Aujourd'hui, «Mauthausen, la part visible des camps»

Publié le par La Dépêche

Aujourd'hui, «Mauthausen, la part visible des camps»

Expos du 23/09/2016 au 02/10/2016

à Montalzat, , quatre anciens du camp de Septfonds. Román Gros, Francisco Ortiz, Luis Casares et Francisco González. Francisco Ortiz tient le drapeau du kommando de libération de Mauthausen (KLM) qu'il a ramené du camp.

à Montalzat, , quatre anciens du camp de Septfonds. Román Gros, Francisco Ortiz, Luis Casares et Francisco González. Francisco Ortiz tient le drapeau du kommando de libération de Mauthausen (KLM) qu'il a ramené du camp.

Pour remémorer la déportation dans les camps du Reich, l'exposition «Mauthausen : 1938-1945, la part visible des camps» sera en place du 23 septembre au 2 octobre, dans la salle Maurice-Chevalier, aux Récollets. Vernissage aujourd'hui à 18 h 30. Cette exposition a été conçue par l'Amicale de Mauthausen, à partir d'un fonds exceptionnel de photos prises par les SS, dissimulées et sauvegardées par des déportés résistants espagnols, au péril de leur vie. Elle sera l'occasion de réfléchir sur l'ensemble du système concentrationnaire : Aurigny, Auschwitz-Birkenau, Buchenwald, Dachau, Neuengamme, Ravensbrück, etc.

Un outil pour explorer l'Histoire : le Ciimer, gare de Borredon

Le centre d'investigation et d'interprétation de la mémoire de l'Espagne républicaine (Ciimer) est une union d'associations (48 actuellement) fondée le 2 juillet 2011, en vue de contribuer à la connaissance de l'histoire des Républicains espagnols. Elle est administrée par un comité d'animation présidé par Tony Martínez.

Avant d'être envoyés vers les camps nazis, beaucoup de déportés de France connurent les camps de concentration français, ouverts dès février-mars 1939. 16 000 républicains espagnols arrivèrent par la gare de Borredon pour être enfermés derrière les barbelés du sinistre camp de Jude, à Septfonds, entre le 5 et le 12 mars 1939, où furent ensuite envoyés Juifs, Polonais et autres «indésirables». Tel fut le cas du célèbre photographe Francisco Boix i Campo, enfermé à Septfonds jusqu'à l'automne 1939, mobilisé comme prestataire militaire étranger de l'armée française dans les Vosges. Il fut fait prisonnier par les Allemands le 22 juin 1940 et finalement déporté à Mauthausen le 21 janvier 1941. Le 28 janvier 1946, il témoigna au procès de Nuremberg. Il est considéré comme un des sauveurs des photographies prises au camp par les SS. Il sauva, au péril de sa vie, les négatifs de la destruction et les fit porter par un groupe de républicains espagnols tailleurs de pierre travaillant pour une entreprise allemande, hors du camp. Puis confiés à une antifasciste autrichienne qui, elle-même, au péril de sa vie, les cacha dans un trou du mur d'enceinte de son jardin.

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