Guingamp. Denise Le Flohic au lycée Jules-Verne

Publié le par Fabienne Menguy

Guingamp. Denise Le Flohic au lycée Jules-Verne

Un amphithéâtre du lycée des métiers porte le nom de cette Résistante. Qui, pour l’occasion, est venue à la rencontre des élèves.

Denise Le Graët épouse Le Flohic, en compagnie d’Hervé Touron, proviseur du lycée, et Jean-Paul Rolland, historien local et président des Amis du patrimoine de Guingamp. | Ouest-France

Denise Le Graët épouse Le Flohic, en compagnie d’Hervé Touron, proviseur du lycée, et Jean-Paul Rolland, historien local et président des Amis du patrimoine de Guingamp. | Ouest-France

C’est avec beaucoup d’émotion qu’Hervé Touron, proviseur du lycée des métiers Jules-Verne, entouré de nombreux personnels et des élèves de Terminale Bac Pro commerce, a accueilli, jeudi matin au sein de l’établissement, Denise Le Flohic.

Une « Grande Dame de la Résistance » qui a donné son nom à l’un des amphithéâtres du lycée. « Un immense honneur », pour l’établissement. L’occasion pour les lycéens de retracer le parcours de cette femme éprise de liberté, arrêtée à Bourbriac en mai 1944, étudiée en cours d’histoire avec Stéphanie Céas, leur enseignante.

« J’avais 20 ans quand ils m’ont arrêtée. Aujourd’hui, j’en ai 95. Je ne suis plus toute jeune, mais je serai là jusqu’au bout », dit-elle avec force. « Je me suis engagée dans la Résistance parce que j’aimais la liberté, et nous ne l’avions plus… »

Courage et engagement

L’occasion pour elle de rappeler qu’en ce temps-là, « rien n’a été facile, même à la Libération… » Déportée au camp de Sachsenhausen, elle est revenue des marches de la mort.

« Je me disais toujours que je reviendrai. Avec les autres femmes, nous étions sœurs de misère », témoigne-t-elle aux élèves. « Et beaucoup d’entre elles sont restées au bord de la route. »

Et de lancer à l’assemblée « il ne faut jamais oublier ce qui s’est passé ! » Une rencontre qui illustre « le courage et l’engagement nécessaires pour faire valoir cette notion de liberté », remarque Hervé Touron.

« Il faut toujours aller jusqu’au bout ! » conclut, quant à elle, Denise Le Graët épouse Le Flohic. Un message entendu comme il se doit par les jeunes gens. « J’avais les larmes aux yeux quand elle parlait », confie une jeune fille.

Publié dans Articles de Presse

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