Brice Hortefeux : «Mettre Viktor Orban dehors, c'est renforcer les extrémismes»

Publié le par Charles Sapin

Brice Hortefeux : «Mettre Viktor Orban dehors, c'est renforcer les extrémismes»

VIDÉO - Invité de la nouvelle émission politique «Audition publique» et questionné par les journalistes de Public Sénat, LCP, l'AFP et Le Figaro, l'eurodéputé s'est attaqué au bilan annuel d'Emmanuel Macron.

Brice Hortefeux : «Mettre Viktor Orban dehors, c'est renforcer les extrémismes»

«C'est le bazar fiscal, la pagaille migratoire, l'hécatombe politique et le plantage économique.» Invité de la première édition de la nouvelle émission politique tournée dans les studios de Figaro Live, «Audition publique», l'eurodéputé LR Brice Hortefeux n'a pas été tendre avec le bilan de la première année d'Emmanuel Macron au pouvoir. Questionné par les journalistes de Public Sénat, LCP, l'AFP et Le Figaro sur le budget qui a été présenté, ce lundi, ce proche de Laurent Wauquiez a préféré moquer les annonces d'un «nouveau monde qui ressemble décidément beaucoup à l'ancien: un budget sucré-salé, avec une enveloppe de douceurs et le côté salé, qui correspond mieux à la réalité. Si vous êtes conducteur, fumeur, père de famille et retraité, vous êtes assaisonnés».

L'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy n'a pas non plus digéré«le préavis» donné par l'actuel locataire de la place Beauvau, Gérard Collomb, avant de rejoindre sa ville de Lyon où il espère se faire réélire lors des prochaines municipales: «L'opinion publique attend de celui qui est chargé de la lutte contre le terrorisme, qu'il le soit à temps plein, dans ses actes, mais aussi dans sa tête».

    «La France et l'Europe n'ont pas de leçon à recevoir en termes d'accueil des réfugiés» Brice Hortefeux

Alors que le bateau humanitaire Aquarius a demandé le débarquement à Marseille de 58 migrants secourus en mer, celui qui a également occupé le poste de ministre de l'Immigration a plaidé pour opposer au navire un refus catégorique: «Il n'est pas question que l'on continue à ce rythme. La France et l'Europe n'ont pas de leçon à recevoir en termes d'accueil des réfugiés».

Si sur le sujet de l'immigration, le vice-président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes est sûr de l'unanimité de sa famille politique, telle n'a pas été le cas lors du vote, au Parlement européen, des sanctions envers le premier ministre hongrois, Viktor Orban. Si l'eurodéputé a préféré s'abstenir, ses collègues LR se sont éparpillés entre «pour» et «contre», comme l'ont relevé à l'antenne le sénateur PS Rachid Temal et le député LaREM Jean-Michel Fauvergue. «Ce n'a pas été un sujet simple. Je me suis posé plusieurs questions, admet le parlementaire qui se dit cependant attaché à ce que Viktor Orban ait sa place au sein de son groupe au Parlement européen, le PPE. Cet homme a rassemblé, dès le premier tour, 49% des voix dans son pays. Il faut respecter la démocratie. Le mettre dehors, c'est renforcer les extrémismes». Qu'importent les différences de vues au sein de son camp, «nous ne sommes pas une secte, nous sommes une grande famille dans laquelle on débat», assure Brice Hortefeux. Un débat qui s'annonce intense à huit mois des prochaines européennes. Mais Laurent Wauquiez a les «qualités d'expérience, d'envie et de compétence» pour le surmonter. C'est un «sarkozyste inoxydable» qui le dit.

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article