Ukraine : la Russie a-t-elle envahi l'Ukraine ?

Publié le par Le Point

Kiev accuse Moscou d'une invasion "non dissimulée", des allégations confirmées par l'Otan qui a détecté "au moins un millier" d'hommes. La Russie dément.

Ukraine : la Russie a-t-elle envahi l'Ukraine ?

19 h 20. Selon le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon "est inquiet concernant des informations selon lesquelles les combats dans l'est de l'Ukraine gagnent le sud, près de la Mer d'Azov et de la Russie". "Si cela était confirmé, il s'agirait d'une escalade dangereuse de la crise en Ukraine", a-t-il ajouté. "La communauté internationale ne peut pas laisser la situation s'aggraver davantage."

18 h 49. Angela Merkel annonce que de "nouvelles sanctions" contre Moscou seront discutées par l'Union européenne.

18 h 43. L'Ukraine décide de relancer la conscription dès l'automne.

18 h 40. Les ambassadeurs auprès de l'Otan se réunissent d'urgence vendredi matin.

18 h 11. Le ministère de la Défense russe dément la présence de troupes russes dans l'est de l'Ukraine. Ces accusations "n'ont aucun rapport avec la réalité", a indiqué un porte-parole, le général Igor Konachenkov, à l'agence de presse russe Interfax. "Nous avons pris note de ces fausses informations et nous sommes dans l'obligation de décevoir leurs auteurs outre-Atlantique et leurs quelques soutiens en Russie, il s'agit d'un front uni dans la diffamation du ministère russe de la Défense", a-t-il accusé.

17 h 37. Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, dont le pays préside actuellement l'Union européenne, a appelé jeudi le président russe Vladimir Poutine pour dénoncer "l'entrée" des troupes russes en Ukraine. Selon un communiqué du Palais Chigi, "l'entrée de troupes russes en Ukraine" serait "une escalade intolérable dont les conséquences seraient très graves".

17 h 25. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a déclaré jeudi que la Russie s'exposait à de "nouvelles conséquences" si elle ne prenait pas un "cap différent" en Ukraine, où combattent actuellement plus d'un millier de soldats russes, selon l'Otan. "Je suis extrêmement préoccupé par les indices qui s'accumulent sur l'incursion à grande échelle de troupes russes dans le sud-est de l'Ukraine, en violation flagrante de la souveraineté de son voisin", a souligné David Cameron. "La communauté internationale a déjà averti la Russie du caractère totalement inacceptable et illicite qu'auraient des actes aussi provocateurs", a ajouté le Premier ministre.

16 h 12. Les autorités ukrainiennes ont affirmé jeudi que ses forces avaient eu un accrochage avec un groupe de reconnaissance entré sur son territoire depuis la Crimée sous contrôle russe depuis mars. "Mercredi soir, les gardes-frontière de la région de Kherson (...) ont combattu un groupe de reconnaissance venu depuis la Crimée et ont repoussé l'attaque", a indiqué le Conseil national de sécurité et de défense ukrainien dans un communiqué. La région de Kherson reliée à la Crimée par un isthme se trouve dans le sud de l'Ukraine. Elle n'a jusque-là connu aucun combat depuis le début il y a plus de quatre mois du conflit entre rebelles pro-russes et forces gouvernementales. Elle est située à plus de 400 kilomètres de la région de Donetsk (Est), épicentre des combats.

16 h 7. Le Conseil de sécurité de l'ONU va tenir une réunion d'urgence sur la crise en Ukraine jeudi à 16 heures GMT, après des informations selon lesquelles des troupes russes sont entrées en Ukraine.

14 h 14. Réunion électrique à l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). Kiev a renouvellé ses accusations d'invasion de l'Ukraine par la Russie. "La situation s'est aggravée de façon significative, nous avons enregistré une invasion directe des forces militaires russes dans les régions de l'est de l'Ukraine", a déclaré à la presse l'ambassadeur de Kiev Ihor Prokopchuk après une réunion spéciale de l'organisation basée à Vienne. Le diplomate ukrainien a cité "la prise de contrôle par des forces russes régulières de la ville de Novoazovsk et plusieurs autres villes proches". "Le scénario a été testé en Crimée", la région rattachée en mars à la Russie, a-t-il insisté. "Ce dont nous sommes témoins aujourd'hui est l'invasion, et l'entrée directe de forces russes dans la partie orientale de l'Ukraine, ce qui veut dire une confrontation directe."

Il n'y a "pas de soldats russes" en Ukraine, a assuré au contraire l'ambassadeur de la Russie à l'OSCE Andreï Kelin après la réunion. M. Kelin s'est borné à mentionner l'unité d'une "dizaine" de soldats dont Kiev avait annoncé l'arrestation mardi, et dont Moscou assure qu'ils se trouvaient en Ukraine de façon non intentionnelle. Moscou a toujours démenti les allégations d'intrusion en Ukraine, dont l'Otan et la Pologne affirment avoir la preuve. 

13 h 55. Plus de mille soldats russes combattent actuellement sur le territoire ukrainien et notamment dans la zone de Novoazovsk, a indiqué jeudi un haut responsable militaire de l'Otan, jugeant leur présence "très inquiétante". "Bien plus d'un millier de soldats russes combattent actuellement en Ukraine. Ils soutiennent les séparatistes, se battent avec eux" contre les forces armées ukrainiennes, a-t-il affirmé, disant se baser sur "une estimation très prudente".

13 h 41. Il n'y a "pas de soldats russes" en Ukraine, a déclaré l'ambassadeur russe à l'OSCE, Andreï Kelin, à l'issue d'une réunion de l'organisation à Vienne jeudi, alors que Kiev dénonce "une invasion directe". "Il n'y a qu'une unité" d'une "dizaine de "soldats russes ayant traversé la frontière de façon non intentionnelle il y a deux jours", a poursuivi le diplomate, en référence aux militaires dont Kiev avait annoncé l'arrestation mardi.

12 h 51. L'Union européenne s'est dite jeudi "extrêmement préoccupée" par les informations sur une incursion des forces russes en Ukraine. "Nous sommes extrêmement préoccupés par les derniers développements, notamment les informations sur le terrain", a déclaré au cours d'un point de presse Maja Kocijancic, porte-parole du service diplomatique de l'UE, alors que Kiev a affirmé que des "troupes russes" avaient pris le contrôle de la ville frontalière de Novoazovsk.

12 h 39. L'Ukraine a demandé jeudi à l'Union européenne de lui accorder une "aide militaire d'envergure" à la suite d'une "invasion russe non dissimulée", selon l'ambassadeur ukrainien auprès de l'Union européenne Konstiantyn Elisseïev. "Nous appelons à une session extraordinaire du Conseil européen le 30 août sur l'Ukraine [...]. Assez de connivence et d'apaisement de l'agresseur. La solidarité doit se matérialiser par des sanctions significatives et une aide militaire et technique d'envergure", a déclaré M. Elisseïev selon la page Facebook de l'ambassade ukrainienne auprès de l'UE. 

12 h 8. L'Ukraine a affirmé jeudi que des "troupes russes" avaient pris le contrôle de la ville frontalière stratégique de Novoazovsk, à 100 kilomètres au sud du bastion rebelle de Donetsk, où de violents affrontements ont eu lieu ces derniers jours. "Hier, les soldats russes ont pris le contrôle de la ville de Novoazovsk", cité côtière de 11 000 habitants à quelques kilomètres de la frontière russe, a indiqué le Conseil sur Twitter, ajoutant que plusieurs autres villages à proximité avaient également été capturés.

12 h 7. "La Lituanie condamne fermement l'invasion évidente du territoire de l'Ukraine par les forces armées de la Fédération de Russie" et "appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à examiner ce sujet immédiatement", a déclaré le ministère lituanien des Affaires étrangères. Selon ce pays balte, membre non permanent du Conseil de sécurité, les actions de Moscou "violent ouvertement la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, et sapent la sécurité à travers toute la région". Vilnius a appelé la Russie à "retirer immédiatement ses forces armées, ses armes et équipements du territoire souverain de l'Ukraine".

11 h 52. Le président ukrainien Petro Porochenko annule sa visite en Turquie à cause de la "détérioration rapide de la situation".

10 h 29. Les accusations d'"ingérence directe" pleuvent contre Moscou.

10 h 19. L'OSCE tiendra à 9 heures GMT ce jeudi une réunion spéciale consacrée aux "violations russes en Ukraine", a annoncé la mission américaine auprès de l'organisation internationale basée à Vienne. L'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) a confirmé de son côté la tenue d'une réunion consacrée "aux derniers développements en Ukraine", alors que les allégations se multiplient sur l'implication directe de soldats russes dans l'est du pays. 

9 h 41. Le président français François Hollande a souligné plus tard dans la matinée qu'une éventuelle présence de soldats russes dans l'est de l'Ukraine serait "intolérable et inacceptable", lors d'un discours devant les ambassadeurs français réunis à Paris.

8 h 36. L'ambassadeur américain en Ukraine, Geoffrey Pyatt, a accusé jeudi la Russie d'être "directement impliquée" dans les affrontements entre rebelles pro-russes et forces gouvernementales dans l'est du pays. "Un nombre croissant de troupes russes interviennent directement dans les combats sur le territoire ukrainien", a écrit M. Pyatt sur Twitter, ajoutant que Moscou était "désormais directement impliquée dans les affrontements" et avait envoyé "son système de défense antiaérienne le plus récent, qui comprend le Pantsir-S1", dans l'Est.

Mercredi soir, l'Otan et la Pologne ont affirmé avoir des preuves que des troupes régulières de l'armée russe opéraient en Ukraine, ce que Moscou a toujours démenti. Selon un diplomate de l'Otan, un système russe de missiles antiaériens a été détecté dans la région contrôlée par les séparatistes pro-russes.

Selon M. Lyssenko, l'armée russe a déployé un quartier général dans la localité de Pobeda, à 60 kilomètres de la frontière russe et 48 kilomètres de Donetsk, alors que cinq blindés et un camion de troupes sont entrés à Amvrosiïvka, à 70 kilomètres de Donetsk.

Selon l'armée ukrainienne, une colonne de 100 véhicules, "dont des chars, blindés, lance-roquettes multiples Grad", venue de Russie est arrivée dans une zone du sud de la région de Donetsk jusqu'ici relativement calme et où les combats font rage depuis lundi. L'armée a déploré treize morts en 24 heures dans ses rangs.

Publié dans Articles de Presse

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