Le "Schindler britannique" Nicholas Winton décède à l'âge de 106 ans

Publié le par Radio Télévision Luxembourg par Julien Quelen

Le "Schindler britannique" Nicholas Winton décède à l'âge de 106 ans

Sir Nicholas Winton, qui avait sauvé plusieurs centaines d'enfants de la Shoah en 1939, est décédé à l'âge de 106 ans mardi 1er juillet 2015.

Nicholas Winton, en octobre 2007

Nicholas Winton, en octobre 2007

Le Rotary club de Maidenhead a annoncé mercredi 1er juillet le décès "paisible" de Nicholas Winton à l'âge de 106 ans. "C'est avec une grande tristesse que je dois annoncer que Sir Nicky Winton est mort paisiblement ce matin", indique ainsi le communiqué publié sur le site du club dont le natif de Londres était le président.

669 enfants sauvés en 6 mois

Il était devenu un héros de la Seconde Guerre mondiale, cinquante ans après les faits, lorsque sa femme avait découvert par hasard ses prouesses. En 1938, Nicholas Winton, alors employé à la bourse de Londres, se rend à Prague afin d'aider un de ses amis de l'ambassade britannique inquiet de la mainmise des nazis sur la Tchécoslovaquie. Entre le mois de mars et le mois d'août 1939, celui qui sera surnommé par Tony Blair le "Schindler britannique" sauvera la vie de 669 enfants tchèques et slovaques, juifs pour la plupart, de la déportation vers les camps de concentration.

Après avoir ouvert un bureau dans un hôtel de Prague, Nicholas Winton organisera huit convois de train remplis d'enfants envoyés vers son pays natal à la demande de leurs parents. Un neuvième convoi devant acheminer 250 autres enfants, planifié pour le mois de septembre, fut bloqué par l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne.

Dans un tweet, le Premier ministre David Cameron a rendu hommage à Nicholas Winton, anobli par la reine Elisabeth II en 2002. "Le monde a perdu un grand homme. Nous ne devons jamais oublier l'humanité dont a fait preuve Sir Nicholas Winton en sauvant tant d'enfants de l'Holocauste", peut-on lire sur le réseau social du chef du gouvernement britannique.

Le héros, distingué par ailleurs de l'Ordre du Lion blanc, la plus haute distinction tchèque, des mains du président tchèque Milos Zeman, estimait n'avoir rien fait d'exceptionnel et avait même caché son acte de bravoure à sa famille. C'est sa femme, près d'un demi-siècle plus tard, qui retrouvera enfouie dans une vieille sacoche de leur grenier la liste des enfants et des lettres de leurs parents.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article