Châteaubriant : premières émotions lors des commémorations au camp de Choisel

Publié le par Actu par L’Eclaireur de Châteaubriant

Deux jours de commémorations sont prévus à Châteaubriant (Loire-Atlantique), ce samedi 19 et dimanche 20 octobre 2019. Un premier rassemblement a eu lieu au camp de Choisel.

Stèle du camp de Choisel. (L’Eclaireur de Châteaubriant)

Stèle du camp de Choisel. (L’Eclaireur de Châteaubriant)

Ce samedi 19 et dimanche 20 octobre 2019, Châteaubriant (Loire-Atlantique) va vivre au rythme des commémorations. Il y a 78 ans, 27 otages avaient en effet été fusillés, à la carrière des fusillés et des hommages leur son rendus tout le week-end.

Le premier rassemblement a eu lieu ce samedi 19 octobre, dans la matinée, au niveau de la stèle du camp de Choisel (inaugurée en 2016, lors du 75e anniversaire), rue Guy Môquet (l’un des 27 otages fusillés).

Pour rappel, le camp de Choisel était le plus gros camp de Châteaubriant, où 45 000 prisonniers ont été internés pendant la Seconde Guerre mondiale. Trios autres camps existaient à Châteaubriant : au moulin Roul route de Soudan (700 hommes), à la Courbetière (7 000 hommes) et au stade de la Ville en bois (5 000 hommes).

« Le travail de mémoire n’est jamais achevé »

Une minute de silence a d’abord été observée, en présence de Carine Picard Nilès, petite-fille d’Odette Nilès, dernière survivante du camp de Choisel.

Photo d’archives du camp de Choisel. (L’Eclaireur de Châteaubriant)

Photo d’archives du camp de Choisel. (L’Eclaireur de Châteaubriant)

Serge Adry, président du Comité local du Souvenir, a ensuite pris la parole.

    Cette année, nous sommes venus rendre hommage à Paulette Capilez, internée dans ce camp, et aux 27 otages. Ils se battaient pour notre avenir. Le travail de mémoire n’est jamais achevé et doit sans cesse être renouvelé.

Les cérémonies se poursuivent ce dimanche

Un hommage qui avait aussi une résonance très actuelle.

    Partout où la fracture sociale se creuse, le venin du racisme, de la peur de ce qui est différent, le venin de la démagogie sécuritaire, de la violence, gangrène la société et ouvre la voie aux démagogues, qui entendent détruire les valeurs républicaines. Ce n’est pas en banalisant les idées de l’homme du détail de l’histoire que le pays guérira de cette gangrène.

Maryse Veny Timbaud, petite-fille de Jean-Pierre Timbaud, un des 27 otages fusillés (L’Eclaireur de Châteaubriant)

Maryse Veny Timbaud, petite-fille de Jean-Pierre Timbaud, un des 27 otages fusillés (L’Eclaireur de Châteaubriant)

Maryse Veny Timbaud, petite-fille de Jean-Pierre Timbaud, un des 27 otages fusillés, a aussi pris la parole. En fin de cérémonie, de la terre a été ramassés par la professeure de l’école Saint-Joseph de Châteaubriant. Elle sera installée dans une alvéole du monument de la carrière des fusillés ce dimanche 20 octobre.

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