La ville rend hommage aux résistants de Berluhec

Publié le par Ouest France à Rédené

La ville rend hommage aux résistants de Berluhec

Dimanche avait lieu une cérémonie en souvenir des maquisards de la région qui avaient contré une offensive allemande, le 25 octobre 1944. Georges Hotte, seul survivant, était présent.

Onze combattants des Forces françaises de l'intérieur avaient résisté face à l'offensive allemande

Onze combattants des Forces françaises de l'intérieur avaient résisté face à l'offensive allemande

Dimanche, le général Alain Daniel présidait le 71e anniversaire d'une cérémonie relatant le violent combat des maquisards du Finistère et du Morbihan qui, le 25 octobre 1944, ont empêché les Allemands, pris au piège de la poche de Lorient, de créer une brèche. La sortie allemande avait été éventée par des bruits de craquements de broussaille et d'une fusée éclairante. De nombreux combats ont eu lieu sur un front compris entre Lorient, Quimperlé, Guidel.

Une stèle pour se souvenir

C'est le 16 octobre 1994 que la commune de Rédéné inaugure une stèle en la mémoire de deux soldats FFI (Forces françaises de l'intérieur), Louis Fiot et Joseph Saux, tués au cours de ce coup de force manqué des Allemands. Les combattants présents étaient sous les ordres du médecin capitaine Kernec. Onze d'entre eux étaient présents pour se souvenir : Paul Tanguy, Marcel Cado, Germain Cutullic, Georges Hotte, Jean Cotten, Joseph Landrein, Émile Pillorgé, François Canevet, Joseph Péron, François Barzic et Yves Simon. « J'ai ressenti, à cette époque, une profonde émotion, notamment celle de François Barzic et Yves Simon, blessés au cours de cet affrontement », commente le maire, Jean Lomenech.

Ce dernier citera ensuite Germain Cutullic. « Nous étions tous des volontaires issus des mouvements de résistance du Finistère et du Morbihan. Nous sommes partout, mais avec des armements légers, très hétéroclites et nos tenues peu orthodoxes. En guise de casques, nous sommes coiffés de calots à chevron tricolore. Notre volonté de vaincre est par contre en acier bien trempé. » Georges Hotte, 92 ans, était le dernier survivant de ce combat, à Berluhec. Comme chaque année, il était présent à la cérémonie.

Un message de paix

« Les années passent et notre devoir est de garder intacte la mémoire des soldats tués ou blessés. Nous sommes ici pour transmettre le message de paix et de liberté aux générations qui n'ont pas connu ces conflits. La route de la liberté a un prix. Ici, à Berluhec, ces soldats ont largement contribué à le payer », souligne Jean Lomenech. La Marseillaise a clos cette cérémonie devant une nombreuse assistance.

Publié dans Articles de Presse

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