James Brady, blessé dans la tentative d'assassinat contre Reagan, est mort

Publié le par Ici Radio-Canada

James Brady, blessé dans la tentative d'assassinat contre Reagan, est mort
James Brady

James Brady

James Brady, cet ancien porte-parole de la Maison-Blanche qui avait été gravement blessé dans la tentative d'assassinat perpétrée contre le président Ronald Reagan en 1981, est mort à l'âge de 73 ans.

Sa femme, son fils et sa fille ont annoncé la nouvelle dans un communiqué publié lundi. La famille s'est contentée de souligner que M. Brady s'est éteint après une série de problèmes médicaux, sans donner de détails, ni dévoiler l'endroit où il se trouvait.

« Nous sommes immensément fiers de tout ce que Jim a accompli, que ce soit avant d'être blessé en ce jour fatidique de 1981, alors qu'il servait le président Ronald Reagan, ou dans les jours, les mois et les années qui ont suivi », ont-ils déclaré.

James Brady avait été atteint d'une balle de calibre .22 le 30 mars 1981, lorsque John Hinckley, Jr. avait tenté de tuer le président Reagan près de l'hôtel Hilton de Washington. Ce dernier avait fait son entrée à la Maison-Blanche deux mois plus tôt.

Le président Reagan s'est remis de ses blessures, à l'instar d'un membre des services secrets et d'un policier de Washington qui avaient aussi été atteints, mais la blessure au cerveau subie par James Brady a laissé des séquelles importantes. Paralysé, il a passé le reste de sa vie en fauteuil roulant. 

Photo prise après la tentative d'assassinat contre Ronald Reagan. En bas, à droite, deux hommes tentent de venir en aide à James Brady

Photo prise après la tentative d'assassinat contre Ronald Reagan. En bas, à droite, deux hommes tentent de venir en aide à James Brady

M. Brady n'est que brièvement revenu à la Maison-Blanche, mais il a pu conserver son titre de secrétaire de presse du président - et son salaire - jusqu'à ce que Ronald Reagan quitte son poste, en 1989. 

Il s'est ensuite beaucoup impliqué dans la lutte pour le contrôle des armes à feu aux États-Unis, ce qui s'est traduit notamment par l'adoption de la loi Brady, en 1993. Cette législation a imposé des vérifications de sécurité pour tout Américain souhaitant se procurer une arme à feu.

James Brady, surnommé Bear, a d'ailleurs laissé son nom à deux organisations sans but lucratif dans lesquelles il s'est longuement impliqué en compagnie de sa femme, Sarah, soit la Brady Campaign to Prevent Gun Violence et le Brady Center to Prevent Gun Violence.

La salle de presse de la Maison-Blanche porte aussi son nom.

« Je crois qu'il a révolutionné ce travail », a commenté le secrétaire de presse du président Obama, Josh Earnest. « Même après qu'il eut été blessé dans cette attaque contre le président, il a fait preuve de patriotisme et d'engagement envers le pays dans un dossier qui était important pour lui et auquel il tenait beaucoup. »

Nancy Reagan s'est aussi dite « profondément attristée » par la mort de James Brady. La femme de feu Ronald Reagan a souligné que son mari et elle avaient apprécié ses conseils avisés et sa compagnie lors de la campagne présidentielle de 1980. M. Brady, affirme-t-elle, « incarnait le courage et la persévérance ». 

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