Donald Trump incapable de gouverner ?

Publié le par La Nouvelle République

Donald Trump incapable de gouverner ?

Selon un article du New York Times, plusieurs hauts placés mettent en doute la capacité du milliardaire à diriger la première puissance économique au monde.

Le président américain Donald Trump. (Photo AFP)

Le président américain Donald Trump. (Photo AFP)

C’est un énième caillou dans la chaussure de Donald Trump qu’a révélé le New York Times, vendredi. Selon le journal américain, qui s’est appuyé sur plusieurs sources, notamment des notes prises par des agents du FBI, le chef de l’État est tout simplement inapte à gouverner le pays.

Un haut responsable de l’administration, Rod Rosenstein, numéro deux du ministère de la Justice qui supervise l’enquête sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne du président américain en 2016 et la Russie, aurait évoqué en 2017 la possibilité de mettre tout simplement Donald Trump à l’écart du pouvoir.

Se rendre compte du “ chaos ” qui règne L’un des auteurs de ces comptes rendus, Andrew McCabe, ex-directeur par intérim du FBI, n’a pas démenti ces écrits. « Il ignore comment un journaliste peut avoir obtenu ces notes », a simplement écrit son avocat. Andrew McCabe explique dans ses notes qu’en mai 2017, Rod Rosenstein était très inquiet après le limogeage choc du chef du FBI, James Comey, par le président américain.

Il a suggéré devant témoins qu’il faudrait enregistrer Donald Trump à son insu pour rendre compte du « chaos » régnant à la Maison Blanche. Il aurait alors évoqué une mise à l’écart de l’ex-magnat de l’immobilier, en activant une procédure encore jamais utilisée aux États-Unis, prévue par le 25e amendement de la Constitution en cas d’inaptitude du président à gouverner.

Cet article du New York Times prend un écho particulier après plusieurs publications récentes (*) qui décrivent une Maison Blanche dysfonctionnelle, où de hauts responsables vont jusqu’à contourner les ordres présidentiels.

Rod Rosenstein a catégoriquement nié ces propos et évoque des sources anonymes qui témoignent dans le journal comme « évidemment partiales contre le ministère ».

Le ministère de la Justice a quant à lui laissé entendre que le numéro deux de la Justice avait simplement été mal compris. Un haut responsable, sous couvert d’anonymat, présent au moment des faits, s’explique : « Son commentaire était sarcastique et n’a jamais été débattu avec une quelconque intention d’enregistrer une conversation avec le président. »

L’avocat d’Andrew McCabe, Michael R. Bromwich, explique, lui, que son client a bien mis sur papier la teneur de ses rencontres avec de hauts responsables du gouvernement Trump. Il les a toutes livrées au procureur Mueller il y a « plus d’un an ». Une autre copie de ces notes était encore conservée au FBI en janvier 2018.

(*) Le livre du journaliste d’investigation Bob Woodward sorti en septembre et la tribune d’un haut responsable anonyme de l’administration Trump

A suivre

L’ultimatum imposé à Christine Blasey Ford, la femme qui accuse d’agression sexuelle le juge Brett Kavanaugh, candidat de Donald Trump pour un poste à la Cour suprême, afin de parvenir à un terrain d’entente avec les sénateurs en vue d’une audition est arrivé à expiration samedi.

L’universitaire de 51 ans a accepté de venir témoigner devant le Sénat américain, la semaine prochaine selon des médias américains. Elle accuse le juriste de l’avoir agressée sexuellement au début des années 1980. 

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article