Dépeceur de Mons: «1.400 pistes ont été explorées par les enquêteurs...»

Publié le par La Province

Dépeceur de Mons: «1.400 pistes ont été explorées par les enquêteurs...»

« Mon’s Livre » accueillera des écrivains et quelque 5.000 visiteurs ce week-end à Mons Expo. Dont Liliane Scraûwen, auteur d’un livre intitulé « Les Grandes affaires criminelles de Belgique ». Elle consacre un chapitre au dépeceur de Mons, accusé de cinq meurtres particulièrement horribles dans notre région.

Lors de la découverte d’un sac-poubelle contenant des morceaux d’un corps d’une femme à Havré, en 1997.

Lors de la découverte d’un sac-poubelle contenant des morceaux d’un corps d’une femme à Havré, en 1997.

Qu’est ce qui vous a frappée dans le dossier du dépeceur de Mons ?

Non seulement l’affaire n’a jamais été élucidée mais en plus ces meurtres n’ont jamais été expliqués. On ne sait toujours pas pourquoi par exemple l’auteur s’est arrêté, pourquoi ces femmes sont mortes, comment ont-elles été tuées ? Pourquoi avoir jeté des morceaux de corps dans des sacs-poubelles ?

Y a-t-il pu y avoir des erreurs ou des lacunes au niveau de l’enquête ?

Selon un de vos confrères qui a beaucoup travaillé sur ce dossier, on aurait dû investiguer davantage la piste des fameux sacs-poubelles et sur ce commerce en centre-ville de Mons (qui n’existe plus aujourd’hui) où tous ces sacs ont été achetés.

Avez-vous pu rencontrer des enquêteurs qui ont travaillé sur le dépeceur ?

Non et je ne l’ai pas envisagé car résumer ces 14 affaires évoquées dans mon livre m’a pris deux années de travail. J’ai voulu faire une bonne synthèse de chaque affaire.

Connaîtra-t-on un jour la vérité sur ce dossier ?

Pour le dépeceur, je ne le pense pas. Ça fait trop longtemps à présent. Et en plus les indices matériels et certains protagonistes ont aujourd’hui disparu dans la nature.

Quant à l’auteur, il est probablement mort (hypothèse la plus vraisemblable) ou parti à l’étranger. Pourquoi s’en est-il pris à des femmes paumées dans la vie ou qui avaient connu un parcours difficile ? Je pense qu’on ne le saura jamais.

Comme si le profil de ces femmes le dérangeait…

C’est une possibilité. Peut-être cet homme voulait-il restaurer une certaine morale. Ou voulait-il se venger des femmes après avoir été trompé ? Ou se venger de sa mère qui aurait mené une mauvaise vie ? On peut tout imaginer. Cette thèse par rapport à sa mère est certainement la plus romanesque. Je n’affirme rien pour ma part.

Vous rappelez dans votre livre que 1.400 pistes ont été examinées par les enquêteurs. Autrement dit un énorme travail a été réalisé et le résultat est égal à zéro… Comment expliquer un tel échec ?

C’est quelque chose d’énorme mais voilà, en 1997 les techniques étaient moins poussées qu’aujourd’hui.

  • Liliane Schraûwen sera sur le stand de la Librairie Scientia, de Mons, dimanche 23 novembre à partir de 15h à Mons Expo pour une séance de dédicaces et une conférence sur ce livre. 

Publié dans Articles de Presse

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