Philippe Rondot est mort: décès de l'ex-général à 81 ans

Publié le par Mémoires de Guerre

Philippe Rondot est mort: décès de l'ex-général à 81 ans

Il a été inhumé le 30 décembre, lors d'une cérémonie privée.

Décès de Philippe Rondot, ex-général et pilier du renseignement

Décès de Philippe Rondot, ex-général et pilier du renseignement

DÉCÈS - Le général Philippe Rondot est mort à l'âge de 81 ans, a appris franceinfo de sources concordantes, confirmant une information d'Europe1 ce dimanche 31 décembre. L'ancien membre du renseignement français a été inhumé samedi 30 lors d'une cérémonie privée dans une commune de la Nièvre où il résidait.

La date de son décès n'a pas été communiquée. Joint par franceinfo, le maire de Fléty, où le général habitait, a déclaré que ses obsèques avaient eu lieu "dans la plus stricte intimité familiale et en présence de quelques voisins." Selon une source interrogée par l'AFP, il est décédé d'un "arrêt cardiaque".

"C'était une de mes plus belles rencontres professionnelle et aussi amicale. Je garde le souvenir d'un homme droit et intègre avec le souci de la préservation de la réputation de nos Services chevillé au corps", a déclaré son ancien avocat, Maître Eric Morain, à Europe1.

Conseiller des ministres de la Défense

La carrière de Philippe Rondot a été marquée par ses nombreux succès sur le terrain, dont l'arrestation du terroriste Carlos en 1994 et plusieurs libérations d'otages. Il était aussi un des acteurs clés de l'affaire Clearstream, sur laquelle il a enquêté à la demande de Dominique de Villepin.

Il avait, avant d'être propulsé en 2009 sur le devant de la scène par cette affaire, mené une longue et discrète carrière dans les services secrets. Officier parachutiste, Philippe Rondot était entré trois ans après sa sortie de Saint-Cyr en 1965 au service action du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece), devenu DGSE.

Fait unique pour un militaire, il avait rejoint la Direction de la surveillance du territoire (DST, service de police) en 1980, après quinze ans passés au Sdece. Il a aussi longtemps conseillé les ministres de la Défense de droite comme de gauche. Il avait été appelé pour la première fois à l'Hôtel de Brienne par Pierre Joxe, avec qui il avait été auditeur (1983-1984) à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).

Le général Rondot avait quitté le 31 décembre 2005 son poste de conseiller du ministre de la Défense pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros). Pour saluer sa carrière, le président Jacques Chirac l'avait élevé en janvier 2006 à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur.

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