À Coat-Mallouën, s'était établi un Maquis

Publié le par Ouest France

À Coat-Mallouën, s'était établi un Maquis

C'était en été 44. Il y a 70 ans, le Maquis de Coat-Mallouën était attaqué par l'Armée allemande. Aujourd'hui, une cérémonie du souvenir a lieu à Saint-Connan.

C'est en forêt de Coat-Mallouën, à Saint-Connan et Plésidy, que s'est constitué le Maquis en juillet 1944.

C'est en forêt de Coat-Mallouën, à Saint-Connan et Plésidy, que s'est constitué le Maquis en juillet 1944.

L'histoire

Du 2 au 27 juillet 1944, dans la forêt de Coat-Mallouën, sur les communes de Plésidy et Saint-Connan, 240 hommes se regroupent. Parmi eux, figurent des Guingampais qui, depuis 1942, avaient entrepris de résister face à l'occupant allemand. Dont, notamment, Mathurin Branchoux, André et Joseph Le Cun, ou bien encore Jean Dathanat, qui oeuvrent pour l'Armée secrète et des jeunes de l'Institution Notre-Dame.

Il participe à la libération de Guingamp

Le 4 juillet, ils forment le Maquis de Coat-Mallouën. Et choisissent comme chef le lieutenant SAS Jean Robert, parachuté sur la base de Sam West (en forêt de Duault), lors du débarquement en Normandie. « Le Maquis, organisé grâce à des cadres issus des trois Armées et de la gendarmerie, connaît une vie comparable à celle menée à la caserne, relate le général Budet, président de l'Association des anciens et amis du Maquis de Coat-Mallouën. La logiste suit : matériel, popote... Il y a même un médecin, un dentiste, un aumônier. La nuit, ce sont embuscades et coups de main, à une trentaine de kilomètres pour éviter de faire repérer la base. »

Or, le 27 juillet, des unités de l'Armée allemande attaquent le Maquis. « L'ennemi, habitué à agir contre des maquisards qui tirent pour couvrir leur repli, est surpris, poursuit le général. Car ici, on résiste. » Le camp, en effet, a été judicieusement établi. « Les fusils mitrailleurs provoquent de lourdes pertes aux Allemands qui, de surcroît, tombent sur des zones minées. » Au bout de deux heures de combat, le lieutenant Robert ordonne le repli. Treize maquisards ont perdu la vie durant l'attaque.

Le 7 août, « pour la première fois dans l'histoire de la Résistance, le Maquis sert d'infanterie aux troupes alliées », raconte le président. En effet, ce jour-là, avec un effectif de 400 hommes, le maquis de Plésidy-Saint-Connan entre dans Guingamp, qui constitue alors le siège du poste de commandement du 74e corps d'Armée allemande. Une histoire retracée au sein du Musée de la Résistance en Argoat, au pôle de l'Étang-Neuf, à Saint-Connan.

Ce samedi, dès 10 h, ont lieu les cérémonies commémoratives marquant le 70e anniversaire des combats du Maquis de Coat-Mallouën, près de la stèle érigée à sa mémoire, à Saint-Connan.

Publié dans Articles de Presse

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