La Résistance en parité au Panthéon

Publié le par L'avenir

La Résistance en parité au Panthéon

Deux hommes et deux femmes vont entrer ce mercredi au Panthéon: la France honore la Résistance, et veille à la parité.

Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, ou Victor Hugo reposent déjà sous le dôme du Panthéon

Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, ou Victor Hugo reposent déjà sous le dôme du Panthéon

Le président socialiste de la République française, François Hollande va exalter ce mercredi «l’esprit de Résistance» lors de l’entrée de quatre figures de la lutte contre l’occupation nazie au Panthéon, où la France honore les grands personnages qui ont marqué l’histoire républicaine.

Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay vont y rejoindre Voltaire et Jean-Jacques Rousseau, mais aussi notamment Jean Moulin et René Cassin (cf. ci-contre), à l’occasion de la journée nationale de la Résistance.

Selon son entourage, François Hollande va prononcer un discours «important» pour appeler à l’unité de la Nation et invoquer «l’esprit de Résistance», quatre mois après les attentats de Paris.

Ces attaques contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, un magasin cachère et des policiers avaient provoqué une vague d’émotion et des manifestations dans toute la France.

«La France à terre»

Il revient aux présidents de la République de choisir les personnalités jugées dignes d’entrer au Panthéon: c’est leur manière d’afficher leur propre vision de l’histoire et de la «grandeur» de la France. Septante-et-un hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, ou scientifiques reposent actuellement dans ce temple laïque, au cœur du Quartier latin.

François Hollande, pressé de «faire entrer le peuple» dans un monument historique plus fréquenté par les touristes étrangers que par les Français, a décidé d’innover en y nommant quatre personnes d’un coup, et en respectant une parité symbolique: deux hommes et deux femmes.

Il s’agit d’honorer quatre personnes «qui ont incarné les valeurs de la France quand elle était à terre», a expliqué le président de la République, le 21 février 2014, lors d’une cérémonie en mémoire de la Résistance.

Deux cercueils sans dépouilles

Les cercueils des résistantes Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz ne contiendront que de la terre de leur tombe: leurs familles ont souhaité les garder dans les cimetières où elles sont inhumées.

Un cas similaire s’était produit en 2011, lorsque le président Nicolas Sarkozy avait voulu honorer le poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire. Selon les volontés de ce militant anticolonialiste et défenseur de la cause noire décédé en 2008, il est resté inhumé en Martinique, dans les Antilles françaises, mais une plaque à son nom a été apposée à l’intérieur du Panthéon.

Publié dans Articles de Presse

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