractère privé des données relatives aux personnes mentionnées ou identifiées dans les décryptages.
    Certains noms ne furent pas rendus publics car cela aurait constitué une atteinte à la vie privée16. Cependant, dans au moins un des cas, des enquêteurs indépendants identifièrent un des sujets
    dont le nom avait été caché par la NSA. Le manque de sources fiables d’informations a largement alimenté le débat sur le danger de l’espionnage soviétique aux États-Unis. Les anti-communistes
    avaient peur que bon nombre d’espions soient encore au sein des institutions gouvernementales, certains même pouvant être connus des autorités. Ceux qui critiquaient les efforts officiels et
    officieux pour traquer les communistes ont senti que ces efforts n’étaient en fait qu’une sur-réaction (qui plus est, dans le contexte du MacCarthisme).<br>
    <br>
    ’accès libre aux preuves de Venona aurait sûrement affecté le débat, dans la même mesure qu’il affecte aujourd’hui le débat entre les historiens travaillant sur le sujet. Tout comme la commission
    Moynihan écrivit dans son rapport final : « Une version raisonnable de l’histoire de cette période commence à voir le jour aujourd’hui. Les messages décryptés de Venona vont certainement apporter
    une grande quantité d’informations utiles pour enfin apporter un vrai éclaircissement sur cette histoire. Mais à l’époque, le gouvernement américain, et dans une moindre mesure le peuple
    américain, furent confrontés à des hypothèses et des preuves embarrassantes et terrifiantes. »<br>
    <br>
    Venona eut son mot à dire — quelquefois de manière non-équivoque, quelquefois de manière ambiguë — dans quelques procès d’espionnage. Certains espions connus, comme Theodore Hall, ne furent ni
    poursuivis ni publiquement mis en cause, car les preuves de Venona contre eux n’ont jamais été rendues publiques. Venona apporta des éléments sur Julius et Ethel Rosenberg, mettant en évidence le
    fait que Julius était engagé dans des opérations d’espionnage, mais aussi qu’Ethel n’était rien de plus qu’une complice. De plus, Venona montra que les informations récupérées par Julius
    n’étaient pas si critiques que l’on avait pu penser à l’époque (principalement des informations sur des missiles balistiques, mais pas sur le processus de fission nucléaire).<br>
    <br>
    Selon la commission Moynihan, la complicité d’Alger Hiss est clairement établie, tout comme celle de Harry Dexter White. Le sénateur Moynihan déclara après le verdict de la commission que des
    officiels du gouvernement savaient que Hiss était impliqué mais n’en parlèrent pas de peur de compromettre le secret autour du projet Venona. Cependant, certains auteurs considèrent que les
    preuves de la culpabilité de Hiss demeurent trop faibles pour mener à une conclusion claire sur son implication. La création des Services secrets de renseignement australiens (Australian Security
    Intelligence Organisation) par le premier ministre travailliste Ben Chifley fut très controversée à l’intérieur même de son parti. Des informations tirées des décryptages du projet Venona
    établirent clairement que Chifley était motivé par l’obtention de preuves que des agents soviétiques agissaient sur le sol australien. Les enquêtes révélèrent que Wally Clayton (nom de code
    KLOD), un agent soviétique infiltré au parti communiste australien, était en train de mettre en place un réseau clandestin au sein même du parti pour lui permettre de continuer d’exister malgré
    les interdictions.<br>
    <br>
    Bien qu’ils soient largement approuvés par de nombreux historiens et académiciens, la pertinence, la précision, voire l’authenticité, des décryptages du projet Venona ont été, dans un certain
    nombre de cas, remises en question. La plupart des critiques sur les rapports du projet Venona remettent en cause l’impossible vérification des sources, certaines poussant leurs accusations
    jusqu’au point d’argumenter que la NSA a réellement fabriqué les décryptages dans le but de discréditer la réputation de la CPUSA et de ses membres. Des recherches dans les archives soviétiques
    ont corroboré une partie des informations de Venona, notamment les noms de code de plusieurs individus.<br>
    <br>
    Beaucoup restent sceptiques en substance sur les interprétations faites depuis la divulgation des informations relatives au projet Venona. Victor Navasky, rédacteur et éditeur du journal The
    Nation, a écrit un éditorial très critique sur les interprétations de John Earl Haynes et de Harvey Klehr relatives aux récents travaux sur l’espionnage soviétique : « Dans l’annexe A de leur
    livre concernant le projet Venona, Haynes et Klehr font la liste de 349 noms (et noms de code) de gens dont ils affirment qu’ils ont "eu une relation secrète avec les services de renseignement
    soviétiques qui est confirmée par le trafic intercepté par Venona." Cette liste inclut tous les noms depuis Alger Hiss jusqu’à Harry Magdoff, l’ancien économiste du New Deal et le rédacteur en
    chef marxiste du Monthly Review, ainsi que Walter Bernstein, l’écrivain gauchiste du magazine Yank. Haynes et Klehr réimprimèrent des décryptages de Venona traitant de Magdoff et Bernstein, mais
    ne prirent pas la peine de leur demander leur version des faits (ni celle d’aucune autre personne vivante de leur liste). Le lecteur ressort donc avec l’impression — infondée — que toutes les
    personnes listées étaient impliquées dans des affaires d’espionnage, et conséquemment, des historiens autrement minutieux et des journalistes connus avancent maintenant sans complexe Venona comme
    la preuve que plusieurs centaines d’Américains ont fait partie du réseau d’espions rouges. Ma vision personnelle est plutôt que Venona a été utilisée autant pour approfondir que pour déformer
    notre connaissance de la guerre froide — non seulement parce que plusieurs chercheurs ont mal interprété les décryptages, mais aussi par le fait qu’en l’absence de preuves irréfutables, les
    fichiers partiellement décryptés, dans ce monde d’espionnage, sont autant de bombes de désinformation à retardement. »<br>
    <br>
    Navasky essaie de décortiquer le concept d’espionnage en lui-même. « Il y eut beaucoup d’échanges d’information entre gens bienveillants, marxistes pour la plupart, communistes en partie,
    certains d’entre eux critiquant le gouvernement américain, d’autres le glorifiant. La grande partie de ces échanges étaient innocents et ne transgressaient aucune loi. D’autres, certes toujours
    innocents, violaient la loi. Et sans doute y avait-il aussi des agents d’espionnages consciencieux — des deux côtés. » Nigel West, en revanche, exprima sa confiance dans les décryptages: « Venona
    reste une ressource d’informations irréfutable, beaucoup plus fiable que les souvenirs glorieux des ex-transfuges du KGB ou que les conclusions douteuses faites par des analystes paranos
    lobotomisés par leur peur de complots machiavéliques. »<br>
    <br>
    Haynes et Klehr réfutent ceux qui critiquent l’importance et le bien-fondé des informations fournies par VENONA en avançant leur naïveté au sujet de l’espionnage soviétique et leur ignorance des
    preuves qui vont avec. Ellen Schrecker a plus tard réfuté cette interprétation. « Grâce au fait qu’ils offrent des informations sur les polices secrètes des deux côtés du Rideau de fer, il est
    tentant de traiter les décryptages de Venona de manière moins critique que les documents provenant de sources plus faciles d’accès. Mais il y a toutefois trop de données manquantes dans ces
    décryptages pour leur accorder une confiance totale. » Schrecker avait la certitude que ces documents avaient pu établir la culpabilité de beaucoup de personnalités clés de l’espionnage
    soviétique. Cependant, Schrecker reste nuancé sur les interprétations brutales des informations par des chercheurs comme Haynes, avançant le fait que « ... la complexité, le nuancement, et une
    certaine volonté de dépasser une vision manichéenne des choses sont des qualités qui semblent étrangères à Haynes et sa vision de l’Histoire. »<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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        <pubDate>Sun, 25 Mar 2012 16:15:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7a087c8bb978f9ab4bd0173d27a6684d</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Vierjahresplan]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-vierjahresplan-99851624.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Officiers-SS/Goering-Hermann.jpg" alt="Goering Hermann" title="Goering Hermann" class="GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 5px 5px;"
    height="213" width="151">Le Plan de quatre ans (allemand : Vierjahresplan) est un programme national-socialiste d'armement et de préparation à la Seconde Guerre mondiale. Il fut proposé au
    Reichstag en 1936 et appliqué en octobre de la même année1. Son but était d'accélérer le réarmement du Troisième Reich et d'orienter l'économie allemande vers l'autarcie, car le pays n'aurait pu
    mener de guerre du fait de sa dépendance aux matières premières. Les stipulations centrales du plan étaient que l'armée allemande doit être prête en quatre ans et que l'économie allemande doit
    être prête à soutenir une guerre en quatre ans.<br>
    <br>
    En 1936, <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-goering-hermann-52182824.html">Hermann Göring</a> fit du lobbying auprès de différents responsables du Reich pour démontrer que
    l'Allemagne devait s'auto-suffire si elle voulait entrer une guerre. Il s'appuyait sur les recommandations d'hommes travaillant pour le compte I.G. Farben, dont Karl Krauch1. Par la suite, ce
    sont des représentant d'I.G. Farben qui furent en majorité employés dans l'administration responsable de l'application du plan. Au début de 1936, <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-hitler-adolf-39982962.html">Adolf Hitler</a>, prenant largement appui sur les idées de <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-goering-hermann-52182824.html">Göring</a>, dicta un rapport secret qui esquissait les grandes lignes du plan.<br>
    <br>
    Göring présenta le rapport lors d'une séance du cabinet le 4 septembre 1936. Il évoqua le plan en ces termes : « Le rapport part de l'idée de base que la confrontation avec la Russie est
    inévitable ». Il clôtura la séance en ajoutant : « Toutes les mesures doivent être prises comme si nous étions confrontés à un danger de guerre imminent ». Le 28 octobre 1936 au Berliner
    Sportpalast, <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-goering-hermann-52182824.html">Göring</a> fit du plan un programme pour la sécurité alimentaire du peuple. Le contingentement des
    matières premières, les investissement et la mobilisation des travailleurs furent trois piliers des méthodes déployées. L'autarcie de l'économie allemande ne pouvait être obtenue que par la
    production de matières premières synthétiques comme l'essence, le caoutchouc (Buna) ou l'ammoniac.<br>
    <br>
    C'est dans le cadre du plan de quatre ans que le gouvernement nazi fonda les Reichswerke Hermann Göring, qui s'occupèrent de l'extraction peu rentable du minerai de fer de basse qualité. Göring
    en était le responsable. En raison de la non-coordination sur laquelle il reposait, le plan ne fut pas un système de planification efficace comme c'était le cas pour l'Union soviétique et ses
    plans quinquennaux. Cependant, l'augmentation de la force économique atteinte était appréciable. C'est sous la direction d'<a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-speer-albert-39361864.html">Albert Speer</a> que le système montra toutes ses possibilités. À partir de 1942, malgré la guerre, la production fut plus que
    doublée en l'espace d'un an.<br>
    <br>
    D'après le rapport de <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-hitler-adolf-39982962.html">Hitler</a>, le Plan de quatre ans ne pouvait être qu'une solution provisoire. (« La solution
    définitive se trouve dans l'agrandissement du Lebensraum ou plutôt de la base en matières premières et en alimentation de notre peuple »). Conformément à cela, la planification d'une économie de
    guerre totale fut confiée en 1941 à Fritz Todt, puis en 1942 à <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-speer-albert-39361864.html">Speer</a>. <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-goering-hermann-52182824.html">Hermann Göring</a> fut nommé « Plénipotentiaire du Plan de quatre ans », ce qui accrut encore son pouvoir au sein du
    Troisième Reich. Le plan remplaça le Neuer Plan de <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-schacht-hjalmar-39624549.html">Hjalmar Schacht</a>, dont la position s'affaiblit au point qu'il
    démissionna de son poste de ministre de l'Économie. Les différents domaines scientifiques sont mis à contribution par la création, le 16 mars 1937, d'une nouvelle autorité, le Conseil de
    recherche du Reich.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 21 Feb 2012 21:23:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e93cbc766344137a00e9d9ae71a2785c</guid>
                <category>Evènements</category>        <comments>http://www.memoiresdeguerre.com/article-vierjahresplan-99851624-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Affaire Sacco et Vanzetti]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-affaire-sacco-et-vanzetti-99622714.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Articles-de-presse-3/Sacco-et-Vanzetti.jpg" alt="Affaire Sacco et Vanzetti" title="Affaire Sacco et Vanzetti" class="GcheTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 5px 5px;" height="200" width="213">L'affaire <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-sacco-nicola-99622308.html">Sacco</a> et <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-vanzetti-bartolomeo-99622062.html">Vanzetti</a> est le nom d'un scandale judiciaire survenu dans les années 1920 aux États-Unis, et dont les victimes
    furent les anarchistes d'origine italienne <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-sacco-nicola-99622308.html">Nicola Sacco</a> et <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-vanzetti-bartolomeo-99622062.html">Bartolomeo Vanzetti</a>. Comme en Europe, les années 1919-1920 sont difficiles aux États-Unis : il faut reconvertir
    l'économie de guerre et faire face à l'inflation.<br>
    <br>
    La fin du dirigisme étatique mis en place en 1917 et la montée du syndicalisme provoquent de nombreuses grèves dans tout le pays. En 1919, on recense 4,1 millions de grévistes qui réclament de
    meilleurs salaires et une réduction du temps de travail. Les grèves dégénèrent en violences et donnent lieu à des affrontements dans plusieurs grandes villes, comme à Boston.<br>
    <br>
    Face à ce climat social, l'année 1925 est marquée par de nombreux attentats anarchistes : les responsables politiques sont touchés, comme le maire de Seattle ou celui de Cleveland, chez lequel
    une bombe explose. Les bureaux de la banque Morgan à Wall Street sont soufflés par un attentat qui fait 38 morts et 200 blessés. Les autorités prennent des mesures de répression contre les
    anarchistes mais aussi contre les communistes et les socialistes américains. Certains sont emprisonnés, d'autres contraints de s'exiler. L'opinion publique amalgame les grévistes, les étrangers
    et « les Rouges ». Elle craint les progrès du bolchévisme en Europe, le terrorisme de gauche et se méfie des immigrés récemment arrivés qui parlent à peine l'anglais.<br>
    <br>
    Le 5 mai 1920, <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-sacco-nicola-99622308.html">Sacco</a> et <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-vanzetti-bartolomeo-99622062.html">Vanzetti</a> sont arrêtés ; ils sont soupçonnés d'avoir commis deux braquages dans le Massachusetts : l'un à
    Bridgewater (en) le 24 décembre 1919, l'autre à South Braintree (en) le 15 avril 1920. Durant ce dernier braquage, deux convoyeurs, Frederic Parmenter et Alessandro Berardelli, sont tués. Les 15
    000 $ correspondant à la paye des ouvriers d'une fabrique de chaussures avaient alors été volés. Le 16 août 1920, <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-vanzetti-bartolomeo-99622062.html">Vanzetti</a> seul est condamné pour le premier braquage de 12 à 15 ans de prison.<br>
    <br>
    Le second procès qui se clôt le 14 juillet 1921 les condamne tous les deux à la peine capitale pour les crimes de South Braintree, dans la banlieue de Boston, malgré le manque de preuves
    formelles. Des comités de défense se mettent en place dans le monde entier pour sensibiliser l'opinion sur cette injustice : <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-mussolini-benito-52165850.html">Benito Mussolini</a> prend même leur défense. Comme Sacco en 1923, <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-vanzetti-bartolomeo-99622062.html">Vanzetti</a> est placé début 1925 en hôpital psychiatrique. Le 12 mai 1926, leur condamnation à mort est confirmée. Le
    26 mai, un bandit dénommé Celestino Madeiros, cependant déjà condamné à mort dans une autre affaire, avoue de sa prison être l'auteur du braquage de South Braintree, mais le juge Thayer, qui
    n'aimait ni les Italiens, ni les anarchistes, refuse de rouvrir le dossier. Malgré une mobilisation internationale intense et le report à plusieurs reprises de l'exécution, <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-sacco-nicola-99622308.html">Nicola Sacco</a>, <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-vanzetti-bartolomeo-99622062.html">Bartolomeo Vanzetti</a>
    et Celestino Madeiros sont exécutés par chaise électrique dans la nuit du 22 au 23 août 1927, à la Prison de Charlestown dans la banlieue de Boston, par le célèbre bourreau Robert G. Elliott,
    suscitant une immense réprobation.<br>
    <br>
    Le 23 août 1977, exactement 50 ans plus tard jour pour jour après leur exécution, le gouverneur du Massachusetts Michael Dukakis absout les deux hommes, et déclare que « tous les déshonneurs
    devaient être enlevés de leurs noms pour toujours ». Louis Aragon consacre un poème à <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-sacco-nicola-99622308.html">Sacco</a> et <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-vanzetti-bartolomeo-99622062.html">Vanzetti</a>, intitulé Sur le port de Dieppe qui narre la déception d'Aragon après une manifestation de soutien à Sacco
    et Vanzetti à Dieppe ne rassemblant que trop peu de personnes. Giuliano Montaldo retrace leur histoire dans le film <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-sacco-nicola-99622308.html">Sacco</a> et <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-vanzetti-bartolomeo-99622062.html">Vanzetti</a>. Dans la bande
    originale du film, la chanson Here's to you de Joan Baez (musique de Ennio Morricone) fait référence aux paroles de <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-vanzetti-bartolomeo-99622062.html">Vanzetti</a> au juge Thayer :<br>
    <br>
    « Here's to you Nicola and Bart<br>
    Rest forever here in our hearts<br>
    The last and final moment is yours<br>
    That agony is your triumph. »<br>
    <br>
    Georges Moustaki a repris la chanson de Joan Baez en adaptant les paroles en français sous le titre de Marche de <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-sacco-nicola-99622308.html">Sacco</a> et <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-vanzetti-bartolomeo-99622062.html">Vanzetti</a>. Une chanson de
    Woody Guthrie, Two Good Men, leur est également dédiée, de même qu'une chanson de Scott Walker, intitulée The ballad of Sacco and Vanzetti. Vanzetti, condamné avec <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-sacco-nicola-99622308.html">Sacco</a> à l’électrocution, répond le 9 avril 1927 au juge Thayer : « <em>Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé
    toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous
    n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne
    sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poissons, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre
    triomphe.</em> »<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 22:01:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5ff82048170736f3a1f8ef7ad93387ae</guid>
                <category>Evènements</category>        <comments>http://www.memoiresdeguerre.com/article-affaire-sacco-et-vanzetti-99622714-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Poche de la Ruhr]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-poche-de-la-ruhr-99433107.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Militaires6/montgomerybernard.jpg" alt="Montgomery Bernard" title="Montgomery Bernard" class="GcheTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 5px 5px;" height="217" width="151">La poche de la Ruhr est une bataille d'encerclement qui eut lieu entre fin mars et début avril 1945, vers la fin de la Seconde
    Guerre mondiale en Europe, dans la région de la Ruhr dans l'ouest de l'Allemagne. Ce fut le coup final porté à l'effort de guerre nazie, avec plus de 300 000 soldats allemands faits prisonniers
    par les troupes américaines. En mars 1945, les forces alliées traversent le Rhin. Au sud de la Ruhr, le 12e Groupe d'armées américain du général <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-bradley-omar-59831989.html">Omar Bradley</a> est à la poursuite de l'armée allemande en voie de désintégration, la Première armée américaine capture
    intact le pont Ludendorff, au-dessus du Rhin, à Remagen. <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-bradley-omar-59831989.html">Bradley</a> et ses lieutenants exploitent rapidement cette
    traversée faite le 7 mars 1945 et étendent la tête de pont américaine au delà du pont avant l'effondrement de celui-ci 10 jours plus tard.<br>
    <br>
    Au nord de la Ruhr, le 23 mars 1945, le 21e Groupe d’armées britannique du maréchal <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-montgomery-bernard-65684311.html">Montgomery</a> lance
    l'opération Plunder et traverse le Rhin à Rees et Wesel. Après avoir traversé le Rhin, les deux groupes d'armées se déploient en éventail. Au sud, la première armée se dirige vers le nord-est et
    forme la pince sud de l'encerclement de la Ruhr. Au nord, la 9e armée américaine qui depuis la bataille des Ardennes est rattachée au 21e Groupe d'armées de <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-montgomery-bernard-65684311.html">Montgomery</a> se dirige vers le sud-est, formant la pince nord. Face aux armées alliées, les restes d'une <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-wehrmacht-45815676.html">Wehrmacht</a> désintégrée, quelques unités d'entraînement SS et un grand nombre de Volkssturm, des unités de milice de personnes
    âgés, incluant certains vétérans de la Première Guerre mondiale, et des Hitlerjugend, les Jeunesses hitlériennes, des unités composées des jeunes garçons dont certains d'à peine 12 ans.<br>
    <br>
    Les éléments de tête des deux pinces alliés font jonction le 1er avril 1945, près de Lippstadt. Le 4 avril, l'encerclement est complet et la 9e armée américaine revient sous le commandement du
    12e Groupe d'armées de <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-bradley-omar-59831989.html">Bradley</a>. Dans cette poche de la Ruhr, environ 430 000 soldats allemands du groupe d'armées
    B, ce qui représentait 21 divisions de la <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-wehrmacht-45815676.html">Wehrmacht</a>, et des millions de civils sont pris au piège dans des villes
    largement en ruines à cause des nombreux bombardements.<br>
    <br>
    Alors que les principales opérations se poursuivent vers le nord et le centre de l'Allemagne, les forces américaines présentes se concentrent sur la poche, la prenant secteur par secteur. Le 12
    avril 1945, la 1re et 9e armées divisent la zone depuis le sud, le plus petit secteur à l'est se rend le lendemain. Le secteur à l'ouest continue lui de résister jusqu'au 18 et 21 avril. Plutôt
    que de se rendre ou de violer son serment fait à <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-hitler-adolf-39982962.html">Hitler</a> de se battre jusqu'à la mort, le commandant allemand, le
    maréchal <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-model-walter-39142766.html">Walther Model</a> se suicide dans la forêt au sud de Duisbourg. Les 325 000 soldats allemands survivants de
    la poche et quelques civils sont emprisonnés dans le Rheinwiesenlager.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 16 Feb 2012 09:46:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">909483ab5caf9858f1732b5c1f69b82e</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Maison du docteur Dugoujon]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-maison-du-docteur-dugoujon-97786692.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Evenements/Maison-du-docteur-Dugoujon.jpg" alt="Maison du docteur Dugoujon" title="Maison du docteur Dugoujon" class="GcheTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 5px 5px;" height="201" width="151">La Maison du docteur <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-dugoujon-frederic-52847686.html">Dugoujon</a> est une
    maison située à Caluire-et-Cuire, dans le département du Rhône, en France. Dans cette maison mise à disposition par le Docteur <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-dugoujon-frederic-52847686.html">Dugoujon</a>, <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-moulin-jean-39630707.html">Jean Moulin</a> est arrêté à la
    suite d'une dénonciation supposée, ou d'une imprudence coupable de la part du résistant <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-hardy-rene-39630151.html">René Hardy</a>, le 21 juin
    1943.<br>
    <br>
    Il sera alors identifié et interrogé par le chef de la <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-gestapo-41958216.html">Gestapo</a> <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-barbie-klaus-39091963.html">Klaus Barbie</a> au Fort Montluc de Lyon. Il est ensuite transféré à la <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-gestapo-41958216.html">Gestapo</a> de Paris où il est torturé. Il meurt le 8 juillet 1943 aux environs de Metz, dans le train Paris-Berlin.<br>
    <br>
    À proximité immédiate de la maison, une statue de <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-moulin-jean-39630707.html">Jean Moulin</a> a été inaugurée le 19 décembre 2004 pour
    l'anniversaire de l'entrée de ses cendres présumées au Panthéon. La maison du docteur <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-dugoujon-frederic-52847686.html">Dugoujon</a> fait l'objet
    d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 17 juillet 1990.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
    <a title="WebAnalytics" href="http://www.xiti.com/xiti.asp?s=481250" target="_top"> <noscript>Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par <img width="80" height="15" src=
"http://logv1.xiti.com/rcg.xiti?s=481250&amp;p=http://www.memoiresdeguerre.com/article-maison-du-docteur-dugoujon-97786692.html" alt="WebAnalytics"></noscript></a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 24 Jan 2012 10:10:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cce720f2442f21e2fc895d7c76bb1a7b</guid>
                <category>Evènements</category>        <comments>http://www.memoiresdeguerre.com/article-maison-du-docteur-dugoujon-97786692-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[République de Hongrie]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-republique-de-hongrie-87081820.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Politiques-Hommes-Femmes5/Rakosi-Matyas.jpg" alt="Rakosi Matyas" title="Rakosi Matyas" class="GcheTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 5px 5px;" height="226" width="151">La République de Hongrie est le régime politique de la Hongrie au sortir de la Seconde Guerre mondiale, dans les années qui
    suivent la fin du Royaume de Hongrie et qui précèdent l'avènement de la République populaire de Hongrie. L'existence de cette république est marquée par la montée en puissance du Parti communiste
    hongrois, qui élimine progressivement ses adversaires avant de prendre le pouvoir sous les traits du Parti des travailleurs hongrois.<br>
    <br>
    A la fin du conflit mondial, la Hongrie est occupée par l'Armée rouge, qui balaie l'éphémère régime fasciste hongrois. Le Royaume de Hongrie demeure provisoirement la forme de gouvernement du
    pays, bien que le régime de <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-horthy-de-nagybanya-miklos-73601886.html">Miklós Horthy</a> ait cessé d'exister. Zoltán Tildy prend la tête du
    gouvernement tandis qu'un haut conseil de régence, composé de représentants des diverses tendances politiques - dont le Parti communiste hongrois, dirigé par Matyas Rakosi et Erno Gero - occupe
    la tête de l'État. Des élections libres ont lieu à l'hiver 1945 mais, contrairement aux espoirs soviétiques, les communistes ne remportent que 17% des suffrages; ils intègrent néanmoins le
    gouvernement de coalition.<br>
    <br>
    Le 1er février 1946, le Royaume de Hongrie est officiellement aboli, avec la proclamation de la République, dont Zoltán Tildy devient le président. Ferenc Nagy devient premier ministre; Matyas
    Rakosi étant vice-premier ministre, le maréchal soviétique Kliment Vorochilov ayant fait pression pour le maintien des communistes au sein du gouvernement. Le communiste László Rajk devient
    ministre de l'intérieur et met sur pied la police secrète Államvédelmi Hatóság (AVH). Contrairement à d'autres pays d'Europe de l'Est, la Hongrie n'est pas soumise immédiatement à la main-mise
    des communistes, qui ne prennent le pouvoir que progressivement1. Les communistes, revenus en Hongrie, ne disposent plus d'un réel appareil politique, mais reconstituent rapidement leurs forces
    et occupent une place disproportionnée dans la vie politique hongroise, grâce notamment à l'appui soviétique.<br>
    <br>
    Sur le plan diplomatique, en signant le traité de Paris en 1947, la Hongrie perd à nouveau tous les territoires qu'elle avait récupérés entre 1938 et 1941. La Ruthénie subcarpatique est annexée
    par l'Union des républiques socialistes soviétiques et devient un territoire de la République socialiste soviétique d'Ukraine. Sur le plan économique, une politique de nationalisation des
    banques, des mines et des grandes industries est mise en œuvre, sans pour autant liquider les petites entreprises. Une nouvelle monnaie, le Forint hongrois, est mise en circulation, et un plan de
    reconstruction de trois ans démarre en août 1947.<br>
    <br>
    Rapidement, après la guerre, le pengő (monnaie créée en 1925 pour remplacer le forint victime d'une très forte inflation) subit à son tour une hyperinflation catastrophique (la pire connue dans
    l'histoire à ce jour. Cette inflation se terminera par la réintroduction du forint le 1er août 1946, au taux de 1 forint pour 4×1029 pengő. Cette opération fut organisée avec succès par les
    ministres communistes du gouvernement hongrois, ce qui facilita leur accession au pouvoir en 1948-1949.<br>
    <br>
    Le Parti communiste prend peu à peu le contrôle de la Hongrie en usant d'une stratégie baptisée par Rakosi tactique du salami, consistant à prendre progressivement en main les leviers de commande
    tout en affaiblissant les adversaires par le biais de l'entrisme, ou de scissions délibérément provoquées. L'Union soviétique met la main sur les propriétés allemandes en Hongrie et met sur pied
    des sociétés mixtes, prenant progressivement le contrôle d'une partie de l'économie hongroise tout en bénéficiant d'une rentrée d'argent pour financer les activités communistes5. Des purges
    politiques sont progressivement mises en œuvre par l'AVH de Rajk : des responsables politiques du régime monarchique, comme l'ancien chef du gouvernement István Bethlen, sont déportés en URSS,
    puis exécutés. En 1947, la police forge de toutes pièces un dossier d'accusation qui pousse le premier ministre Ferenc Nagy à démissionner en mai. Bela Kovacs, chef du parti des petits
    propriétaires, est arrêté en pleine rue, puis emmené en Russie en février 1947. D'autres dirigeants politiques sont également arrêtés ou exilés.<br>
    <br>
    Les scissions provoquées au sein des autres partis et la manipulation du système électoral permettent aux communistes d'affronter des adversaires morcelés aux élections de 1947 et d'améliorer
    leur score, en obtenant 22% des suffrages, ce qui fait d'eux le premier parti en nombre de voix bien que la progression ait été relativement modeste. Le 31 juillet 1948, le Président de la
    République Zoltán Tildy, accusé de corruption et d'adultère, doit démissionner à son tour, et cède la place au communiste Árpád Szakasits. Sociaux-démocrates et agrariens sont contraints à
    fusionner avec les communistes, pour former avec eux le Parti des travailleurs hongrois.<br>
    <br>
    Au cours de l'année 1948, les écoles ecclésiastiques sont étatisées, les couvents supprimées : le cardinal József Mindszenty est arrêté pour trahison à la fin de l'année et, dans le cadre d'une
    campagne antireligieuse qui précède son procès, 225 prêtres catholiques et moines sont arrêtés et condamnés. Avant même la mise en place officielle du régime communiste, le Parti au pouvoir
    connaît des purges : en mai 1949, László Rajk, accusé de titisme, est arrêté sur ordre de Rakosi qui voit en lui un rival; il est exécuté en fin d'année.<br>
    <br>
    Aux élections de mai 1949, une liste unique est présentée sous l'étiquette du Front populaire indépendant hongrois - coalition entre le parti des travailleurs et les autres partis encore
    existants, dont l'existence demeure tolérée mais qui sont contraints de s'allier avec les communistes; cette liste obtient 95,6% des suffrages. Le 18 août 1949, le parlement adopte une nouvelle
    constitution; la République populaire de Hongrie est proclamée deux jours plus tard.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 23 Oct 2011 14:15:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cd79875e1b412f3049a0f90ff5e8ce7f</guid>
                <category>Evènements</category>        <comments>http://www.memoiresdeguerre.com/article-republique-de-hongrie-87081820-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bataille de Kock]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-bataille-de-kock-86122903.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/40/51/32/Militaires4/Wietersheim-Gustav-Anton-von.jpg" alt="Wietersheim Gustav Anton von" title="Wietersheim Gustav Anton von" class="GcheTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 5px 5px;" height="212" width="151">La bataille de Kock 2(prononcer ‘Kotsk') est l’ultime bataille livrée par l’armée polonaise au cours de la campagne de Pologne.
    Elle se déroula du 2 au 5 octobre 1939 dans les environs de la ville de Kock, en Pologne orientale, au nord de Lublin. Elle opposa le Groupe opérationnel indépendant de Polésie du général
    Franciszek Kleeberg au XIVe corps motorisé du général <a href="http://www.memoiresdeguerre.com/article-wietersheim-gustav-anton-von-86123794.html">Gustav Anton von Wietersheim</a>. L’armée
    polonaise de Kraków, ayant subi de lourdes pertes, ne put atteindre le front de la rivière San et y organiser une ligne de défense adéquate. C’était le maréchal Rydz-Śmigły qui était chargé de la
    défense du sud de la Pologne.<br>
    <br>
    Le commandant de l’armée de la région de Brest était le général Kleeberg, responsable de la ligne de défense de Pińsk à Brest. Après les batailles de Brest et de Kobryń, le Groupe fut rejoint par
    la Brigade de cavalerie Podlaska dans une tentative de percer vers le sud pour rejoindre la frontière roumaine. Le projet était d’y organiser un ‘réduit’ en attendant une intervention de la
    France et du Royaume-Uni. Cette percée vers le sud des forces polonaises était compliquée par l'invasion soviétique (à partir du 17 septembre 1939) et le souci du commandement d'éviter une
    confrontation directe avec l'Armée Rouge. Au cours de cette retraite vers le sud, le Groupe de Polésie rassembla des unités polonaises dispersées, isolées et sans commandement, qui vinrent
    grossir ses rangs. Les forces polonaises regroupaient au moment de la bataille :<br>
    <br>
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>la 60e Division d’infanterie « Kobryń », composée de 3 bataillons, d’une unité d’artillerie et d’une unité anti-chars, la division était placée sous le commandement du colonel Adam Epler,
    </li>
    <li>le Groupe de forteresse de Brest, composé de 3 bataillons d’infanterie, d’un bataillon du génie, de deux groupes de tanks FT-17 et d’une unité d’artillerie. Il comprenait également à
    l’origine 2 trains blindés et fut finalement intégré à la 50e Division,
    </li>
    <li>la Brigade de cavalerie Podlaska, commandée par le général Ludwik Kmicic-Skrzyński,
    </li>
    <li>une Division de cavalerie, dite ‘Zaza’, composée des brigades de cavalerie 'Pils' et 'Edward', de 2 bataillons d’infanterie et d’un groupe d’artillerie divisionnaire ; la division était
    placée sous le commandement du général Zygmunt Podhorski,
    </li>
    <li>la 50e Division d’infanterie, rassemblant des unités hétéroclites, le groupe Drohiczy (3 bataillons d’infanterie et une unité anti-char), le Groupe Jasiołda (1 bataillon d’infanterie et une
    compagnie anti-char), et des formations diverses, le tout était placé sous le commandement du colonel Brzoza-Brzezina.<br>
      <br>
      Le général Kleeberg disposait en principe de 18 000 hommes. Les forces allemandes du XIVe corps motorisé regroupaient :
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>la 13e Division d’infanterie motorisée,
    </li>
    <li>la 29e Division d’infanterie motorisée.
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Chaque division motorisée allemande était en principe équipée de 2 675 camions et 18 véhicules blindées. Le général <a href=
    "http://www.memoiresdeguerre.com/article-wietersheim-gustav-anton-von-86123794.html">von Wietersheim</a> alignait 30 000 hommes. Les unités polonaises étaient situées dans les forêts au
    nord-ouest de Kock. Le commandement allemand engagea d’abord, le 2 octobre, diverses unités de la 13e Division d’infanterie motorisée. Ces unités se heurtèrent pendant deux jours à une farouche
    résistance, notamment des unités de cavalerie polonaises (brigade ‘Pils’ de la division 'Zaza'). Les unités allemandes subirent des pertes (environ 400 tués et blessés) et eurent 185 hommes
    prisonniers. Le troisième jour de la bataille (4 octobre), suite à l’échec de la 13e Division, le commandement allemand engagea la 29e Division. Les deux divisions mirent deux jours à atteindre
    leurs objectifs.<br>
    <br>
    Les villages de Serokomla, Wola Gułowska, Adamów, Gułow, Wojcieszków, Helenów, Poznań, etc. connurent des combats acharnés et changèrent plusieurs fois de mains. Le 6 octobre 1939, le général
    Kleeberg, constatant ses forces à bout de munitions et d’approvisionnement, décida la capitulation, fixée à 10:00, mettant ainsi fin à la campagne de Pologne. Les Polonais perdirent au cours de
    cette bataille 300 tués et blessés, et, surtout, 17 000 prisonniers.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 07 Oct 2011 22:02:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d5fa465576485c4bcc60a7e6e3d43c46</guid>
                <category>Evènements</category>        <comments>http://www.memoiresdeguerre.com/article-bataille-de-kock-86122903-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Indignité nationale]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-indignite-nationale-81990111.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la France connut une période d'épuration. Durant cette période, des juridictions d'exceptions furent constituées et des peines nouvelles furent créées.
    Ainsi, l'Ordonnance du 26 août 1944, remplacée par celle du 26 décembre 1944, prévoit le crime d'indignité nationale, puni par la dégradation nationale.<br>
    <br>
    <strong>Éléments constitutifs du crime</strong><br>
    <br>
    Le crime d'indignité nationale consiste à avoir « postérieurement au 16 juin 1940, soit sciemment apporté en France ou à l'étranger une aide directe ou indirecte à l'Allemagne ou à ses alliés,
    soit porté atteinte à l'unité de la nation ou à la liberté des Français, ou à l'égalité entre ceux-ci » (ordonnance du 26 décembre 1944).<br>
    <br>
    Au vu de l'ordonnance du 26 décembre 1944, l'adhésion à certains partis ou mouvements (Milice, LVF, PPF, etc.), la participation à certains actes (expositions en faveur de l'Allemagne ou de ses
    doctrines) ou l'exercice de certaines fonctions (emplois supérieurs dans les services de propagande, au commissariat général aux questions juives, etc.) relèvent notamment du crime d'indignité
    nationale.<br>
    <br>
    <strong>Juridictions compétentes</strong><br>
    <br>
    La qualification juridique du fait d'indignité nationale pouvait être retenue à titre accessoire (moins souvent à titre principal) par la Haute Cour de justice ou les cours de justice compétentes
    pour des actes de collaboration punis par les textes de droit commun, ou à titre principal par les chambres civiques rattachées aux cours de justice, pour les actes de collaboration non punis par
    les textes de droit commun. Elle pouvait être suspendue si le condamné se réhabilitait par des actions de guerre ou de résistance.<br>
    <br>
    <strong>Voie de recours</strong><br>
    <br>
    Pourvoi en cassation pour le motif d'atteinte aux droits essentiels de la défense (le pourvoi n'est pas suspensif). L'indignité nationale est punie de la peine de la dégradation nationale à
    perpétuité ou à temps (5 ans et plus). La dégradation nationale entraine la mise au ban du condamné. Il perd bon nombre de droits :<br>
    <br>
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>exclusion du droit de vote ;
    </li>
    <li>inéligibilité ;
    </li>
    <li>exclusion des fonctions publiques ou semi-publiques ;
    </li>
    <li>perte du rang dans les forces armées et du droit à porter des décorations ;
    </li>
    <li>exclusion des fonctions de direction dans les entreprises, les banques, la presse et la radio, de toutes fonctions dans des syndicats et organisations professionnelles, des professions
    juridiques, de l'enseignement, du journalisme, de l'Institut ;
    </li>
    <li>interdiction de garder ou porter des armes.
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le tribunal peut ajouter des interdictions de séjour et la confiscation de tout ou partie des biens. Le versement des retraites est suspendu. 50 223 cas de dégradation nationale (dont 3 578 par
    les cours de justice et 46 645 par les chambres civiques), 3 184 peines suspendues « pour faits de résistance ». 4 évêques démis de leur siège.<br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
    <a title="WebAnalytics" href="http://www.xiti.com/xiti.asp?s=481250" target="_top"> <noscript>Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par <img width="39" height="25" src=
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  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 20 Aug 2011 15:37:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">98f9674d555dc49e33abbe02be868900</guid>
                <category>Evènements</category>        <comments>http://www.memoiresdeguerre.com/article-indignite-nationale-81990111-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Opération Paperclip]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-operation-paperclip-75304441.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    L’opération Paperclip (originellement appelée « Opération Overcast ») fut menée à la fin de la Seconde Guerre mondiale par l'état-major de l'armée des États-Unis afin d'exfiltrer et de recruter
    près de 1 500 scientifiques allemands issus du complexe militaro-industriel allemand pour lutter contre l'URSS et récupérer les armes secrètes du Troisième Reich. Ces scientifiques effectuèrent
    des recherches dans divers domaines, notamment sur les armes chimiques (Zyklon B), sur l'usage des psychotropesnote 1, sur la conquête spatiale, sur les missiles balistiques et sur les armes à
    longue portée (bombes volantes V1 et V2).<br>
    <br>
    Loin de les affecter à des postes subalternes, le Département de la Défense des États-Unis leur confia la direction de ses programmes de recherches. Ils furent affectés aux bases de White Sands,
    dans le Nouveau-Mexique, et à Fort Bliss, au Texas. Grâce en partie à l'aide de ces scientifiques, l'avancée technologique des États-Unis fut considérable pendant la guerre froide. Elle est
    arrêtée en 1957, lorsque l'Allemagne de l'Ouest proteste auprès du gouvernement des États-Unis qui la dépouille de ses compétences scientifiques. L'opération Paperclip sera rendue publique en
    1973.<br>
    Photo des membres de l'équipe de Werner Von Braun à Fort Bliss.<br>
    <br>
    Avec l'entrée en guerre des États-Unis, est créé un camp d'internement à Fort Hunt près d'Alexandria en Virginie en 1942 pour interroger les prisonniers de guerre allemands ayant des
    connaissances techniques et scientifiques sur le complexe militaro-industriel allemand et ses systèmes d'armes perfectionnés tels les officiers de U-Boot, officiers de l'Afrika Korps ou
    scientifiques. Près de 3 400 détenus sont ainsi passés par Fort Hunt entre 1942 et 1946 ; 600 interrogateurs avaient pour mission de leur soutirer des informations, en particulier sur les
    avancées technologiques du Reich. Une partie de ceux-ci rejoindra la Joint Intelligence Objectives Agency chargée de l'opération Paperclip.<br>
    <br>
    Quelques scientifiques et responsables allemands<br>
    <br>
  </p>
  <ul>
    <li>Arthur Rudolph
    </li>
    <li>Kurt Blome, acquitté à Nuremberg
    </li>
    <li>Major général Walter Schreiber
    </li>
    <li>Reinhard Gehlen, maître-espion qui créa, après-guerre, l'Organisation Gehlen, ancêtre de la BND, et qui employa de nombreux anciens nazis (notamment l'historien-géographe Wilfried Krallert,
    chargé pendant la guerre de la coordination entre les renseignements intérieurs et extérieurs)
    </li>
    <li>Alexander Lippisch
    </li>
    <li>Hans von Ohain
    </li>
    <li>Wernher von Braun
    </li>
    <li>Bernhard Tessmann
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L'Union soviétique chercha aussi à récupérer le savoir des spécialistes allemands (surtout pour les moteurs d'avions et de fusées) encore présents sur le territoire qu'elle occupait. Ce fut le
    Département 7 (opérations scientifiques) qui fut chargé de l'opération. Tout d'abord, les personnels furent regroupés et purent continuer leurs recherches. Au bout d'un certain temps, ils furent
    tous emmenés avec leurs familles dans le cadre d'un déménagement surprise dans plusieurs villes d'Union soviétique où tout avait été préparé pour les recevoir. Ils furent cependant renvoyés en
    République démocratique allemande à partir de 1952 lorsque les spécialistes russes qui les entouraient eurent rattrapé leur retard technologique.<br>
    <br>
    Le Royaume-Uni et la France menèrent des opérations similaires avec des moyens plus limités pour récupérer le savoir technologique de l'Allemagne. Par exemple, plusieurs installations d'essais
    aéronautiques furent démontées en Allemagne et reconstruites en France. Une centaine de techniciens et ingénieurs allemands du Troisième Reich travaillèrent à la mise au point des premiers
    moteurs à réaction de la chasse française (SNECMA Atar), du premier Airbus et des premières fusées françaises. De même, le premier hélicoptère construit dans l'usine devenue plus tard Eurocopter
    à Marignane, le SNCASE SE 3000, était une évolution d'un modèle récupéré en Allemagne, le Focke-Achgelis Fa 223 Drachen.<br>
    <br>
    L'Argentine fut aussi dans la course et ses services secrets proposèrent à partir de 1944 à des ingénieurs allemands comme Kurt Tank, le concepteur du Focke-Wulf Fw 190, de travailler dans son
    industrie aéronautique. Quand le président Juan Peron perdit le pouvoir en 1955, l'équipe des anciens de Focke-Wulf se dispersa, beaucoup partant aux États-Unis ou en Inde. Tardifs, ces départs
    pour les États-Unis doivent être considérés comme les premiers signes des phénomènes de fuite des cerveaux.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 31 May 2011 17:48:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">474398b5653aae602dd89e99c02da56b</guid>
                <category>Evènements</category>        <comments>http://www.memoiresdeguerre.com/article-operation-paperclip-75304441-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Libération de Saint-Malo]]></title>
        <link>http://www.memoiresdeguerre.com/article-liberation-de-saint-malo-73779835.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    La libération de Saint-Malo est la libération en août 1944 par les troupes américaines de la ville et des environs de Saint-Malo, transformés alors par les Allemands en l'une des forteresses
    portuaires du mur de l'Atlantique. Cette libération se traduisit par la destruction de la majeure partie de la cité historique. La réussite de l'opération Cobra et la percée d'Avranches qui
    s'ensuivit marqua la fin de longues semaines de piétinement allié sur le front normand. Les troupes américaines s'engouffrèrent alors en quelques jours en Bretagne.<br>
    <br>
    Les troupes allemandes présentes dans la péninsule se replièrent alors dans les principaux ports transformés en festung (forteresse), zones ayant les défenses les plus abouties du mur de
    l'Atlantique en Bretagne (Saint-Malo, Brest, Lorient, Saint-Nazaire). La Troisième Armée (Third US Army) commandée par le général Patton, avait pour mission de s'emparer des ports bretons pour
    faciliter l'acheminement sur le front européen de troupes et de matériel directement en provenance des États-Unis (le port de Cherbourg, alors seul port en eaux profondes tenu par les Alliés,
    n'étant pas pleinement opérationnel).<br>
    <br>
    Le général Patton n'avait pas l'impression que la ville soit fortement défendue et avait demandé à ses troupes de ne regarder que vers Brest. Cependant, les troupes allemandes qui refluaient de
    Normandie vers la Bretagne, battant en retraite devant l'avance des alliés avait renforcés la forteresse malouine. On estime à environ 12 000 hommes les forces allemandes avec en grande partie
    des soldats de la 77.Infanterie-division et des divers Kampfgruppen (groupes de combat) envoyés à Saint-Malo par d'autres divisions pour y renforcer les troupes, ainsi que des soldats isolés de
    leurs divisions en Normandie. Cependant le général Troy Middleton, commandant du 8e Corps d'armée (VIII US Army Corps) pensait qu'il était risqué de laisser la forteresse de Saint-Malo et de
    continuer à travers la Bretagne. En effet, celui-ci estimait très probable l'envoi sur le continent de la 319.Infanterie-Division allemande stationnée sur les îles Anglo-Normandes.<br>
    <br>
    Le 2 août 1944, Le CCB (Combat Command B) de la 6th Armored Division (6ème Division Blindée) arrive dans le secteur de Saint-Malo, elle ignore cependant la ville, en passant très au sud suivant
    la départementale D 10, l'objectif de la division est Brest. Le 3 août 1944, la Task Force A (composé pour l'essentiel du 15th Cavalry Group et du 705th Tank Destroyer Battalion) arrive à son
    tour sur zone, après un combat à l'Est de la ville de Dol-de-Bretagne, la Task Force, contourne cette ville et progresse sur le même itinéraire que le CCB de la 6th Armored Division le jour
    précédent, à Lanhélin, il partent en direction de Miniac Morvan où à lieu un escarmouche, le lendemain, l'unité progresse en direction de Châteauneuf d'Ille-et-Vilaine, considéré comme le verrou
    de la première ligne de défense de Saint-Malo. Entretemps dans la journée, la 83rd Infantry Division arrive dans la région, sa mission est de prendre la forteresse Saint-Malo/Dinard, c'est avec
    le concours d'un des régiment (le 329th Infantry Regiment) que Châteauneuf d'Ille-et-Vilaine tombe. Le colonel Von Aulock, commandant des troupes allemandes, ordonne l'évacuation de la
    population.<br>
    <br>
    Le lendemain, quelques escarmouches de la Résistance ont lieu. Le dimanche 6, les premiers obus américains tombent sur la vieille ville. Si les abords de Saint-Malo, la pointe de la Varde les
    villes de Paraméou de Saint-Servan (aujourd'hui rattachées à Saint-Malo) sont assez rapidement prises par les troupes américaines, sans trop de dégâts et pertes humaines, les Allemands repliés
    dans la vieille ville, la forteresse dAleth et sur l'île de Cézembre vont opposer une farouche résistance. Le dimanche 14 aout, la ville, le château, le Grand-Bé et Cézembre subissent un
    bombardement aérien par 150 bombardiers lourds Liberator.<br>
    <br>
    Le lieutenant Franz Küster demandera la reddition le lendemain lundi 14 aout, après un siège destructeur de près de 10 jours. La cité d'Aleth, à Saint-Servan de l'autre coté du port, abritant un
    réseau de blockhaus et où se trouve le commandement allemand ne se rendra que le jeudi 17 août. Une petite garnison retranchée dans l'île fortifiée de Cézembre, en face de Saint-Malo. continuera
    le combat, ne se rendant que le 2 septembre, après une série de nouveaux et intenses bombardements aériens et navals massifs avec une utilisation de bombes au napalm et au phosphore. Au lendemain
    de cette libération, la majeure partie de Saint-Malo intra-muros, la partie historique de la ville est totalement détruite.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 13 May 2011 21:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c43f02b46fd876c58ad465e347378dfa</guid>
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