Menacée de sanctions, Ankara “ne stoppera” pas son offensive en Syrie

Publié le par Valeurs Actuelles

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a confirmé son intention de poursuivre son offensive en Syrie contre les Kurdes du YPG, méprisant les “menaces” de l’Occident. 

Recep Tayyip Erdogan. Photo /AP/SIPA

Recep Tayyip Erdogan. Photo /AP/SIPA

Recep Tayyip Erdogan persiste et signe. Lors d’un discours à Istanbul, ce vendredi 11 octobre, le président turc a annoncé que la Turquie « ne stoppera » pas son opération militaire menée depuis le 9 octobre contre les forces kurdes stationnées dans le nord de la Syrie, rapporte BFMTV, et pour laquelle les États-Unis, alliés des Kurdes, ont promis des sanctions. 

« Nous ne reviendrons pas en arrière »

« Peu importe ce que certains disent, nous ne stopperons pas » cette offensive, qui vise les Unités de protection du peuple (YPG), a indiqué le chef d’État turc. « On reçoit maintenant des menaces à droite et à gauche, on nous dit ‘Arrêtez’. [...] Nous ne reviendrons pas en arrière », a-t-il martelé. En réaction, Washington a promis de « très fortes sanctions » contre la Turquie. « Donald Trump a l'intention de signer un décret pour dissuader la Turquie de toute poursuite de son offensive militaire dans le nord-est de la Syrie », a fait savoir le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin lors d’une conférence de presse ce vendredi. « Nous espérons que nous n'aurons pas à les utiliser, mais nous pouvons neutraliser l'économie turque si nécessaire », a-t-il ajouté.

Les hostilités ont débuté après le retrait des troupes américaines de Syrie, à proximité de la frontière avec la Turquie, laissant le champ libre aux forces turques. Après avoir soufflé le chaud et le froid, Donald Trump avait menacé d’« anéantir » l’économie turque si Ankara « dépassait les bornes ». Ce vendredi, le ministre américain de la Défense, Mark Esper, a « fortement encouragé » Erdogan à « interrompre » ses opérations contre les Kurdes, mettant en garde contre « de graves conséquences pour la Turquie », selon un communiqué du Pentagone. Une offensive également très critiquée par l’Union européenne. Une ministre française a elle aussi affirmé que la carte des sanctions était « sur la table ».

Cinq djihadistes évadés de prison après une frappe

La Turquie, de son côté, assure que l’offensive vise à mettre en place une « zone de sécurité » de 32 km de profondeur le long de sa frontière afin de séparer celle-ci des territoires contrôlés par les YPG. Selon les Kurdes, cinq djihadistes de Daech, qui étaient retenus dans une prison près de la ville de Qamichli, se sont échappés de leurs cellules après un raid aérien turc ayant visé les environs, rapporte franceinfo. Il pourrait s’agit de combattants étrangers. 

Publié dans Articles de Presse

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