Secrets et fantasmes nazis

Publié le par L'Alsace par Raymond Couraud

Secrets et fantasmes nazis

Les vieux démons du IIIe Reich continuent de hanter les historiens comme les amateurs de mystère. Certaines rumeurs ont la vie dure même si les années ont fait disparaître les témoins ou les hommes qui ont orchestré les horreurs commises par l’Allemagne nazie.

Secrets et fantasmes nazis

Martin Bormann, présenté longtemps comme le dauphin d’Adolf Hitler, a mobilisé des années durant de multiples chasseurs de nazis. Évadé du bunker berlinois après le suicide du führer, l’homme était suspecté d’avoir échappé aux alliés pour gagner l’Amérique du Sud. Jusque dans les années 70, des témoins assureront l’avoir vu là-bas. Erreur ! Bormann est mort quelques minutes après avoir quitté le sous-sol de la Chancellerie. On a même pu identifier ses restes, ensevelis à la va-vite à Berlin.

Ce « mystère » comme bien d’autres dossiers étonnants liés au nazisme, est épluché dans « Les derniers secrets du IIIe Reich ». Les deux auteurs, François Kersaudy et Yannis Kadari ont enquêté pour rouvrir les sombres chapitres de l’Allemagne hitlérienne.

L’Aktion T4 est certainement l’un des crimes les plus terribles commis par les médecins dévoyés qui mirent leur savoir au service de l’idéologie nazie. Cette appellation était destinée à couvrir le massacre organisé des handicapés mentaux ou physiques, qu’ils soient enfants ou adultes. Plus de 70 000 êtres humains ont ainsi été assassinés dans des centres spécialement mis en place par les SS. L’émoi fut tel que le régime dut renoncer à cet eugénisme. Ce fut pour développer la solution finale décidée à l’encontre des Juifs européens.

Plus fantaisiste, et encore, le projet mégalomaniaque de future capitale du Reich : Germania. L’architecte Speer travailla à transformer le rêve fou de son chef en réalité. Les déportés devaient extraire la pierre des carrières ou fabriquer les briques nécessaires à la future capitale du Reich millénaire. Elle ne vit jamais le jour. Speer fut condamné à Nuremberg à une peine de prison pour avoir avec un zèle et un sens de l’organisation extrêmes, maintenu à un très haut niveau l’industrie militaire allemande.

Les « loups-garous »

Autre mystère a hanter ce livre : celui des « loups-garous », les desperados nazis décidés coûte que coûte à combattre après la chute du régime. Ils hantèrent les montagnes et les forêts, mais ne restèrent, fort heureusement, que des paumés vite neutralisés.

Ces « secrets » ne le sont donc plus tout à fait. Ils permettent de voir à quel point le nazisme a su imprégner jusqu’à l’imaginaire d’une après-guerre inquiète.

Publié dans Articles de Presse

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