Picardie : l'absentéisme de Wallerand de Saint-Just coûte cher aux partis

Publié le par Le Point

Le chef de file FN pour les élections municipales à Paris a été épinglé pour ses nombreuses absences au conseil régional de Picardie.

 

Le candidat du Front national pour les élections municipales à Paris Wallerand de Saint-Just

Le candidat du Front national pour les élections municipales à Paris Wallerand de Saint-Just

Le groupe UMP au conseil régional de Picardie a de nouveau mis en cause vendredi l'absentéisme dans cette assemblée de Wallerand de Saint-Just, candidat du FN à la mairie de Paris, qui a pour conséquence de diminuer les moyens financiers de tous les groupes politiques. Christophe Coulon, chef de l'opposition UMP sollicité par l'AFP après un article du Courrier picard, a expliqué qu'en 2012, quelque 12 000 euros d'indemnités n'avaient pas été versés aux élus de la région pour cause d'absentéisme, dont 8 000 pour le seul conseiller FN Wallerand de Saint-Just.

Conséquence selon Christophe Coulon : tous les groupes, majorité et opposition confondues, ont vu diminuer les moyens financiers dont ils disposent pour rémunérer leurs collaborateurs. Ce qu'il a déjà dénoncé plusieurs fois en séance au conseil régional. "Nous avions cette année 1 000 euros en moins sur notre enveloppe en fin d'année pour rémunérer nos collaborateurs dans le cadre d'un 13e mois, à cause des absences de M. de Saint-Just", a dit Christophe Coulon, à la tête du groupe Envie de Picardie (UMP et apparentés).

En effet, a-t-il expliqué, le montant de ces enveloppes à disposition des groupes (à se répartir en proportion du nombre d'élus) est directement indexé sur la somme des indemnités perçues par l'ensemble des élus, celle-ci chutant à mesure que les conseillers régionaux désertent les séances.

L'élu FN invoque des "convocations inopinées"

En 2012, les absences ont coûté 8 000 euros d'indemnités au conseiller FN, 4 000 au groupe socialiste et 300 pour Envie de Picardie, a détaillé l'élu UMP.

Joint par l'AFP, Wallerand de Saint-Just, avocat de profession et qui défend souvent le Front national, a invoqué "des convocations inopinées" pour plaider devant les tribunaux, et regretté que ces "motifs professionnels" ne soient pas retenus comme des excuses valables pour ne pas siéger. "Il y en a beaucoup qui vivent de la politique, (...) dont énormément de fonctionnaires qui ne perdent pas un centime en venant siéger. Et puis il y a des malheureux comme moi qui sont des professions libérales", a-t-il ajouté.

Ian Brossat, chef de file des communistes parisiens, alliés à Anne Hidalgo (PS) pour les municipales, en a profité pour s'en prendre au candidat frontiste. "Patriote de pacotille, monsieur de Saint-Just est à l'image du FN : fort en gueule dès lors qu'il s'agit de décrocher un poste et d'être devant les caméras, totalement absent quand il faut travailler et se préoccuper du sort des Français", a-t-il fustigé dans un communiqué.

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