La Maison Blanche coupe les prestations sociales versées à des criminels nazis

Publié le par i24 News

Des criminels de guerre auraient reçu des millions de dollars de la part des Etats-Unis
 

"Des juifs étrangers, pour la plupart polonais, descendent d'un train, à Pithiviers, en mai 1941, pour être conduits dans un camp de transit, avant d'être déportés dans des camps de concentration nazis."

"Des juifs étrangers, pour la plupart polonais, descendent d'un train, à Pithiviers, en mai 1941, pour être conduits dans un camp de transit, avant d'être déportés dans des camps de concentration nazis."

Des dizaines de criminels de guerre présumés auraient reçu des millions de dollars sous forme de prestations sociales de la part des Etats-Unis après avoir été poussés à quitter le pays, selon une enquête de l'Associated Press.

Les paiements, effectués aux frais des contribuables américains et permis par un vide juridique, ont été utilisés comme moyen de pression par le département de la Justice pour convaincre les immigrés nazis de quitter les Etats-Unis.

S'ils acceptaient de partir avant d'être expulsés, ils conservaient le droit de percevoir leurs prestations sociales, selon les documents internes du gouvernement américain et des interviews.

Parmi les bénéficiaires, des membres des SS qui gardaient les camps nazis, où des millions de Juifs ont été exterminés ; un scientifique qui a utilisé des travailleurs forcés pour faire avancer ses recherches pendant le Troisième Reich; et un collaborateur des nazis qui a préparé l'arrestation et l'exécution de milliers de Juifs en Pologne.

Il reste au moins quatre bénéficiaires vivants, dont Martin Hartmann, un ancien SS au camp de Sachsenhausen en Allemagne, et Jakob Denzinger, qui patrouillait dans le camp d'Auschwitz en Pologne.

Hartmann a quitté l'Arizona pour s'installer à Berlin en 2007 après avoir été déchu de sa nationalité américaine. Denzinger a quitté l'Ohio en 1989 pour s'installer en Allemagne après avoir appris la procédure de dénaturalisation qui était entreprise à son encontre. Il s'est rapidement installé en Croatie et où il vit dans un spacieux appartement. Denzinger n'a pas souhaité répondre aux questions des journalistes, mais son fils, qui vit aux Etats-Unis, a confirmé que son père reçoit des paiements de sécurité sociale américaine et a dit qu'il les méritait.

Les accords ont permis à l'unité de recherche des nazis du ministère de la Justice, le Bureau des enquêtes spéciales, de contourner de lourdes procédures et ainsi d'accelérer le processus d'expulsion des nazis des États-Unis.

Réactions du centre Simon Wisenthal

Rabbi Marvin Hier, fondateur et directeur de la Centre Simon Wiesenthal de Los Angeles, a déclaré qu'il fallait mettre un terme a cette procédure.

De son côté, Efraïm Zuroff, chasseur de nazi et directeur du centre Simon Wisenthal à Jérusalem a expliqué les termes de ce "compromis" passé entre les immigrés nazis et les autorités américaines.

"Les Etats-Unis ne pouvaient pas juger les nazis puisque leurs crimes ont été commis à l'extérieur du pays et que leurs victimes n'étaient pas des citoyens américains", a indiqué Efraïm Zuroff.

"Le département américain de la Justice a trouvé le compromis suivant: inculper ces immigrés nazis pour violation des lois de l'immigration et les expulser. Afin de faciliter leur départ, les Américains ont jugé bon de parvenir à un accord avec les nazis leur permettant de conserver leurs droits et de profiter des avantages qui leur revenaient après avoir travaillé plusieurs années aux Etats-Unis à condition qu'ils quittent le pays de leur plein gré", a commenté M. Zuroff. "L'argent reçu par les nazis n'était en aucun cas l'argent de familles juives", a-t-il précisé dans une interview à i24news.tv.

Réponse de la Maison Blanche

La Maison Blanche a annoncé lundi que des nazis ne devraient pas recevoir ces prestations de sécurité sociale et qu'elle va couper les avantages dont pourraient bénéficier des criminels de guerre qui séjournent à l'étranger.

Publié dans Articles de Presse

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