Images et voix du retour de déportation

Publié le par Sud Ouest

Images et voix du retour de déportation

Les Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation présentent « Lutetia, 1945 », la semaine prochaine.

Pour Raymond Guérif, délégué local des AFMD, « c’est un travail sans relâche que d’empêcher l’oubli »

Pour Raymond Guérif, délégué local des AFMD, « c’est un travail sans relâche que d’empêcher l’oubli »

Raymond Guérif est délégué local des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation à Saintes (AFMD). Ce fils de déporté – son père, François, a été arrêté à Nantes en mars 1943 -, a aujourd’hui 83 ans et continue à œuvrer pour que la mémoire de cette sombre période ne s’estompe pas. C’est dans cet objectif, sans cesse renouvelé, que l’AFMD accueillera la semaine prochaine l’exposition « Lutetia, 1945, le retour des déportés » (1). 

« Lutetia était le nom d’un grand hôtel du XVe arrondissement de Paris qui avait été réquisitionné pour être le service des renseignements nazis puis est devenu le lieu d’accueil des déportés à la fin de la guerre. La moitié des déportés y sont passés pour les formalités administratives », explique Raymond Guérif.

« On vise le public jeune »

Ce sont ces instants que l’exposition proposera de découvrir ou mieux comprendre à travers quinze panneaux de photos et textes, doublés d’une vidéo rassemblant des témoignages de déportés et de personnes qui les accueillaient. Des documents papier compléteront l’ensemble.

Après deux années passées en région parisienne, l’exposition « Lutetia, 1945, le retour des déportés » est partie sur les routes de France. La Charente-Maritime fait partie de ses premières étapes.

« On vise un public jeune, voilà pourquoi, on axe sur le milieu scolaire », souhaite Raymond Guérif. Ses yeux s’humidifient quand il évoque les haines et intolérances qui traversent la société. « Ce qui est en train de se passer nous fait peur, à nous les anciens. On pensait que le monde avait compris… C’est un travail sans relâche que d’empêcher l’oubli. »

Raymond Guérif ne perd pas de vue l’urgence à faire connaître la réalité des familles déportées dans les camps d’Auschwitz, Birkenau, Treblinka et d’autres.

(1) À partir de mardi 24 janvier et jusqu’au samedi 28 janvier, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures, à la salle centrale.

Publié dans Articles de Presse

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