Mystères à Hollywood ! L'affaire Marilyn Monroe

Publié le par Allo Ciné par Olivier Pallaruelo

Mystères à Hollywood ! L'affaire Marilyn Monroe

Si Hollywood est une machine à créer du rêve, l'envers du décor est parfois sordide...Cette semaine, retour sur la tragique disparition d'une icône du cinéma : Marilyn Monroe. Suicide...ou assassinat ?

Mystères à Hollywood ! L'affaire Marilyn Monroe

Si Hollywood est une machine à créer du rêve, l'envers du décor est parfois sordide, avec son lot d'énigmes et d'affaires criminelles non résolues...Cette semaine, plongée de notre série feuilletonnante sur la disparition tragique d'une icône du cinéma : Marilyn Monroe.

Marilyn Monroe, suicide ou assassinat ?

Qui était-elle ?

On ne va pas vous faire l'affront de trop vous décrire qui était Marilyn Monroe. Née Norman Jean Baker le Ier juin 1926, Marilyn fut une actrice iconique et authentique Sex Symbol d'Hollywood. En trente films que compte sa carrière, celle-ci est constellée d'oeuvres devenues des classiques du 7e Art : La Rivière sans retour, Niagara, Sept ans de rélfexion, Les Hommes préfèrent les blondes, Certains l'aiment chaud...Côté vie privée, elle fut également réputée pour collectionner les conquêtes : le joueur de baseball Joe Di Maggio qui lui restera fidèle jusqu'à sa mort, le dramaturge Arthur Miller, sans oublier bien entendu les frères Kennedy, John et Robert...

L'affaire

Le 5 août 1962, le sergent Jack Clemmons de la police de Los Angeles reçoit un appel téléphonique à 4h25 du Dr. Ralph Greenson, psychiatre des stars d'Hollywood et accessoirement celui de Marilyn Monroe, qu'elle a beaucoup vu durant les mois précédant sa mort. L'actrice est découverte nue, dans son lit, la main encore sur le combiné téléphonique. Le médecin légiste conclut alors à un empoisonnement aux barbituriques, et à un "suicide probable".

Photo prise par le LAPD dans la chambre à coucher de Marilyn, où elle fut retrouvée. Le policier pointe du doigt la collection de barbituriques et autres somnifères de l'actrice, posés sur sa table de chevet

Photo prise par le LAPD dans la chambre à coucher de Marilyn, où elle fut retrouvée. Le policier pointe du doigt la collection de barbituriques et autres somnifères de l'actrice, posés sur sa table de chevet

Les théories

Toutes les spéculations, et-ce dès les années 1960, découlent d'un mot : "probable". Il existe des dizaines et des dizaines de livres ayant traité de la mort de Marilyn Monroe, certains avancant des théories intéressantes, bien qu'il soit impossible de toutes les résumer.

Dès le décès de la star émerge la thèse d'un complot pour assassiner la star. C'est que l'enquête possède des ratés qui interpellent, de même que des détails étranges. On s'interroge ainsi sur la très grande quantité de pilules de Nembutal ingurgités; une dose tellement massive qu'elle serait capable de tuer une dizaine de personnes. On s'interroge sur le temps passé par le Dr Ralph Greenson, Eunice Murray (la gouvernante de Marilyn) avant de prévenir la police : près de cinq heures. Pourquoi autant de temps ? Pourquoi le relevé téléphonique de Marilyn a-t-il disparu cette nuit là ?

L'absorption d'une surdose de pilules de Nembutal en vue de se donner la mort est donc la version officielle qui sera donnée du décès de Marilyn. Peu après la mort de l'actrice, le procureur chargé de l'enquête, John Miner, aurait obtenu du psychiatre de la star, le Dr. Ralph Greenson donc, qu'il lui passe les enregistrements faits des séances de Marilyn sur son divan, et en aurait pris des notes.

Photo de la chambre à coucher de Marilyn, prise par le LAPD

Photo de la chambre à coucher de Marilyn, prise par le LAPD

Selon lui, il serait évident "qu'il n'était absolument pas possible que cette femme se soit suicidée. Elle a des projets bien précis pour son avenir, elle sait exactement ce qu'elle veut faire". Le procureur estime que l'actrice a été assassinée : après l'avoir endormie par quelque chose dans son verre, on lui aurait administré du Nembutal dissous dans de l'eau, à forte dose, sous forme de lavement. Les affirmations du procureur Miner seront contredites par plusieurs témoins, dont l'ancien substitut du procureur et la veuve du psychiatre Ralph Greenson, qui a affirmé que son mari n'avait jamais évoqué l'existence de ces bandes.

Une autre hypthèse voudrait que ce surdosage de Nembutal soit accidentel, voire même le résultat d'une erreur médicale du Dr Ralph Greenson et Eunice Murray, la gouvernante. C'est la thèse de Donald Spoto, l'auteur de Marilyn Monroe: la biographie, en 1993. Ces derniers lui auraient administré un lavement à l'hydrate de chloral (pour dormir), ignorant qu'elle avait absorbé, préalablement du Nembutal. Or, le mélange de ces deux substances peut se révéler fatal.

La thèse de l'assassinat fut également renforcée par le fait qu'on ne trouva aucun verre à côté du lit (utile pour avaler les cachets...), et que le médecin légiste ne trouva aucune trace de poudre ou pilule dans le corps de l'actrice, ce qui laisse à penser qu'elle n'aurait pas elle-même avalé le Nembutal.

La Une du Los Angeles Times, le 6 août 1962

La Une du Los Angeles Times, le 6 août 1962

Un homicide maquillé en suicide ? Possible. On cite pêle-mêle la CIA, le FBI, même John et Robert Kennedy, qui se partageaient l'actrice. Ceux qui avaient des doutes sur cette / ces liaisons furent fixés lorsque l'actrice déboula au Madison Square Garden en avril 1962 chanter un torride Happy Birthday à JFK...Marilyn avait aussi pris l'habitude de prendre des notes sur ses rencontres avec le clan Kennedy. Peut-être y'a-t-il eu la confidence de trop sur l'oreiller ? On sait d'ailleurs que l'actrice était sur écoute, pour le plus grand plaisir du patron du FBI, Hoover, qui détestait les Kennedy.

Une autre piste enfin accuse la mafia, en particulier Sam Giancana, parrain de Chicago, avec qui Marilyn avait passé la soirée, peu de temps auparavant. Pour l'anecdote, durant le gouvernement Kennedy, la CIA recruta Giancana et d’autres mafieux pour assassiner le président cubain Fidel Castro. Giancana nourrissait des liens étroits avec les Kennedy; JFK lui-même sollicita son aide par l'entremise de Frank Sinatra lors du congrès démocrate qui préparait les élections de 1960. Selon Don Wolfe, auteur de Marilyn : enquête sur un assassinat, le commanditaire de cet homicide n'est autre que Robert Kennedy, qui aurait même été présent lors de l'injection léthale...

52 ans après, que reste-t-il ? Beaucoup de thèses, certaines passionnantes. Mais une seule version officielle malgré tout : "suicide probable"...

Publié dans Articles de Presse

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