Première Guerre mondiale. Ardéchois et tirailleur sénégalais

Publié le par Le Télégramme

Première Guerre mondiale. Ardéchois et tirailleur sénégalais

Comment peut-on être Ardéchois, donc blanc, et tirailleur sénégalais ? La réponse est dans le livre de Didier Veller, dont la date de publication, juillet 2018, ne doit rien au hasard et qui évoque la trop brève existence de son grand-oncle, Eugène Escoffier, né François Marie Régis Eugène, mort au combat précisément un siècle plus tôt.

Didier Veller évoque la trop brève existence de son grand-oncle, Eugène Escoffier, mort en juillet 1918 Le Télégramme

Didier Veller évoque la trop brève existence de son grand-oncle, Eugène Escoffier, mort en juillet 1918 Le Télégramme

« Eugène Escoffier, l’Ardéchois tirailleur sénégalais », l’histoire d’un grand-oncle, mort au combat. Retraité de la fonction publique depuis peu, Didier Vellerd a conçu cet ouvrage,, comme un carnet de guerre, entendant ainsi livrer un témoignage sur une réalité peu connue, celle de la présence de Français métropolitains au sein du corps des tirailleurs sénégalais. Et ceux, en évoquant la trop brève existence de son grand-oncle, Eugène Escoffier, né François Marie Régis Eugène.

« Ce livre est né d’un concours de circonstances, indique-t-il. Quand le ministère de la Défense a publié les fiches des soldats morts au combat, je n’ai trouvé aucune correspondance. Le nom et les prénoms pouvaient correspondre, ou le lieu de naissance, Annonay, dans l’Ardèche, ou encore la date de son engagement dans ce conflit, mais jamais les trois ensemble ! Finalement, c’est par son quatrième prénom, Eugène, que j’ai trouvé des informations ».

Après une foultitude de recherches, et devant cette évidence que de nombreuses zones d’ombre subsistent, l’auteur va « broder » autour d’un certain nombre de symboles, ne serait-ce que celui du jour de la naissance de son grand-oncle, le 8 mai, une date patriotique qui est aussi celle de la libération d’Orléans par Jeanne d’Arc, et va interpréter chaque incertitude d’une façon logique.

Place de la Madeleine, un lieu chargé de symboles

Il reste à trouver un éditeur et c’est en toute logique que l’auteur se tourne vers les éditeurs ardéchois. Las ! Après leur refus massif, c’est finalement un éditeur malien, Cauris Livres, qui accompagne Didier Veller dans cette exploration de l’histoire africaine du disparu.

L’ouvrage sera officiellement présenté, vendredi 7 septembre, au bar des Deux-Rivières, place de la Madeleine, à 20 h. Là non plus, le hasard ne rentre en rien dans le choix du lieu. En effet, c’est là que furent internés 300 tirailleurs sénégalais, entre le 4 et le 11 novembre 1944. Ils refusaient de rentrer chez eux tant qu’ils n’auraient pas touché leur solde.

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article