Deux liégeois héros de la Résistance durant la guerre 14-18

Publié le par Radio Télévision Belge Francophone par Martial Giot

Deux liégeois héros de la Résistance durant la guerre 14-18

Dieudonné Lambrecht, patron d'une petite usine de mécanique et d'armurerie à Liège, a été un précurseur du renseignement en Belgique. Il a notamment fourni des informations qui ont permis aux Français de contrer l'offensive allemande lors de la bataille de Verdun début 1916, il disparaît cette même année. Son cousin, Walthère Dewé, reprend la direction du réseau. Ce Liégeois, ingénieur à la Régie des Télégraphes et Téléphones dirige est considéré, à juste titre, comme un géant de la résistance. Durant la seconde guerre mondiale, il a également dirigé le réseau de renseignement "Clarence". Il a été abattu par un soldat allemand le 14 janvier 1944 dans une rue de Bruxelles.

Chapelle Saint-Maurice "Mémorial Walthère Dewé", Rue Coupée

Chapelle Saint-Maurice "Mémorial Walthère Dewé", Rue Coupée

Dieudonné Lambrecht, le pionnier, entame sa guerre de l'ombre dès novembre 1914. Mais lorsqu'une taupe s'introduit dans son réseau, il est arrêté, torturé, et fusillé le 18 avril 1916 au fort de la Chartreuse. Walthère Dewé, son cousin, prend la direction du réseau. Comme l'explique Walthère, son petit-fils "Il avait un sentiment patriotique exacerbé, également une foi chrétienne exceptionnelle même pour l’époque".

Madeleine Dewé (petite-fille de Walthère Dewé) : " Le réseau de Dieudonné Lambrecht était déjà en lien avec les services secrets anglais. Le mérite de Walthère Dewé et de ses collaborateurs a été d’étendre le réseau sur toute la Belgique et aussi sur la partie nord de la France. Le tout sur un modèle militaire. Les personnes ne connaissaient pratiquement aucuns autres noms des personnes faisant partie du réseau".

Le réseau a eu plusieurs appellations. La postérité a retenu "La dame blanche", un nom lié à une légende hantant la famille impériale allemande. Comme l'explique Madeleine. "On disait qu'une dame blanche passait dans le château des Hohenzollern au moment où l'un deux allait mourir .

"Aucun de nous n'a connu Walthère Dewé, explique ses petits-enfants. Nos parents, surtout notre tante, n’en parlait à mon avis pas assez souvent. Ce n’est qu’avec l’âge que nous nous sommes rendu compte qu’il s’agissait d’une part de l’Histoire très importante. C’est surtout ces dernières années que nous nous sommes intéressés un peu plus à ces évènements par le biais de lectures et aussi via internet".

Au Thier-à-Liège, deux rues, perpendiculaires, portent les noms des deux résistants. Place Saint-Barthélemy, un monument perpétue la mémoire de Dieudonné Lambrecht. Une chapelle-mémorial a été érigée à deux pas de la maison natale de Walthère Dewé.

Publié dans Articles de Presse

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