VIDEO. Cour suprême américaine: «Je croyais qu'il allait me violer» dit l'accusatrice de Kavanaugh

Publié le par M.C. avec AFP

VIDEO. Cour suprême américaine: «Je croyais qu'il allait me violer» dit l'accusatrice de Kavanaugh

ETATS-UNIS Devant la commission judiciaire du Sénat, Christine Blasey Ford compte revenir avec force détails poignants sur cette soirée de l’été 1982, selon le témoignage publié par des médias américains... 

VIDEO. Cour suprême américaine: «Je croyais qu'il allait me violer» dit l'accusatrice de Kavanaugh

« Je n’oublierai jamais les détails », déclare Christine Blasey Ford. L’accusatrice du candidat de Donald Trump à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, a cru que ce dernier allait la violer lors d’une soirée il y a 36 ans, une agression présumée qui a « radicalement changé » sa vie, affirme-t-elle dans un témoignage publié mercredi.

« Je ne suis pas ici aujourd’hui parce que je le veux. Je suis terrifiée. Je suis ici parce que j’estime qu’il est de mon devoir civique de vous dire ce qui m’est arrivé lorsque Brett Kavanaugh et moi étions au lycée », explique Christine Blasey Ford, dans des remarques préparées pour son audition prévue jeudi au Sénat américain. « Je croyais qu’il allait me violer » lors d’une soirée arrosée en 1982, confie cette universitaire âgée de 51 ans. Brett Kavanaugh nie catégoriquement ces accusations.

Une soirée de l’été 1982, qui est revenue la « hanter épisodiquement »

Devant la commission judiciaire du Sénat, Christine Blasey Ford compte revenir avec force détails poignants sur une soirée de l’été 1982, qui est revenue la « hanter épisodiquement » dans sa vie d’adulte, selon le témoignage publié par des médias américains.

« Nous ne nous connaissions pas très bien, mais je le connaissais et il me connaissait », explique Christine Blasey Ford. Puis elle revient sur cette soirée entre lycéens, improvisée dans une maison après une journée passée à la piscine, qu’elle avait raconté publiquement pour la première fois dans un entretien explosif au Washington Post. Publié le 16 septembre, il a sonné comme un coup de tonnerre dans le processus de confirmation par le Sénat américain du juge conservateur.

« Il y avait quatre garçons », dont Brett Kavanaugh et son ami Mark Judge, affirme Christine Blasey Ford. Tous deux étaient « visiblement ivres ». Lorsqu’elle est montée aux toilettes, « on m’a poussée par derrière dans une chambre ». « Brett et Mark sont rentrés dans la chambre et ont fermé la porte derrière eux », poursuit-elle. On l’a poussée sur le lit puis « Brett s’est mis sur moi », tentant de la déshabiller tout en la touchant partout sur le corps. « Il avait du mal parce qu’il était tellement ivre, et aussi parce que je portais un maillot de bain une pièce sous mes vêtements. »

« J’avais du mal à respirer et j’ai cru que Brett allait accidentellement me tuer »

Lorsqu’elle a tenté de crier, Brett Kavanaugh a voulu l’en empêcher en plaçant sa main sur la bouche. « C’est ce qui m’a le plus terrifiée et ce qui a eu l’impact le plus durable sur ma vie », confie-t-elle. « J’avais du mal à respirer et j’ai cru que Brett allait accidentellement me tuer ».

Comme en réponse au président américain Donald Trump, qui a mis en doute la crédibilité de son témoignage parce qu’elle n’en avait pas parlé pendant de longues années, Christine Blasey Ford explique : « Pendant très longtemps, j’avais trop peur et trop honte de le raconter en détails à qui que ce soit ». Elle s’est décidée à informer des parlementaires et le Washington Post, le 6 juillet, juste avant l’annonce officielle de la nomination de Brett Kavanaugh, tout en restant anonyme.

Elle a finalement révélé son identité après des fuites dans la presse à la mi-septembre. Depuis, « ma famille et moi avons été la cible d’un harcèlement constant et de menaces de mort », dira-t-elle aux sénateurs jeudi, avant de répondre à leurs questions et celle d’une procureure spécialisée dans les affaires de violences sexuelles, engagée par les élus républicains.

Publié dans Articles de Presse

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