Une cérémonie en mémoire des déportés

Publié le par Ouest France

Hier, élus et associations ont célébré le 69e anniversaire de la libération des camps de concentration et d'extermination.

 

Luc Bouard, maire; Alain Leboeuf, représentant le conseil général, Jean-Benoît Albertini, préfet, Stéphane Ibarra et Jean Laidet (6e position)

Luc Bouard, maire; Alain Leboeuf, représentant le conseil général, Jean-Benoît Albertini, préfet, Stéphane Ibarra et Jean Laidet (6e position)

La pluie et le vent se sont invités, hier, place François-Mitterrand, à la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation. Une cinquantaine de personnes sont venues assister à la célébration du 69e anniversaire de la libération des camps de concentration et d'extermination.

« C'est d'abord à celles et ceux qui ne sont pas rentrés de la terrible épreuve de la déportation que nous voulons penser, a souligné Martine Trémège, lors de la lecture du texte commun des associations de déportés. Persécutés, pourchassés, arrêtés ou raflés, dont des millions d'enfants, tous ont connu les conditions inhumaines des camps, la dégradation de l'être humain et la mort. »

« Pour le souvenir »

Ce texte a pris soin de rappeler les faits de la déportation, évoquant la radicalisation de 1944, tout en soulignant l'utilité du travail de mémoire dans la France d'aujourd'hui. « Dans nos sociétés où réapparaissent des actes xénophobes, racistes, antisémites et discriminatoires, les rescapés des camps de la mort rappellent toute l'importance des valeurs de solidarité, de fraternité et de tolérance qu'ils n'ont eu de cesse de promouvoir et de défendre depuis leur retour. Il appartient aux générations suivantes de préserver ces valeurs », a ainsi énoncé Martine Trémège.

Après un dépôt de gerbes par les officiels, Jean Laidet a souhaité prendre la parole. Déporté à Buchenwald, à 91 ans, il est l'un des derniers résistants vendéens encore en vie. « Être ici représente beaucoup de choses. Nous étions nombreux, mais aujourd'hui je suis seul, a-t-il confié à la sortie de la cérémonie. C'est important d'être présent, pour le souvenir. » L'homme continue d'évoquer le drame de la déportation à travers ses peintures, exposées notamment au musée des Deux victoires, à Mouilleron-en-Pareds.

 

Publié dans Articles de Presse

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