Patachou, la Lady de la chanson française, est morte

Publié le par Boursorama

Interprète de caractère et découvreuse de talents, dont Georges Brassens, elle s’est éteinte, jeudi 30 avril, à l’âge de 96 ans.

Henriette Ragon, dite Patachou (au centre), entourée de Michel Legrand (à gauche) et de Philippe Bouvard sur la scène de Bobino à Paris en mars 1991

Henriette Ragon, dite Patachou (au centre), entourée de Michel Legrand (à gauche) et de Philippe Bouvard sur la scène de Bobino à Paris en mars 1991

La Bague à Jules, Voyage de noces, Maman, papa : Patachou était chanteuse, une interprète rigoureuse à la voix sensuelle et vibrante, mais bien plus, partageuse, traqueuse de talents, aventureuse, femme de cabaret, étoile d’une France identifiée à sa vie nocturne autant qu’à son sens poétique. Henriette Ragon, dite Patachou, a quitté le monde des vivants, le 30 avril. Née le 10 juin 1918 à Paris, dans le quartier de Ménilmontant, fille d’un artisan céramiste, elle était âgée de 96 ans. Elle fut dactylo aux éditions musicales Raoul Breton (celles de Charles Trenet) avant guerre, puis ouvrière, pâtissière, marchande de légumes, avant d’ouvrir avec son mari antiquaire, Jean Billon, un restaurant dans une ancienne pâtisserie de la rue du Mont-Cenis à Montmartre, Le Patachou. Sa spécialité alors, c’est de couper les cravates des clients, avant de les accrocher au plafond. Les noctambules adorent, anonymes ou célèbres, tel Maurice Chevalier, un voisin qui aime sa gouaille et la pousse à chanter. Le Patachou devient cabaret, il rebaptise la patronne Lady Patachou, et on y reprend des chansons gaillardes et refrains à la mode, des ritournelles, Rue Lepic ou Un gamin de Paris.

Passée par le Central de la chanson, Patachou, toujours Lady, se produit en vedette américaine d’Henry Salvador à l’ABC en 1951. Elle y triomphe en interprétant en comédienne Mon Homme, succès de Mistinguett en 1920. Puis, elle est en vedette à Bobino, où le patron du cabaret Les Trois Baudets, Jacques Canetti...

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