Laura Anto­nelli, décès d'une icône au parcours tour­menté

Publié le par Gala par Nicolas Deschamps

Laura Anto­nelli, décès d'une icône au parcours tour­menté

L'ex-compagne de Jean-Paul Belmondo avait 74 ans. Laura Anto­nelli aura eu une vie hors du commun. De sa Croa­tie natale aux plateaux de tour­nage, le sex-symbol de l'Italie des années 70 a fina­le­ment terminé sa course au bord de la Médi­ter­ra­née.

 

Laura Anto­nelli, décès d'une icône au parcours tour­mentéLaura Anto­nelli, décès d'une icône au parcours tour­menté

Laura Anto­nelli avait 74 ans. Ancienne star du cinéma italien, ex-sex-symbol de tout un pays, elle s'est fina­le­ment éteinte à Ladis­poli, une petite ville côtière située à 40 kilo­mètres de Rome. C'est là-bas, dans un « immeuble moche », comme le décri­vait l'Express en 2011, que la comé­dienne a vécu en recluse durant les années précé­dant sa mort.

Rien ne prédes­ti­nait cette jeune Italienne, née en Croa­tie, à la carrière étoi­lée qu'elle a vécue. Car avant de fouler les plateaux des plus grands réali­sa­teurs, Laura se retrouve inter­née avec sa famille dans un camp de réfu­giés slaves. De durs souve­nirs qu'elle parvient à mettre de côté pour deve­nir insti­tu­trice. Cette carrière n'est cepen­dant que de courte durée. Très vite, la jeune femme attire l'œil de la caméra.

Laura Anto­nelli, décès d'une icône au parcours tour­mentéLaura Anto­nelli, décès d'une icône au parcours tour­menté

Elle débute à la télé­vi­sion, dans la série Caro­sello, au début des années 60 et se retrouve rapi­de­ment propul­sée au grand écran. Laura tourne ainsi dans le premier long métrage de sa carrière en 1964, une quaran­taine de films suivra. C'est au cours de l'un d'entre eux, Mariés de l'an II, qu'elle croise la route de Jean-Paul Belmondo. Les deux comé­diens tombent sous le charme l'un de l'autre. Leur histoire d'amour durera huit ans. Durant cette période, où tout lui réussi, Laura Anto­nelli tourne pour les plus grands: Chabrol, Visconti, etc. Elle reçoit des prix, est consi­dé­rée comme l'une des plus belles femmes d'Italie et semble vouée à une carrière sans fin.

La fête, les excès, la chirur­gie et la drogue ont cepen­dant raison d'elle. Elle se sépare de Bébel, ne tourne plus autant et voit même la police débarquer dans sa villa de Cerveti. Nous sommes en 1991 et 36 grammes de cocaïne sont retrou­vés chez elle. Condam­née à trois ans et demi de prison, elle purge le début de sa peine en rési­dence surveillée et tente à tout prix de faire appel de la déci­sion. La justice lui donnera raison six ans plus tard. Inno­cen­tée, ce procès lui aura presque tout coûté. Elle démé­nage donc dans ce petit immeuble de Ladis­poli et vit fina­le­ment avec 1500 euros par mois selon le Corriere della Sera. Ses proches décrivent quant à eux à l'Express une femme « obèse », dont « le regard velouté a disparu sous les plis d'un visage ravagé par l'alcool, la drogue et la chirur­gie esthé­tique ». Une bien triste fin pour cette jeune insti­tu­trice origi­naire de Croa­tie parve­nue à côtoyer les plus grands noms du cinéma.

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