Ukraine: première victime depuis le cessez-le-feu

Publié le par L'Express

Le cessez-le-feu entre les séparatistes et les forces ukrainiennes semble de plus en plus menacé notamment à Marioupol où de nombreux combats ont eu lieu ainsi qu'à Donetsk où des tirs ont été entendus ce dimanche. Une personne est morte. 

es Occidentaux sont plutôt sceptiques face à ce cessez-le-feu En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ukraine-le-cessez-le-feu-fragilise-par-de-nouveaux-combats_1573568.html#YioZv5fkoMpJOzpZ.99

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Combien de temps va durer le cessez-le-feu entré en vigueur vendredi? Ce dimanche, des tirs d'artillerie se sont produits près de l'aéroport de Donetsk, chef-lieu de la rébellion prorusse dans l'est de l'Ukraine. L'origine des tirs n'a pas encore pu être établi. 

Parallèlement, de nouveaux combats étaient redoutés dans l'est du pays. L'armée et les séparatistes prorusses se sont affrontés tard samedi à la limite de Marioupol. Une femme a été tuée et trois habitants blessés, a indiqué le maire de la ville. Il s'agit donc de la première victime depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Tôt ce dimanche, le calme était revenu, mais les signes des combats de la nuit étaient bien visibles près du point de contrôle ukrainien, à la sortie est de la ville.  

Ce dernier était toujours occupé par les forces ukrainiennes. Une vingtaine d'hommes étaient visibles, ainsi que trois chars. "Les tirs ont commencé vers 22H30" (19H30 GMT), a expliqué Pacha, un combattant du bataillon de Vinitsa. "Ils (les prorusses) tiraient avec quatre obusiers. Ils ont tiré sur le checkpoint et sur les tentes", ajoute-t-il, assurant que les militaires ukrainiens n'ont "pas eu de pertes". "Vous voyez quel genre de cessez-le-feu il y a du côté russe", ironise-t-il, soulignant ne pas savoir "ce qui va se passer aujourd'hui". 

Les Occidentaux sceptiques face au cessez-le-feu

Beaucoup d'habitants de la zone étaient venus aux nouvelles à pied, à vélo, et inspectaient les dégâts. "Je n'ai pas entendu parler de pertes chez les civils car tout le monde s'est enfui d'ici" pendant les tirs, dit l'un d'eux, Vassili, chômeur de 34 ans, les mains pleines de débris d'obus. 

Quelques heures avant ces événements, les présidents ukrainien Petro Porochenko et russe Vladimir Poutine avaient estimé au cours d'un entretien téléphonique que le cessez-le-feu signé vendredi à Minsk était "globalement respecté". Destiné à mettre fin à un conflit de près de cinq mois dans cette région ayant fait, selon l'ONU, 2600 morts et provoqué le départ d'un demi-million de réfugiés et déplacés, ce cessez-le-feu avait été accueilli avec scepticisme par les Occidentaux. 

"La Russie entretient le conflit"

La proclamation du cessez-le-feu constitue un succès pour les insurgés et la Russie, dans la mesure où il semble entériner la perte pour Kiev de plusieurs villes de l'Est après l'avancée victorieuse ces dernières semaines des rebelles, aidés sur le terrain par des militaires russes, selon les Occidentaux. 

Les rebelles ont exigé samedi leur "indépendance" après les négociations vendredi à Minsk entre le "groupe de contact" composé de l'Ukraine, de la Russie et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et les séparatistes. 

Ce Dimanche, Amnesty International a renvoyé dos à dos les belligérants: "Toutes les parties au conflit se sont montrées indifférentes à l'égard de la vie des civils et négligent de manière flagrante leurs obligations internationales", a dénoncé le secrétaire général de l'association Salil Shetty. Photos satellite à l'appui, Amnesty estime en outre qu'il apparaît "clairement que la Russie entretient le conflit, aussi bien par son ingérence directe que par le soutien qu'elle accorde aux séparatistes dans l'est de l'Ukraine". 

De nouvelles sanctions prévues contre la Russie

La trêve annoncée à Minsk n'a d'ailleurs pas convaincu les Occidentaux, qui ont accusé ces derniers jours la Russie d'avoir déployé des troupes régulières dans l'est de l'Ukraine, même si Moscou a toujours démenti toute implication sur le terrain. 

Les 28 Etats membres de l'Union européenne se sont mis d'accord vendredi soir pour de nouvelles sanctions contre la Russie, qui seront formellement adoptées lundi. Mais la Russie a averti samedi qu'elle réagirait en cas de nouvelles sanctions économiques. 

Publié dans Articles de Presse

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