Pendues de Monterfil. Les restes de Suzanne Lesourd introuvables

Publié le par Ouest France

Pendues de Monterfil. Les restes de Suzanne Lesourd introuvables

Des recherches ont été menées ce lundi matin pour rechercher les restes de Suzanne Lesourd, pendue et enterrée dans un bois à la LIbération, près de Rennes.

François Lesourd, devant le petit éperon rocheux qui marque l'endroit où sa grand-mère a été pendue avant d'être enterrée

François Lesourd, devant le petit éperon rocheux qui marque l'endroit où sa grand-mère a été pendue avant d'être enterrée

Son petit-fils aurait aimé lui offrir une sépulture digne. Mais ce lundi matin, les recherches n'ont rien donné dans ce petit bois privé d'Iffendic, à quelques centaines de mètres du bourg de Monterfil, à l'ouest de Rennes.

Soixante et onze ans après son exécution, Suzanne Lesourd est introuvable. Repose-t-elle encore quelque part dans le bois ? A-t-elle été exhumée par erreur avec Marie et Germaine Guillard, ses compagnes d'infortune, dans les années 1950 ?

Le mystère reste entier, d'autant qu'il n'y a plus aucune trace des deux femmes - une mère et sa fille - dont les restes avaient été transportés jusqu'au cimetière d'Iffendic. C'est là que s'arrête leur trace. Aucun registre, aucune sépulture ne porte leurs noms.

Trois femmes suppliciées

Les trois femmes avaient été les victimes d’un groupe de résistants de la dernière heure. 

Tondues, déshabillées et exhibées sur la place du village de Monterfil, leurs corps couverts de croix gammées, les trois femmes avaient ensuite été conduites dans un bois pour y être pendues et enterrées à la hâte.

« Je suis rassuré »

François Lesourd, petit-fils de Suzanne, a la voix serrée par l'émotion. Déçu? « Non... Ce n'est pas de la déception. Si on avait retrouvé des ossements, on aurait eu un endroit pour se recueillir et ça aurait été un plus. Mais l'essentiel aujourd'hui, c'est d'être allé au bout des choses. D'avoir dit que ces trois femmes sont des victimes et des martyrs. D'avoir participé à leur réhabilitation. »

Plusieurs mètres cubes de terre ont été remués dans le bois. Mais les restes de Suzanne Lesourd sont introuvables

Plusieurs mètres cubes de terre ont été remués dans le bois. Mais les restes de Suzanne Lesourd sont introuvables

Il est rassuré aussi car  « ce bois est un endroit reposant. Si ma grand-mère y repose encore quelque part, peut-être à 50 cm ou 1 mètre de l'endroit où nous avons creusé, qu'elle y reste à jamais dans le repos et la tranquillité ».

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