Claudia Cardinale "énormément touchée" par le décès d'Omar Sharif

Publié le par L'Express L'Entreprise

Claudia Cardinale "énormément touchée" par le décès d'Omar Sharif

Paris, 10 juil 2015 - L'actrice italienne Claudia Cardinale a fait part vendredi de sa "grande tristesse" après l'annonce du décès d'Omar Sharif, à l'âge de 83 ans, se disant "énormément touchée" par la disparition de l'acteur avec qui elle avait partagé l'écran.

Claudia Cardinale "énormément touchée" par le décès d'Omar Sharif

"C'est avec une grande tristesse que j'apprends la disparition d'Omar Sharif. Nous avions débuté ensemble notre carrière dans +Goha+ de Jacques Baratier" en 1958, a indiqué l'actrice de 77 ans dans un texte transmis à l'AFP. 

"La perte de mon premier compagnon de travail me touche énormément et ravive les émotions vécues à notre rencontre", a ajouté celle qui avait également tourné avec l'acteur égyptien dans "Mayrig" d'Henri Verneuil en 1991. 

"Il était non seulement un grand acteur mais aussi une figure de légende", a déclaré de son côté à l'AFP l'artiste française Arielle Dombasle, qui avait fait jouer Omar Sharif dans son film "Les Pyramides bleues" en 1988. 

"Il était très joueur. Il aimait bien sûr les femmes, le jeu, les chevaux, les grandes aventures, les épopées", a-t-elle poursuivi. "Et c'était quelqu'un de très tourmenté, de très excessif et c'est ce que j'aimais en lui, c'est cette espèce d'immense vulnérabilité". 

Le Premier ministre Manuel Valls a salué sur Twitter "l'élégance d'un homme, la lumière d'un regard, un talent immense portant en lui toute la Méditerranée", tandis que laministre de la Culture Fleur Pellerin a rendu hommage à "un acteur au pouvoir de séduction frappant", qui était "émouvant, charmeur et romantique, dans la vie comme sur les plateaux". 

"Cet amoureux de la France, qui était chez lui partout dans le monde, était dans notre pays le symbole d'une génération d'acteurs de légende, aimés de tous", a-t-elle ajouté dans un communiqué. 

La présidente du Centre national du cinéma (CNC) Frédérique Bredin a fait part de sa "grande tristesse", estimant que "le cinéma français perd un ami cher". 

"Il a été un exemple et une vedette. Pour les jeunes Méditerranéens, avoir un Égyptien à Hollywood avec deux films aussi spectaculaires, talentueux et surtout à succès que +Lawrence d'Arabie+ et +Docteur Jivago+, ça représente énormément", a de son côté commenté l'ancien président du Festival de Cannes Gilles Jacob, qui avait fait partie du jury de la Mostra de Venise avec Omar Sharif en 1990. 

"C'était un charmeur, un homme très beau, un playboy et en même temps un homme d'un esprit extrêmement rapide", a-t-il affirmé à l'AFP, racontant que "dans le jury de Venise, il s'était rallié à l'opinion des femmes parce qu'il disait qu'elles savaient mieux que nous".  

Publié dans Articles de Presse

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