Décès de Jean d’Ormesson à 92 ans

Publié le par R.L.

Décès de Jean d’Ormesson à 92 ans

L’écrivain s’est éteint dans la nuit de lundi à mardi.

Jean d’Ormesson ( ici en 2015) est décédé d’une criste cardiaque à son domicile. LP/Marion Kremp

Jean d’Ormesson ( ici en 2015) est décédé d’une criste cardiaque à son domicile. LP/Marion Kremp

L’écrivain Jean d’Ormesson est mort dans la nuit de lundi à mardi. C’est sa famille qui a annoncé son décès.

Le romancier est décédé d’une crise cardiaque à son domicile de Neuilly (Hauts-de-Seine), a précisé sa fille, l’éditrice Héloïse d’Ormesson. « Il a toujours dit qu’il partirait sans avoir tout dit et c’est aujourd’hui. Il nous laisse de merveilleux livres », a-t-elle ajouté

Agé de 92 ans, Jean d’Ormesson était membre de l’Académie française depuis 1973. Le regard bleu azur toujours pétillant, la silhouette toujours élégante, Jean d’Ormesson était un écrivain prolifique, auteur d’une quarantaine d’ouvrages, de « l’Amour est un plaisir », en 1956 à « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle » en 2016. Il avait fait son entrée dans la Pléiade en 2015. Amoureux de la vie, Jean d’Ormesson s’était rebaptisé lui-même «l’écrivain du bonheur ».

«Je ne détesterai pas mourir non plus »

Homme de droite revendiqué, son nom est associé au Figaro dont il a notamment été le directeur général de 1974 à 1977. Auparavant, cee fils d’ambassadeur, normalien et agrégé de philosophie, avait également collaboré avec Paris-Match, Ouest-France, Nice Matin.

« J’ai beaucoup aimé vieillir. Eh oui ! C’est la seule façon de ne pas mourir, confiait Jean d’Ormesson au Parisien Magazine l’année dernière. Je ne détesterai pas mourir non plus. C’est comme le travail. C’est une malédiction, c’est emmerdant. Mais il y a pire que le travail, c’est de ne pas en avoir. Eh bien la mort, vous croyez que c’est agréable ? C’est une malédiction, mais ce qu’il y aurait de pire, ce serait de ne pas mourir ».

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