Chavez voit en Merkel une héritière d'Hitler

Publié le par L'Obs

En appelant les dirigeants d'Amérique latine à prendre leurs distances vis-à-vis d'Hugo Chavez, la Chancelière allemande s'est attiré les foudres du président vénézuelien qui a manqué tout juste de l'envoyer au diable, se freinant in extremis: "Comme c'est une femme, je n'en dirai pas plus."

Chavez voit en Merkel une héritière d'Hitler

Le président vénézuélien Hugo Chavez a failli dire à la chancelière allemande Angela Merkel d'aller au diable, et s'est tout juste abstenu de l'insulter le jour même de la Fête des mères. Au lieu de cela, il l'a présentée comme une héritière politique d'Adolf Hitler et du fascisme allemand. "Madame la chancelière, vous pouvez aller au ...", a-t-il dit, observant une pause marquée où des ricanements se sont répandus dans son auditoire, composé d'officiers de l'armée, de ministres et autres responsables gouvernementaux. "Comme c'est une femme, je n'en dirai pas plus.

"Elle vient de la droite allemande, celle qui a soutenu Hitler"

Le dirigeant de gauche, qui a déjà qualifié le président américain George Bush de "diable" à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, a critiqué le fait qu'Angela Merkel ait appelé les dirigeants d'Amérique latine à prendre leurs distances vis-à-vis de lui. "Elle vient de la droite allemande, celle là même qui a soutenu Hitler, qui a soutenu le fascisme: voilà qui est aujourd'hui la chancelière de l'Allemagne", a-t-il dit. Le président du Venezuela a promis qu'il évoquerait avec elle ses déclarations s'il participe à un prochain sommet de chefs d'Etat d'Europe et d'Amérique latine au Pérou.

Alvaro Uribe "ne devrait même pas diriger une épicerie"

"Peut-être que je vais lui dire quelque chose et qu'elle va s'énerver et me dire 'pourquoi ne la fermes-tu pas ?'", a-t-il dit, faisant référence à un incident survenu en 2007 lors duquel le roi d'Espagne Juan Carlos avait ainsi sommé Hugo Chavez, un dirigeant pour le moins loquace, à se taire. L'invective avait provoqué un incident diplomatique avec Madrid. Dimanche, Hugo Chavez a qualifié le président colombien Alvaro Uribe de "menteur" et jugé qu'il "ne devrait même pas diriger une épicerie". Par le passé, il s'était déjà illustré en appelant le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld "l'un des chiens du diable" et le président mexicain Vicente Fox un "toutou de l'empire", faisant référence aux Etats-Unis. (avec AP)

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article