L'enquête sur le dépeceur de Mons se poursuit, 15 ans après

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L'enquête sur le dépeceur de Mons se poursuit, 15 ans après

Quinze après les premières découvertes de victimes du "dépeceur de Mons", l'enquête continue. Malgré les centaines de pistes exploitées, les enquêteurs ne savent toujours pas ni où ni comment les cinq femmes ont été sauvagement assassinées.

L'enquête sur le dépeceur de Mons se poursuit, 15 ans après

Le 22 mars 1997, un policier à cheval remarquait en contrebas du pont surplombant la ligne de chemin de fer Paris-Bruxelles à la rue Emile Vandervelde à Cuesmes neuf sacs poubelles noirs. De l'un d'eux sort une main. L'enquête avait rapidement révélé que les sacs contenaient des morceaux de corps humains, de trois femmes différentes, découpés à la scie à métaux ou au scalpel. Aucun tronc ni aucune tête n'avaient été retrouvés.

Le 24 mars 1997, un autre sac contenant le tronc d'une femme avait été découvert au Chemin de l'Inquiétude, à proximité de la Cité Administrative de Mons. Le 18 avril 1997, trois sacs étaient découverts au chemin de Saint-Symphorien à Havré, près de Mons. Un des sacs contenait la tête de Nathalie Godart, disparue le 16 mars.

Le 24 avril, un suspect était interpellé, Léopold Bogaert, dernier petit ami de Nathalie Godart. Après analyses, M. Bogaert avait été disculpé et relâché le 9 mai 1997. Les cinq victimes, toutes attribuées, aujourd'hui, au "dépeceur de Mons", avaient ce point commun qu'elles fréquentaient le quartier de la gare de Mons. La justice montoise et les enquêteurs, regroupés dans la cellule "Corpus", n'ont jamais pu établir l'identité du meurtrier.

Près de treize ans après les faits, l'affaire avait connu un soubresaut avec l'arrestation, le 21 janvier 2010, d'un médecin boussutois J. Antoine pour l'agression d'une femme dans un centre médical de Boussu. L'homme avait été accusé par son propre fils d'être le dépeceur de Mons. Cette piste n'avait mené à aucune inculpation.

L'enquête est donc toujours en cours. Selon le procureur du Roi de Mons, quelque 1.400 pistes différentes ont jusqu'à ce jour été exploitées au cours de l'enquête. "De nouvelles pistes se sont ouvertes sur base, notamment, des images d'un reportage de la RTBf en 2011 et de nouveaux témoignages", a indiqué le procureur montois Christian Henry.

"Mais l'enquête continue. Le gros problème dans cette affaire est que les enquêteurs ne savent pas comment les victimes ont été tuées: on n'a en effet pas retrouvé de corps entier. Ont-elles été tuées par strangulation ou avec une arme blanche? Par ailleurs, nous ne savons pas non plus où elles ont été tuées. Les premiers éléments de l'enquête manquent donc encore: le 'où' et le 'comment'", a conclu le procureur du Roi à Mons. 

Publié dans Articles de Presse

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