Août-septembre 1944 : le siège de Brest

Publié le par Actu par Martine De Saint Jan

À l’occasion du 70e anniversaire du siège et de la libération de Brest et grâce à Brest philatélie, nous publions plusieurs images de cet épisode marquant de notre histoire.

Octroi. Collection Brest philatélie.

Octroi. Collection Brest philatélie.

Parce qu’elle a eu pour conséquence la destruction quasi totale de la ville et qu’elle a conduit au modelage de son visage actuel, la Seconde Guerre mondiale a profondément marqué Brest et constitue l’un des “mythes fondateurs” de son identité.

« La ville a été occupée par les troupes allemandes à partir de juin 1940, rappelle Yves Coativy, historien brestois. Elles avaient besoin d’un port océanique pour abriter leurs gros bateaux (trois croiseurs étaient mouillés en rade) et accueillir leur base sous-marine. »

La ville a subi des bombardements pendant quatre ans, avec des périodes de pause. « Ils émanaient des Anglais qui souhaitaient détruire les croiseurs et des Américains qui visaient la base de sous-marins. Sans résultats probants… » La seule Royal air force déversa officiellement 8 425 tonnes de bombes (source : Brest, mémoire océane, Alain Boulaire, Alain Coz). Aujourd’hui encore, on ne peut pas faire de travaux à Brest sans en découvrir une enfouie !

Pilonnage

Ces bombardements ont engendré des destructions, mais sans commune mesure avec celles que fera le pilonnage de Brest lors du siège qui débuta le 7 août 1944. « Après le débarquement, les Alliés ont estimé nécessaire de libérer très vite un port. Ils avaient des doutes sur la tenue du port artificiel créé en Normandie. Pour reprendre Brest, ils ont décidé de la pilonner avec des canons installés sur des hauteurs autour de la ville. Et, face à la résistance des Allemands (les parachutistes du général Ramcke se battaient pied à pied), d’abattre les immeubles un par un pour les en débusquer », raconte l’historien. Par ailleurs, la zone portuaire avait été piégée par les Allemands et a été très endommagée par les mines.

La population avait été évacuée, ce qui a limité le nombre de victimes civiles. Mais, à la fin du siège, le 18 septembre, la ville était détruite à 75 % : 4 875 immeubles étaient démolis !

Il faudra environ cinq ans pour reconstruire. « Les autorités ont choisi de ne rien conserver et de repartir sur du neuf. La ville a été nivelée avec des remblais issus des immeubles effondrés, les remparts ont été abattus. La physionomie de Brest a changé radicalement. » Ils restent quelques traces des combats sur des bâtiments survivants comme le bunker de Keranroux et l’église Saint-Martin…

La population a progressivement réinvesti la ville après guerre. Des habitants ont été pendant plusieurs années hébergés dans des baraques en bois restées célèbres, avant de retrouver un toit en dur.

Martine de Saint Jan

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