Affaire Troadec. Entendu, l’assassin présumé s’est montré «coopératif»

Publié le par Ouest France

Affaire Troadec. Entendu, l’assassin présumé s’est montré «coopératif»

Pendant plus de six heures, Hubert Caouissin a été interrogé par les juges d’instruction chargés du dossier sur ce qui s’est passé le jeudi 16 février dans la maison d’Orvault de la famille Troadec.

Pendant plus de six heures, Hubert Caouissin a été interrogé par les juges d’instruction chargés du dossier sur ce qui s’est passé le jeudi 16 février dans la maison d’Orvault de la famille Troadec. | Franck Dubray / Ouest-France

Pendant plus de six heures, Hubert Caouissin a été interrogé par les juges d’instruction chargés du dossier sur ce qui s’est passé le jeudi 16 février dans la maison d’Orvault de la famille Troadec. | Franck Dubray / Ouest-France

« Il parle énormément, de manière méticuleuse. Il participe activement à l’instruction et, en apparence, ne retient rien. Il a besoin de parler. Après le drame, c’est pour lui comme un devoir face à la justice. » Thierry Fillion et Patrick Larvor, les deux avocats d’Hubert Caouissin, se sont brièvement exprimés à l’issue du long interrogatoire de leur client ce jeudi après-midi, dans le bureau de la juge d’instruction.

Pendant plus de six heures, cet homme de 46 ans, mis en examen le 6 mars pour l’assassinat de Pascal et Brigitte Troadec, et de leurs enfants Sébastien et Charlotte, a été questionné sur les faits qui se sont déroulés dans la nuit du 16 au 17 février dans la maison d’Orvault.

Pas de préméditation, selon le suspect

Selon ses avocats, ce qu’a exprimé ce jeudi Hubert Caouissin est dans la continuité de ses aveux passés en garde à vue le 5 mars. Un long récit détaillé, qui ne fait pas bouger les lignes. Le suspect reconnaît les quatre meurtres, mais rejette toujours toute idée de préméditation.

« Sa position est très claire sur ce qui s’est passé cette nuit-là, à Orvault. Il est venu pour récupérer des informations, en aucun cas pour tuer. » Depuis ses premières auditions par la police judiciaire, Hubert Caouissin raconte qu’en entrant dans la maison, il a été surpris par le couple. Et qu’il a réussi à désarmer Pascal Troadec, qui s’était muni d’un pied de biche pour se défendre. Une arme dont le suspect se serait ensuite débarrassé dans le Finistère, entre Quimper et Brest.

Le mobile laissé de côté pour l’instant

Lors de cette première audition, il n’a pas été question du mobile, cette histoire d’or réelle ou fantasmée qui a semé la haine dans la famille. Le rôle de sa conjointe, mise en examen pour modification de la scène de crime et le recel de cadavre dans la ferme de Pont-de-Buis, n’a été abordé qu’à la marge.

Mais la semaine n’est pas terminée : Lydie Troadec doit à son tour être entendue par la juge ce vendredi, accompagnée de ses avocats.

Selon Thierry Fillion et Patrick Larvor, leur client devrait être de retour dans le bureau du magistrat instructeur au cours du mois de mai.

Les deux avocats d'Hubert Caouissin, le Rennais Thierry Fillion et le Brestois Patrick Larvor. | Franck Dubray / Ouest-France

Les deux avocats d'Hubert Caouissin, le Rennais Thierry Fillion et le Brestois Patrick Larvor. | Franck Dubray / Ouest-France

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article