Erdogan affirme qu’il «ne stoppera pas» son opération en Syrie, malgré les «menaces»

Publié le par Mémoires de Guerre

La Turquie a lancé mercredi une offensive dans le nord-est de la Syrie. Cette opération a suscité un tollé international.

Erdogan affirme qu’il «ne stoppera pas» son opération en Syrie, malgré les «menaces»

 La Turquie « ne stoppera pas » l’opération qu’elle mène en Syrie contre une milice kurde soutenue par l’Occident, a affirmé vendredi le président Recep Tayyip Erdogan, rejetant les « menaces » en ce sens.

« Peu importe ce que certains disent, nous ne stopperons pas cette » opération qui vise les Unités de protection du peuple (YPG) dans le nord-est de la Syrie, a déclaré M. Erdogan lors d’un discours à Istanbul.

« On reçoit maintenant des menaces à droite et à gauche, on nous dit ‘Arrêtez’. (…) Nous ne reviendrons pas en arrière », a insisté M. Erdogan.

La Turquie a lancé mercredi une offensive dans le nord-est de la Syrie contre les YPG, une milice kurde soutenue par les pays occidentaux mais qualifiée de « groupe terroriste » par Ankara.

La Turquie vivement critiquée

Cette opération a suscité un tollé international.

Après avoir semblé donner son feu vert à cette opération, le président américain Donald Trump a soufflé le chaud et le froid, menaçant notamment d’« anéantir » l’économie turque si Ankara « dépassait les bornes ».

Vendredi, Washington a indiqué que le ministre américain de la Défense avait « fortement encouragé » la Turquie à « interrompre » son opération en Syrie, lors d’un entretien téléphonique la veille avec son homologue turc. Donald Trump a autorisé, sans toutefois les activer pour l’instant, des sanctions très fermes contre la Turquie, qui mène une offensive dans le nord de la Syrie contre une milice kurde, a aussi déclaré ors d’une conférence de presse le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin. « Ce sont de très fortes sanctions. Nous espérons que nous n’aurons pas à les utiliser mais nous pouvons neutraliser l’économie turque si nécessaire », a prévenu le secrétaire américain au Trésor dans une conférence de presse.

L’Union européenne a vivement critiqué l’offensive turque et une ministre française a affirmé vendredi que la carte des sanctions était « sur la table ».

La Turquie affirme que cette opération vise à mettre en place une « zone de sécurité » de 32 km de profondeur le long de sa frontière afin de séparer celle-ci des territoires contrôlés par les YPG.

« Nous continuerons notre combat jusqu’à ce que tous les terroristes soient descendus au sud des 32 km » prévus par cette zone, a déclaré vendredi M. Erdogan.

Publié dans Articles de Presse

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