Gambais : la maison de Landru est à vendre

Publié le par Actu

Gambais : la maison de Landru est à vendre

La maison du tueur en série Landru, à Gambais, est en vente. C'est dans cette demeure cossue que dans les années 1910 il a tué et fait disparaître le corps de plusieurs femmes

Samedi après-midi, des curieux s’arrêtaient devant la maison. (©Renaud Vilafranca)

Samedi après-midi, des curieux s’arrêtaient devant la maison. (©Renaud Vilafranca)

« Très belle maison chargée d’histoire. » Et quelle histoire. Cette « maison de maître de plus de 180 m2 », située à la sortie de Gambais, est en vente à 450 000 euros depuis maintenant six mois. Avec ses cinq chambres, sa salle de réception de 70m2, son parc arboré de 6 000 m2 et malgré les quelques travaux à prévoir, elle a de quoi séduire. Serait-ce alors à cause de son lourd passé qu’elle n’a pas encore trouvé acquéreur ? Car Henri-Désiré Landru, le « Barbe bleu de Gambais » y a vécu de 1915 à 1919.

C’est d’ailleurs dans cette demeure bourgeoise, « L’Ermitage », que le tueur en série a perpétré sept des onze crimes qui l’ont conduit à l’échafaud, en 1922. Ces femmes, que le tueur en série rencontrait par le biais de petites annonces, ont été découpées en morceaux et brûlées dans le poêle. Pour qu’il ne reste pas la moindre trace des corps de ses victimes, Landru se débarrassait des restes dans le barbecue de la cuisine. Si le poêle a été racheté par l’animateur de télévision Laurent Ruquier, il y a quelques années, le barbecue ferait, lui, toujours partie des meubles.

Contactée, l’une des agences chargée de la vente du bien n’a pas souhaité répondre à nos questions. L’interlocutrice a fait savoir que les propriétaires, qui n’y résidaient que ponctuellement, ne souhaitent plus communiquer, échaudés par le ramdam médiatique des derniers jours : « C’est une maison comme une autre. Landru n’a plus rien à voir avec. » Les panneaux installés par les agences immobilières sur le portail avaient d’ailleurs disparu samedi après-midi.

D’après les photos de l’intérieur publiées sur Internet par l’agence, cette villa cossue au toit en ardoise, semble être restée figée dans le temps.

« Fascination morbide »

Dans le village, l’histoire tragique du lieu nourrit l’imaginaire collectif. Certains le pensent hanté, qu’il est empreint d’une malédiction. L’endroit suscite aussi de la curiosité… quelque peu « malsaine » admettront des personnes croisées sur place. « C’est de la fascination morbide », confie Manon, Parisienne de 28 ans, qui s’est arrêté devant en voiture.

    « À chaque fois que je passe là, je jette un œil, poursuit la jeune femme, qui a sa résidence secondaire dans le Houdanais. J’ai toujours su que c’était celle de Landru. Mais je la trouve très belle et atypique. »

L’intérêt pour le lieu s’est renforcé depuis l’annonce de sa mise en vente. « On a lu ça dans la presse, on voulait voir dans quel état elle était », témoigne Jean-Paul, 28 ans, venu à moto, avec sa femme, depuis le Val-de-Marne. « Elle ne fait pas peur », poursuit l’épouse, Fabienne. « C’est aussi l’occasion pour nous de faire une balade et de découvrir la région, ajoute le quinquagénaire. La commune devrait la racheter et en faire un musée, ça développerait le tourisme, c’est sûr. »

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article