Procès Heaulme: son enfance passée au crible

Publié le par L'Alsace

Comment a grandi Francis Heaulme? Sa soeur a tenté d’esquisser jeudi le portrait du «routard du crime» devant la cour d’assises de Metz.

Procès Heaulme: son enfance passée au crible

Plus de 30 ans après les meurtres de deux garçons de 8 ans, Alexandre Beckrich et Cyril Beining, près de Metz en 1986, le tueur en série Francis Heaulme comparaît depuis mardi devant les assises de la Moselle.

Des meurtres que le tueur en série a toujours niés.

Suivez ici le procès en direct avec nos confrères du Républicain Lorrain.

Principal suspect depuis l'acquittement Patrick Dils en 2002 - ce dernier a témoigné à la barre mercredi - Francis Heaulme a vu plusieurs membres de sa famille se relayer, ce jeudi.

"Est-ce que cest toi qui a tué ?"

Sa soeur, notamment, a tenté d'esquisser le portrait du "routard du crime". 

Christine Heaulme, cheveux bruns, courts, extrêmement mince a pris la parole devant le jury : Aujourd’hui je voudrais dire à mon frère: je serai toujours là pour toi Francis. On va y arriver. T’es dans une tunnel noir, mais tu vas voir la lumière», lance-t-elle, se retournant vers le box dans lequel il est assis. «Est ce que c’est toi qui a tué?».

«Non, c’est pas moi», répond Heaulme, en larmes, avant d’être interrompu par le président. La cour a voulu entendre Christine sur leur enfance, leurs vies de jeunes adultes.

Alcool et violence

Le récit d’une vie de famille avec beaucoup d’alcool - «de la bière», «un verre de vieux pape», mais sans être des alcooliques, «les alcooliques, c’est tous les jours (qu’ils boivent)», se défend Christine.

«Mon père, le problème qu’il avait, c’était que c’était un dingue de tiercé, de tarot. Le vendredi, il rentrait, il était ivre», ajoute-t-elle toutefois.

De violence aussi - un père qui «correctionne» Francis, qui ne l’aime pas, qui l’appelle «le boucaque. Ca veut dire arabe, et mon père, il est raciste». Qui frappe également sa femme, «le vendredi, quand il rentrait du tarot».

Une version contestée ensuite par Marcel Heaulme, le père.

Francis Heaulme revoit son père, 20 ans après

Assis dans son costume gris, marmonnant parfois, il nie avoir jamais fait de mal à sa famille. «J’ai jamais fait de violences». Son fil non plus, selon lui. Tout juste s’il évoque «un petit caractère. Peut-être qu’il a été trop gâté...».

«Mettez Francis devant moi», demande à plusieurs reprises le père, avant de s’apercevoir que son fils est juste là, à gauche, dans le box.

De la main, Francis Heaulme lui fait coucou. Ils ne se sont pas vus depuis plus de 20 ans.

Publié dans Articles de Presse

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