Brigitte Bardot: Coquillages, Crustacés... et Harley-Davidson

Publié le par Le Figaro par Bertrand Guyard

Brigitte Bardot: Coquillages, Crustacés... et Harley-Davidson

De La Madrague aux chansons sur mesure de Serge Gainsbourg en passant par la reprise de Tu veux ou tu veux pas de Marcel Zanini, Le Figaro présente un florilège de la discographie de BB.

En 1967, Brigitte Bardot chante pour la première fois Harley-Davidson de Serge Gainsbourg

En 1967, Brigitte Bardot chante pour la première fois Harley-Davidson de Serge Gainsbourg

Plus encore peut-être que sa filmographie, les chansons de Brigitte Bardot signent son tempérament de feu. De son propre aveu, BB s'est beaucoup amusée à jouer à la chanteuse. En 1963, Je me donne à qui me plaît est ouvertement provocateur.

Puis Serge Gainsbourg lui compose des petits chefs-d'œuvre. Je t'aime moi non plus, écrite à la demande expresse de BB, sonne la fin de leur amour. Pourtant un an plus tard le musicien écrit Bonnie and Clyde, une métaphore sur leur couple maudit.

Avec Jeanne Moreau, elle interprète Les petites femmes de Paris, le symbole pour toujours du charme des parisiennes. On croyait que Marcel Zanini avait écrit Tu veux ou tu veux pas pour un homme. Que Nenni, Brigitte reprend à son compte la séduisante nonchalance du Jazzman. BB c'était comme ci ou comme ça.

Pour le 80e anniversaire de BB, redécouvrez les chansons qui autant que ses films ont participé de son mythe.

Je me donne à qui me plaît (1963)

Fini Roméo et Juliette. Cinq ans avant mai 68, vingt ans avant La Femme libérée de Cookie Dingler, Brigitte Bardot jette les fondements de la libération sexuelle de la femme.

Moi je joue (1964)

«Sans tricher, je vous le promets, j'ai gagné, tant pis c'est bien fait...»Tous les hommes ont un jour rêver d'aimer la Bardot. Elle jouait et elle gagnait. Casanova avait changé de sexe.

Bubble Gum (1965)

«Aimer toujours le même homme, c'est des histoires à la gomme...» Dès 1965 Serge Gainsbourg compose des chansons taillées sur mesure pour celle que la France et le monde entier considèrent comme une bombe sexuelle.

Je t'aime...moi non plus (1967)

Gainsbourg l'a écrite en pensant à Bardot. Cette chanson coïncida avec la rupture entre les deux monstres sacrés. On retiendra un paradoxe de ce poème érotique: «L'amour physique est sans issue...»

Harley-Davidson (1967)

Si il ne doit rester qu'une chanson de Brigitte Bardot, ce sera celle-là. Les paroles trépidantes de Gainsbourg sont fantasmatiques. Elles vrombissent dans la bouche de l'actrice. Et c'est vrai elle n'avait plus besoin de personne en Harley-Davidson.

Bonnie and Clyde (1968)

Gainsbourg et Bardot s'identifient au couple maudit de truands, Bonnie Parker et Clyde Barrow. Une histoire qui a mal fini...

Ah! Les Petites Femmes de Paris (1965)

Tiré d'une scène du film de louis Malle Viva Maria, Ah! Les Petites Femmes de Paris, interprétée par le duo Jeanne Moreau-Brigitte Bardot est le symbole du charme des françaises. À croire qu'elles ont inspiré Kiraz et ses parisiennes.

Tu veux ou tu veux pas (1970)

Le petit chef d'œuvre jazzy de Marcel Zanini décliné au féminin. Elle veut un jour, elle ne veut plus le lendemain, c'était comme ci, c'était comme ça, c'était BB.

Ay que viva la sangria (1968)

Un rythme qui vous emmène dans les férias du sud de la France. «Une fille se lève et se met à danser..», BB crée ici une chanson à danser avec joie et frénésie, un verre de sangria à la main.

Publié dans Articles de Presse

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