Etats-Unis: Donald Trump soutient Gina Haspel qui aimerait jeter l’éponge

Publié le par RFI

Donald Trump a apporté ce lundi 7 mai son soutien à Gina Haspel. Celle qui a été nommée par le président américain pour devenir la première femme à diriger la CIA doit encore être confirmée par le Sénat. Mais la séance, qui doit se tenir ce mercredi, promet d'être musclée : en effet, les sénateurs démocrates et certains de leurs collègues républicains s'interrogent sur le rôle de Gina Haspel alors qu'elle dirigeait le Service national clandestin (NCS) de la CIA. Une unité décriée pour ses pratiques employées dans la guerre contre le terrorisme sous la présidence de George W. Bush.

Gina Haspel, choisie par le président Trump pour diriger la CIA, à son arrivée au Congrès pour une réunion avec les sénateurs, à Washington, le 7 mai 2018. REUTERS/Joshua Roberts

Gina Haspel, choisie par le président Trump pour diriger la CIA, à son arrivée au Congrès pour une réunion avec les sénateurs, à Washington, le 7 mai 2018. REUTERS/Joshua Roberts

La séance de confirmation de Gina Haspel à la tête de la CIA n'a pas encore commencé que déjà plusieurs sénateurs démocrates annoncent qu'ils s'opposeront à sa nomination, alors même que les Républicains ne disposent que d'une très faible majorité à cette chambre (51 sièges, contre 49 pour les Démocrates).

Et quand on sait que le très respecté sénateur républicain John McCain a prévenu que Gina Haspel devrait s'expliquer sur sa participation à l’un des « chapitres les plus sombres de l’histoire américaine », la tâche s'annonce ardue.

Gestionnaire d'un centre secret de la CIA aux interrogatoires musclés

Il faut dire que cette femme, aujourd'hui âgée de 61 ans, a géré un centre de détention secret de la CIA en Thaïlande, mis en place après les attentats du 11 septembre 2001. Les détenus soupçonnés d'appartenir à l'organisation terroriste al-Qaïda y ont été soumis à des méthodes d'interrogatoires violentes, comme le simulacre de noyade, reconnu aujourd'hui comme acte de torture, mais aussi l'enfermement dans des boites, ou encore des privations de sommeil.

Autant de pratiques bannies sous Obama mais auxquelles le president Trump s’est dit favorable, rappelle notre correspondant à San Francisco, Eric de Salve.Plusieurs Démocrates reprochent aussi à la candidate d’avoir été impliquée dans la destruction de vidéos de ces interrogatoires.

Donald Trump refuse le retrait de sa candidature

Selon les révélations du Washington Post, Gina Haspel aurait proposé vendredi dernier de retirer sa candidature très controversée au poste de directrice de la CIA. Mais Donald Trump ne l'entend pas de cette oreille : « Dire que, dans des temps aussi dangereux, nous avons la personne la plus qualifiée, une femme, dont les démocrates ne veulent pas parce qu'elle est trop dure contre le terrorisme », a ironisé le président ce lundi sur Twitter.

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