Laura Antonelli. La star italienne des années 70-80 est morte à 73 ans

Publié le par Ouest France

Laura Antonelli. La star italienne des années 70-80 est morte à 73 ans

L'actrice italienne Laura Antonelli, 73 ans, a été retrouvée morte lundi à son domicile à Ladispoli, non loin de Rome. Les causes de son décès n'ont pas été communiquées.

L'actrice italienne Laura Antonelli est décédée à 74 ans, seule à son domicile de Ladispoli

L'actrice italienne Laura Antonelli est décédée à 74 ans, seule à son domicile de Ladispoli

Peut-être cette affiche de film vous dit-elle quelque chose : elle présente des hanches parfaites vues de dos, avec les ouïes d'un violoncelle en surimpression - une idée directement inspirée d'une célèbre photo de Man Ray. 

Ces hanches sont celles de Laura Antonelli, jeune actrice italienne qui a déjà tourné quelques petits rôles dans des séries B pour le cinéma ou la télévision, ainsi que pour des romans-photos. En cette année 1971, elle tient l'affiche et le premier rôle dans « Ma femme est un violon » (« Il merlo maschio ») avec Lando Buzzanca réalisé par Pasquale Festa Campanile.

Elle tourne avec Labro, Rappeneau et Chabrol

Laura Antonelli est née le 28 novembre 1941 dans la ville de Pula, en Croatie, qui s'appelle alors Pola et fait partie de l'Italie. 

Son premier rôle important lui est offert en 1969, quand le réalisateur Massimo Dallamano la choisit comme actrice principale du film « Vénus en fourrure », inspiré du roman de Leopold von Sacher-Masoch. Mais la censure, féroce à l'époque, bloque la sortie du film, qui ressortira six ans plus tard sous le titre « Venere nuda ».

Au début des années 1970, on peut aussi voir Laura Antonelli dans quelques films français comme « Sans mobile apparent » de Philippe Labro, « Les Mariés de l'an II » de Jean-Paul Rappeneau ou « Docteur Popaul » de Claude Chabrol.

Laura Antonelli a été la compagne de Jean-Paul Belmondo de 1972 à 1980

Laura Antonelli a été la compagne de Jean-Paul Belmondo de 1972 à 1980

La compagne de Jean-Paul Belmondo

Lors de ces tournages, elle rencontre Jean-Paul Belmondo et devient sa compagne. Elle se sépare de son mari, un producteur italien épousé en 1965, et s’installe à Paris dans une grande maison où vit Jean-Paul avec ses trois enfants. Leur liaison passionnée et orageuse s’étendra de 1972 à 1980.

En 1973 elle incarne Angela La Barbera, la servante du film « Malicia » de Salvatore Samperi auprès de Turi Ferro et du jeune Alessandro Momo. Le film, très populaire, deviendra culte pour toute une génération d’Italiens ainsi que dans le monde entier. Il élèvera l'actrice au rang de sex-symbol.

Pour Malicia, elle reçoit en 1973 le « Calice d’or » (« Grolla d’oro ») de la meilleure actrice principale5 attribué par les plus grands critiques de cinéma italiens, en 1974 le « Ruban d'argent » (« Nastro d’Argento ») de la meilleure actrice, décerné par le Syndicat National italien des journalistes cinématographiques et le 5 avril 1974 lui est remis à San Remo le « Globe d'or » (« Globo d'oro ») de la révélation de l'année par les journalistes étrangers.

Risi, Scola, Comencini, Visconti

Les portes de la gloire lui sont désormais grandes ouvertes. Elle tourne avec les plus grands de Dino Risi (« Sexe fou », 1973 et « Les Derniers Monstres », 1982) à Ettore Scola (« Passion d'amour », 1981) en passant par Luigi Comencini (« Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas ? », 1974) et Mauro Bolognini (« Black Journal », 1977). Elle tient le rôle de Giuliana dans « L'Innocent » de Luchino Visconti avec Giancarlo Giannini pour partenaire.

Après cet apogée cinématographique, sa carrière marque le pas. Elle est absente des écrans pendant trois ans avant de faire son retour en 1985 avec « Tranches de vie » de François Leterrier, son quatrième et dernier film « français » et avec « L'Enchaîné » de Giuseppe Patroni Griffi.

L'année suivante, Mauro Bolognini en fait son interprète principale de « La Vénitienne », donnant à l'actrice l'occasion de tenir son dernier grand rôle dramatique.

Sa carrière s'achève dans les années 80 avec plusieurs interventions de chirurgie esthétique qui ne réussissent pas et des problèmes judiciaires en raison de plusieurs dizaines de grammes de cocaïne trouvés dans sa villa à l'époque. 

Elle vivait depuis recluse à Ladispoli, à une quarantaine de km de Rome.  

 

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