Yves Montand

Publié le par Gala

Yves Montand

Métier : acteur, chanteur - Date de naissance : jeudi 13 octobre 1921 (age: 70 ans) - Date de décès : samedi 9 novembre 1991 - Pays : Italie.

Yves Montand

Yves Montand incarne pour beau­coup le modèle italien, char­meur et volu­bile. Mais derrière l’ar­tiste aux multiples talents, chan­teur, danseur, acteur et produc­teur, appa­raît l’homme, vulné­rable, grande gueule, parfois maladroit, toujours épris de justice.

Yves Montand (Ivo Livi, de son vrai nom) naît en Italie le 13 octobre 1921, un an avant l’ar­ri­vée de Musso­lini au pouvoir. Issu d’une famille ouvrière mili­tante, l’en­fant intègre très tôt le combat poli­tique et social comme fil rouge de toute sa vie. 

À 17 ans, il débute comme chauf­feur de salle dans un caba­ret de music-hall à Marseille, et chante déjà Trenet et Cheva­lier. En 1944, il fait la connais­sance d’Édith Piaf, chante Prévert (« Les feuilles mortes ») et crée son style, la danse, les claquettes, le one-man-show.

Puis il croise le destin de l’ac­trice star Simone Signo­ret (épouse du réali­sa­teur Yves Allé­gret, et maman de Cathe­rine Allé­gret). À partir de cette fusion, amou­reuse (il épouse Simone en 1951), artis­tique, intel­lec­tuelle et mili­tante (il fréquente Sartre et de Beau­voir), Yves Montand s’en­gage plus avant dans une carrière à double fond, le cinéma et l’en­ga­ge­ment poli­tique.

Le public français, et bien­tôt inter­na­tio­nal, se prend à vibrer aux inter­ven­tions répé­tées du couple Signo­ret-Montand dans les médias, d’abord en faveur du système commu­niste (avant de s’en éloi­gner, déçu de son appli­ca­tion dans le bloc de l’Est), puis en faveur de la défense des droits de l’homme. 

À partir des années 1960, Yves Montand inté­resse les grands noms du cinéma (Resnais, Lelouch, Melville, Oury…) et multi­plie les colla­bo­ra­tions fémi­nines (Mary­lin Monroe, Romy Schnei­der, Cathe­rine Deneuve…). Trois réali­sa­teurs vien­dront asseoir sa desti­née et confir­mer l’épais­seur de ses inter­pré­ta­tions : Costa-Gavras (« Z », 1969 ; « L’aveu », 1970) l’ins­talle dans des person­nages de pouvoir, acca­blés et taiseux. Claude Sautet lui offre des carac­tères ardents et maladroits (« César et Rosa­lie », 1972). Plus tard, Claude Berri verra en Montand vieillis­sant (1985) le papet retors et vulné­rable de Marcel Pagnol.

Les années 1980 sont pour Yves Montand celles des grands boule­ver­se­ments, des chagrins (Simone Signo­ret, malade, décède en 1985) et des joies : son assis­tante Carole Amiel, avec qui il vit depuis 1982, donne nais­sance à leur fils, Valen­tin, le 31 décembre 1988. 

Mais l’ac­teur, lui-même souf­frant, meurt quelque temps plus tard d’un infar­c­tus, le 9 novembre 1991, sur le tour­nage d’un film de Beineix. Le couple Montand-Signo­ret repose désor­mais au Père-Lachaise, à Paris.

Publié dans Articles de Presse

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