Donald Trump critique encore le livre de Bob Woodward

Publié le par Radio Télévision Belge Francophone

Donald Trump critique encore le livre de Bob Woodward

Donald Trump a de nouveau tenté lundi de discréditer le livre du journaliste d'investigation Bob Woodward sur sa présidence, en répétant que l'ouvrage, uniquement à charge selon lui, reposait sur des citations fictives.

Outré par cette missive, Donald Trump avait appelé vendredi son ministre de la Justice, Jeff Sessions, à enquêter, pour des raisons de "sécurité nationale", sur l'auteur de cette tribune. - Nicholas Kamm - AFP

Outré par cette missive, Donald Trump avait appelé vendredi son ministre de la Justice, Jeff Sessions, à enquêter, pour des raisons de "sécurité nationale", sur l'auteur de cette tribune. - Nicholas Kamm - AFP

"Le livre de Woodward est du n'importe quoi. C'est juste une énième attaque contre moi, un feu nourri de tirs qui me visent, en utilisant des sources anonymes qui ont depuis été réfutées", a écrit dans un tweet le président américain, à moins de 24 heures de la sortie prévue du livre.

Bob Woodward, connu pour ses révélations dans l'affaire du Watergate, qui a entraîné en 1974 la chute du président Richard Nixon, brosse dans son texte incendiaire le portrait d'un Donald Trump inculte, colérique et paranoïaque, que ses collaborateurs s'efforcent de contrôler pour éviter les pires dérapages.

Ce tableau accablant a été conforté cette même semaine dernière par une tribune anonyme publiée dans le New York Times, dans laquelle un haut responsable gouvernemental américain décrit comment les collaborateurs du président s'escriment à limiter les conséquences potentiellement désastreuses de certaines de ses décisions impétueuses.

Enquête demandée

Outré par cette missive, Donald Trump avait appelé vendredi son ministre de la Justice, Jeff Sessions, à enquêter, pour des raisons de "sécurité nationale", sur l'auteur de cette tribune.

Le New York Times a réagi en affirmant qu'une telle enquête serait "un abus de pouvoir".

Mais la Maison Blanche persiste et signe. "Quelqu'un qui tente activement d'affaiblir le président légitimement élu et toute la branche exécutive du gouvernement, cela me semble être très problématique et une chose sur laquelle le ministère de la Justice devrait se pencher", a déclaré lundi sa porte-parole, Sarah Sanders, en conférence de presse.

Au journaliste qui affirmait que cette lettre anonyme ne représentait pas un délit, Sarah Sanders a répondu : "Je ne suis pas avocate. C'est au ministère de la Justice d'en décider".

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article