Anita Ekberg : de la "Dolce Vita" à la misère noire

Publié le par Le Nouvel Observateur Jean-Frédéric Tronche

C'est l'histoire d'un paradoxe. Révélée par la "Dolce Vita", son quotidien est la misère, fuyant les paparazzi - terme inventé dans le film de Federico Fellini - son salut est aujourd'hui dans la médiatisation de sa vie privée... Car rien ne va plus pour Anita Ekberg. Ruinée, sans domicile, seule, elle n'a plus qu'à crier à l'aide.

 

Anita Ekberg :  de la "Dolce Vita" à la misère noireAnita Ekberg :  de la "Dolce Vita" à la misère noire

Pour relayer son appel, Massimo Morais, un administrateur mandaté par la justice italienne, vient de demander une aide à la Fondation Fellini. "La Fondation n'a pas encore répondu, poursuit Morais, mais je compte sur la solidarité de tous les bienfaiteurs qui voudront bien aider, même à un niveau modeste, une grande actrice qui le mérite vraiment". Et d'ajouter : "Ce n'est pas très élégant à dire, mais Mme Ekberg souffre d'un véritable manque de liquidités..." Encore un paradoxe pour cette Suédoise qui s'était révélée dans l'eau de la fontaine de Trevis en 1960 sous l'œil du Maestro, développant du même coup le désir des salles obscures...

De mariages désastreux en excès d'alcool Anita Ekberg, alias l'iceberg, dont Bob Hope dira que ses géniteurs mériteraient le Prix Nobel d'architecture, finit donc, à 80 ans, dans une chaise roulante, col du fémur cassé, et privée de sa maison, incendiée par des cambrioleurs...

L'ex-Miss Suède qui se dit "un peu seule", est bien loin de la plantureuse amazone qui avait transpercé d'une flèche le bras d'un photographe et fait feu sur un autre chasseur d'images devenu proie. Ironie du sort, près d'un million d'euros de pièces est jeté chaque année dans la fontaine romaine où fut tournée sa scène mythique. Une somme destinée... à des œuvres caritatives.

Publié dans Articles de Presse

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