Décès du président vietnamien Tran Daï Quang

Publié le par Cyrille Pluyette

Décès du président vietnamien Tran Daï Quang

Tran Dai Quang avait surtout un rôle honorifique, mais il était l'un des hommes clés du régime autoritaire communiste. Sous son mandat, il a réprimé toute voix discordante.

Tran Dai Quang, le 25 septembre 2017. Nguyen Huy Kham/REUTERS

Tran Dai Quang, le 25 septembre 2017. Nguyen Huy Kham/REUTERS

Figure du camp conservateur au sein du régime communiste, le président vietnamien Tran Dai Quang est décédé vendredi à l'âge de 61 ans, ont annoncé les médias d'État nationaux. Il était gravement malade depuis des mois, mais continuait à exercer ses fonctions officielles, malgré son état de fatigue visible.

Tran Dai Quang était l'un des trois principaux leaders du pays, mais son rôle était surtout honorifique. Le pays est officiellement dirigé par le président, le premier ministre, et le secrétaire général Parti communiste du Vietnam (PCV), Nguyen Phu Trong, qui est en réalité le véritable numéro un du régime. La disparition du président ne risque donc pas de déstabiliser le pouvoir communiste, qui règne sur le pays depuis des décennies, et a eu le temps de se préparer.

Au-delà de ses obligations cérémonielles, Tran Dai Quang était l'un des hommes clés du régime autoritaire. Originaire d'un village de paysans à 115 kilomètres au sud de Hanoï, il avait grimpé les échelons du parti, jusqu'à devenir général de police et membre du puissant Bureau politique du PCV, le centre du pouvoir.

Acteur du durcissement du régime

Sa nomination en 2016 - avec celle du premier ministre Nguyen Xuan Phuc - , avait confirmé la domination politique des conservateurs, après un congrès du PCV marqué par d'intenses rivalités entre conservateurs et réformateurs. C'était la première fois, au Vietnam, qu'un général de police était élu président (par une Assemblée nationale aux ordres du Parti).

Acteur du durcissement du régime, cet ancien ministre de la Sécurité publique aura marqué son mandat en réprimant toute voix discordante. Des dizaines d'opposants politiques, blogueurs ou journalistes sont actuellement détenus dans le pays. 

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