Ex-espion russe empoisonné : Moscou réclame des «preuves» ou des «excuses»

Publié le par Le Figaro

VIDÉO - Alors que des experts internationaux vont mener des tests sur la substance utilisée pour empoisonner l'ancien agent russe Sergueï Skripal, la Russie continue de nier son implication dans cet empoisonnement.

Ex-espion russe empoisonné : Moscou réclame des «preuves» ou des «excuses»

Des «preuves» ou des «excuses». C'est ce qu'a réclamé lundi Moscou, accusé d'être responsable de l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal, il y a deux semaines. «Tôt ou tard, il faudra répondre de ces accusations infondées», a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, tandis qu'à Bruxelles les chefs de la diplomatie de l'Union européenne faisaient bloc derrière Londres, l'assurant de leur «totale solidarité».

Tout juste réélu pour un 4e mandat avec un score écrasant, le président russe Vladimir Poutine avait vivement rejeté toute responsabilité dimanche soir, parlant de «grand n'importe quoi». Mais la Première ministre Theresa May a réitéré ses accusations lundi en déclarant: «J'affirme que ce que nous avons vu montre qu'il ne peut y avoir d'autre conclusion que la culpabilité de l'Etat russe dans ce qu'il s'est passé dans les rues de Salisbury», petite ville du sud-ouest de l'Angleterre où l'ex-espion Serguei Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, ont été attaqués.

Emmanuel Macron de son côté a appelé «les autorités russes à faire toute la lumière sur les responsabilités liées à l'inacceptable attaque de Salisbury, et à reprendre en main fermement d'éventuels programmes qui n'auraient pas été déclarés à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques» (OIAC). «La réponse de la Russie a démontré un mépris évident pour la paix et la sécurité internationales», a commenté pour sa part le secrétaire général de l'Otan Jens Soltenberg, «nous continuons à demander à la Russie de fournir des informations complètes sur le programme Novitchok à l'OIAC». L'ex-agent double et sa fille ont été empoisonnés le 4 mars à l'aide, selon les Britanniques, d'un agent innervant identifié comme appartenant à la famille des agents Novitchok, développés par la Russie. Ils sont toujours dans un état «critique», selon la police.

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