Militante anticapitaliste, l'actrice Anémone détenait un compte... en Suisse

Publié le par Capital par Annick Berger

C’est l’Administration fiscale fédérale des contributions qui a rendu l’information publique en lançant un appel à ses héritiers pour qu’ils désignent un représentant en Suisse.

Militante anticapitaliste, l'actrice Anémone détenait un compte... en Suisse

Ses idées de gauche et anticapitalistes avaient largement contribué à la popularité de l’actrice. Mais il semble que la réalité soit tout autre pour Anémone. Selon La Tribune de Genève, l’actrice détenait au moins un compte en Suisse. L’information provient directement de l’Administration fiscale fédérale des contributions (AFC), l’équivalent du ministère français de l’Économie. L’institution a en effet lancé un appel pour que les héritiers de la comédienne, qui est décédée en avril dernier, se fassent connaître auprès des autorités et désignent un représentant en Suisse autorisé à recevoir des notifications.

La demande d’assistance administrative a été publiée le 5 novembre dernier et les héritiers d’Anne Bourguignon, de son vrai nom, ont dix jours pour y donner suite. Pour le moment, aucune information n’a filtré sur le nombre de comptes ni sur les sommes en jeu, mais l’image des banques suisses liée à Anémone a du mal à passer. L’actrice, mère de deux enfants, était en effet connue pour son engagement contre la société capitaliste et pour l’écologie.

Une pension "pas bien grasse"

Connue pour ses rôles dans "Le grand chemin" ou "Le Père Noël est une ordure", Anémone a toujours eu une relation compliquée à l’argent. Dans une interview donnée au Parisien en 2017, elle s’était dit écœurée par le métier pourri, selon elle, par la promotion et les enjeux financiers. Elle avait d’ailleurs estimé dans le quotidien que "le fric s’est emparé de tout, partout !" L’actrice n’avait pas non plus épargné l’hommage rendu à Johnny Hallyday estimant qu’à part "voter à droite et fuir le fisc" ou "se déguiser et mentir" il n’avait pas fait grand-chose.

L’argent avait déjà été la cause de sa brouille avec l’équipe du Splendid dans les années 80 alors qu’elle réclamait des droits d’auteurs pour les répliques cultes de son personnage Thérèse dans "Le Père Noël est une ordure". Retirée du showbiz en 2017, rappelle Le Point, elle affirmait vouloir "buller" et "ne rien foutre", mais pestait contre sa faible pension. "J’ai ma retraite et de quoi vivre sans bosser. Elle n’est pas bien grasse, heureusement j’ai un loyer qui me rapporte. Par rapport aux carrières qu’on fait, on n’a pas beaucoup de fric à la retraite", avait-elle alors déclaré.

Publié dans Articles de Presse

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