Enquête exclusive. Le tortionnaire de la gestapo est mort en Allemagne

Publié le par Ouest France

Enquête exclusive. Le tortionnaire de la gestapo est mort en Allemagne

Jacques Vasseur a sévi à Angers et dans la région. De nombreuses familles de victimes se posaient la question: l'ex-collabo accusé de 310 déportations était-il encore vivant ?

Sur cette photo, Jacques Vasseur, entouré d'autres sbires de la Gestapo angevine, porte le numéro 8. | Archives départementales du Maine-et-Loire

Sur cette photo, Jacques Vasseur, entouré d'autres sbires de la Gestapo angevine, porte le numéro 8. | Archives départementales du Maine-et-Loire

Après plusieurs jours de recherche pour mieux connaître le parcours de Jacques Vasseur, nous nous sommes rendus en Allemagne pour tenter de répondre à une question : l'ancien collaborateur, accusé à la Libération de 430 arrestations, 310 déportations et 230 morts, était-il encore vivant ? Jacques Vasseur vivait dans le plus strict anonymat à Heidelberg, où il s'était réfugié à sa sortie de prison en 1983, tentant d'oublier le passé.

Au service de l'état-civil de la mairie d'Heidelberg, nous avons obtenu la preuve de son décès, le 7 février 2009, sous la nationalité allemande. Au cimetière, son urne repose auprès de la tombe du ministre de l'armement Albert Speer.

Jacques Vasseur est mort sans descendance.

Mort quelques mois après la sortie d'un livre

Condamné à mort puis gracié, il s'était réfugié pendant 17 ans à Lille, où il a vécu dans un grenier.

Fin 2008, le journaliste Dominique Jamet avait consacré un livre à ce personnage tristement célèbre, intitulé Un traitre. Jacques Vasseur est décédé quelques mois plus tard...

Le regard de l'historien Marc Bergère

Le récit complet de notre enquête est à lire lundi 17 novembre dans Ouest-France, version tablette et smartphone

Publié dans Articles de Presse

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