Marie-Hélène AUDOYE disparue entre Monaco et Cagnes-sur-Mer

Publié le par Assistance et Recherche de Personnes Disparus

Sa fille a disparu il y a 27 ans Sa mère témoigne.  La Journée internationale des enfants disparus a lieu ce vendredi. Depuis 1991, Annie Audoye remue ciel et terre pour savoir ce qui est arrivé à sa fille Marie-Hélène. Celle-ci avait 23 ans quand elle a disparu à Monaco.

Marie-Hélène AUDOYE disparue entre Monaco et Cagnes-sur-Mer

Marie-Hélène Audoye a disparu il y a vingt-sept ans, presque jour pour jour. Pourtant, pour sa maman Annie, « c’est comme si c’était hier. Nous n’avons ni son corps, ni une scène de crime ni des aveux. Rien ».

Vingt-sept ans à refaire le film de cette journée du 21 mai 1991 : Ce matin-là, Marie-Hélène Audoye quitte son domicile de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). La représentante en produits pharmaceutiques de 23 ans entame sa tournée, au volant de sa Renault Supercinq blanche. Elle s’apprête à prendre la route, en fin d’après-midi, direction les Hautes-Alpes, pour des rendez-vous situés à plusieurs heures de trajet.

Auparavant, elle rend visite à une dernière officine monégasque, à 14 h 15. Le pharmacien est absent, elle dépose un mot griffonné sur la porte : « Bisous, à la semaine prochaine. » Un témoin la voit remonter dans sa voiture.

Depuis, elle n’a plus donné de signe de vie.

Sa maman Annie, vingt-sept ans plus tard, « pense qu’elle est morte. Mais j’espère qu’elle est vivante, et personne ne m’a jamais démontré le contraire. En tant que parent, je ne peux pas souhaiter qu’elle soit morte ».

Pour sa fille, Annie a remué ciel et terre. « Elle n’avait aucune raison de disparaître, avait un petit copain, des amis, elle était souriante et gagnait sa vie. » L’enquête démarre. La famille n’écarte aucune piste, mais le suicide semble exclu, compte tenu de la personnalité de Marie-Hélène.

Un accident ? Les routes sont parcourues, les montagnes et les lacs sondés. Annie loue un hélicoptère, un sonar. Aucune trace. Elle fait imprimer des milliers d’affiches, prend la parole à Cannes, au moment du festival, participe à des émissions de télévision (Perdu de vue, en 1996), offre des récompenses à toute personne susceptible de faire avancer le dossier… Les mois passent.

La piste accidentelle s’éloigne, tandis que la criminelle prend forme : « Je pense qu’elle a été victime de la jalousie d’une personne proche d’elle. » La maîtresse du compagnon d’alors de Marie-Hélène avouera qu’elle était jalouse.

Un détenu, incarcéré pour deux meurtres, évoque « un contrat » exécuté à Beausoleil, tout près de Monaco. Des témoins sont entendus, des perquisitions organisées, mais cela ne débouche sur aucune preuve, aucun procès ni mise en examen.

Solidaire de toutes les familles.

Annie rejoint la trop longue liste de parents qui attendent des réponses (voir ci-dessous) : « Je me sens solidaire de toutes les familles dont un enfant disparaît. Nous sommes frères et sœurs de la détresse. Chaque vie est précieuse, on ne peut souhaiter cela à personne. Dans nos entrailles, c’est la même douleur. »

Tandis qu’elle parle de Marie-Hélène, d’autres prénoms font surface : Estelle, Anne-Sophie, Ariane, Marion…. Grâce aux associations (APEV, Manu Association, Disparition espoir, 116 000..…)« différentes, complémentaires et nécessaires », les familles se fédèrent, partagent, se soutiennent :

« Lorsqu’un corps est trouvé, je suis contente, même si c’est très dur. On peut enfin obtenir des explications, la justice peut passer, on peut donner une dernière demeure à son enfant, l’enterrer, sortir du doute et du poids des interrogations, retrouver de la dignité. »

La justice rend un non-lieu.

Très investie, Annie participe aux combats menés, qui permettent de changer les lois sur la prescription dans les disparitions, milite pour des améliorations du système.

« On a beaucoup progressé depuis 1991. Mais il y aura toujours de grands malades, des prédateurs. Il faut qu’un fichier central qui recense toutes les disparitions soit créé, qu’il y ait plus de moyens d’enquête. »

En mars 2013, la justice rend un non-lieu dans l’affaire de la disparition de Marie-Hélène Audoye.

« Cela a été comme une deuxième mort de ma fille. Je venais de vivre le décès de mon mari. » Pourtant, elle ne désespère pas. « Mes deux autres enfants m’ont permis de tenir. »

Avec le recul, elle « regrette d’avoir trop fait confiance à l’enquête, de ne pas avoir été plus dure.

Des erreurs ont été commises, des témoins capitaux ont été interrogés des années après… Des juges nous ont dit que nous étions passés très près de la vérité ».

Au-delà de la tristesse, après vingt-sept ans d’un courage immense, elle retient « l’échec. Venir en aide à ma fille était mon devoir ».

Annie espère toujours : « Je voudrais retrouver le corps de ma fille. Que ceux qui savent en appellent à leur conscience, et parlent ». Pour qu’enfin éclate la vérité.

Le mardi 21 mai 1991, une jeune femme de 23 ans, Marie-Hélène Audoye, représentante en produits pharmaceutiques, disparait sans laisser de traces après un rendez-vous professionnel à Monaco.

Marie-Hélène Audoye, représentante en produits pharmaceutiques disparaît sans laisser de traces, après une dernière visite à une officine de Monaco. 

Malgré une enquête qui a pu faire penser à plusieurs reprises que les enquêteurs étaient tout près du but, on est toujours aujourd'hui sans nouvelles de cette jeune femme.

Malgré tout, la mère de Marie-Hélène, Annie Audoye, continue inlassablement à chercher la vérité.

Disparition de Marie-Hélène Audoye L’enquête classée

L’instruction sur la disparition de la jeune visiteuse médicale est maintenant clôturée. Pour autant, à Antibes, sa mère Annie ne désespère toujours pas de retrouver son corps.

L’instruction sur la disparition de la jeune visiteuse médicale est maintenant clôturée. Pour autant, à Antibes, sa mère Annie ne désespère toujours pas de retrouver son corps.

L’instruction sur la disparition de la jeune visiteuse médicale est maintenant clôturée. Pour autant, à Antibes, sa mère Annie ne désespère toujours pas de retrouver son corps

Elle avait déjà vécu cela en octobre 2007 lorsqu'un juge de Grasse avait clôturé l'instruction. « C'est comme si ma fille disparaissait une seconde fois», nous confiait-elle alors. Mais, grâce à sa ténacité, son opiniâtreté et l'aide de ses avocats, cette mère courage avait obtenu la poursuite de l'instruction relative à la disparition de sa fille, Marie-Hélène, littéralement évaporée le 21 mai 1991, à l'âge de 23 ans.

« Rendre sa dignité à ma fille »

Cette fois, après de nouvelles investigations qui n'ont pas permis d'aboutir, l'enquête est officiellement clôturée et Annie Audoye a été prévenue par le juge d'instruction lui-même qu'il allait rendre dans quelques jours un non-lieu.

Elle a également reçu un courrier du procureur lui indiquant qu'il avait pris des réquisitions dans ce sens.

La justice a été très correcte et a toujours fait preuve d'une grande patience et d'humanité confieMme Audoye.

Pour autant, si elle accepte cette étape fatidique qu'elle redoutait tant, elle ne peut se résoudre à « lâcher l'affaire ».

« Certaines personnes savent »

« Jusqu'à mon dernier souffle, comme mon mari, je ne perdrai pas l'espoir de retrouver ma fille », assure, entre deux sanglots, cette Antiboise qui a pris un autre sérieux coup au moral lorsque sa fille a été officiellement déclarée absente par le tribunal.

La prochaine étape, elle aussi tant redoutée, est l'inscription sur le livret de famille. « Même si l'enquête est classée, je ne désespère pas que quelqu'un voie sa conscience l'amener à considérer qu'il faut la délivrer, la soulager, au moins me dire, anonymement où se trouve le corps de ma fille afin de lui offrir une sépulture et ainsi lui rendre sa dignité »,souffle Annie Audoye qui se dit « convaincue que certaines personnes savent ».

Pendant 22 ans, avec son mari, elle s'est battue pour découvrir la vérité qu'elle a probablement effleurée du doigt. « La justice a fait ce qu'elle a pu et je ne renonce pas à l'espoir de voir un jour quelqu'un faire des révélations de nature à rouvrir l'enquête ».Annie Audoye qui n'a plus aucun doute sur la mort de sa fille, et depuis longtemps, ne renoncera jamais à retrouver le corps de sa fille.

C'est le combat de sa vie.

21 mai 1991. Marie-Hélène Audoye, 22 ans se volatilise avec sa voiture entre Monaco et Cagnes-sur-Mer

Marie-Hélène AUDOYE disparue entre Monaco et Cagnes-sur-Mer

Le dernier signe de vie de cette jolie brune aux yeux verts, représentante en produits cosmétiques, est un petit mot qu'elle a laissé en début d'après-midi dans une pharmacie de Monaco où elle venait voir le propriétaire, un ami de son père qui n'est pas là .

Je repasse la semaine prochaine bisous  

Sa Super 5 Renault blanche immatriculée 5023 VD 92 , n'a jamais été retrouvée. Ses parents placardent 4500 photos de leur fille sur les trois itinéraires qu'elle a pu emprunter vers Briançon. En vain.

Novembre 1991. Le petit ami de Marie-Hélène, Steven, issu d'une riche famille iranienne, est entendu sur son emploi du temps.

10 juin 1994. Daniel M., riche homme d'affaires suisse de 52 ans, est mis en examen pour « enlèvement et séquestration ».

Incarcéré durant plusieurs mois, il est remis en liberté faute de preuves. Parce que plusieurs autres jeunes femmes ont disparu dans la région, l'enquête s'intéresse alors à la piste d'un possible réseau international de prostitution.

1996. La maîtresse de Steven, une femme à la vie tumultueuse, est interrogée pour la première fois. Elle sera réentendue par le juge comme témoin assisté en 2002 sans être inquiétée. Ces atermoiements alimentent les doutes des parents de Marie-Hélène sur la volonté de faire aboutir l'enquête.

2007. La cour d'appel d'Aix-en-Provence maintient un espoir en s'opposant à la volonté du juge d'instruction de clore l'enquête.

Les investigations se poursuivent, sans permettre de retrouver la trace de Marie-Hélène.

A l'approche de la fin de la procédure judiciaire, témoignage bouleversant de la mère

a disparition en 1991, entre Cagnes-sur-Mer et Monaco, demeure l'une des plus grandes énigmes judiciaires de ces dernières années sur la Côte.

a disparition en 1991, entre Cagnes-sur-Mer et Monaco, demeure l'une des plus grandes énigmes judiciaires de ces dernières années sur la Côte.

A l'image d'Agnès Le Roux, le corps et la voiture n'ont pas été retrouvés. La juge de Grasse, en charge du dossier, va signer une ordonnance de non-lieu.

Agée de 23 ans, Marie-Hélène AUDOYE est une très jolie brune aux yeux verts, représentante en produits pharmaceutiques. Elle disparaît dans les derniers jours du mois de mai 1991, au cours d’une tournée en voiture entre Monaco et la région des Hautes-Alpes.

Malgré plusieurs pistes sérieuses, en l’absence de corps, l’instruction judiciaire est close en 2007.

La famille de Marie-Hélène et, en particulier sa mère, Annie, continue son combat pour aboutir à la vérité.

Pour en savoir plus : RTL.fr : "L’Affaire de la disparition de Marie Hélène AUDOYE" *

Scène de crime : "14 août 2010 Non-classé : La disparition de Marie-Hélène Audoye"

Aujourd'hui en France : "Le combat désespéré d’une mère pour retrouver sa fille"*

A la fin de la semaine, la juge d'instruction de Grasse, en charge de l'enquête, signera une ordonnance de non-lieu.

Le dossier sera alors refermé et gardera son mystère.

Mystérieusement disparue depuis le 21 mai 1991, Marie-Hélène Audoye, alors âgée de 23 ans, n'a plus donné signe de vie. 

Marie-Hélène AUDOYE disparue entre Monaco et Cagnes-sur-Mer

Ses parents viennent d'obtenir de la justice que le dossier ne soit pas clos. L'enquête devrait être relancée. 

ANNIE AUDOYE et son mari courent après la vérité depuis plus de dix-sept ans. Depuis ce 21 mai 1991 où leur fille Marie-Hélène, 23 ans, s'est volatilisée avec sa voiture entre Monaco et Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

La semaine dernière, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a maintenu un espoir en s'opposant à la volonté du juge d'instruction de clore l'enquête. Si le dossier est volumineux, il recèle aussi des zones d'ombre et des coïncidences très troublantes.

Récemment, via ses avocats, la famille de Marie-Hélène a listé une série d'actes et d'auditions qu'elle souhaiterait voir mener.à terme pour relancer une énième fois les investigations.

« Nous ne faisons pas ça pour faire condamner quelqu'un à tout prix. Mais nous devons la vérité à notre fille. Le temps a passé. Peut-être que quelqu'un parlera enfin. Je suis prête à pardonner », soupire Annie.

« Je repasse la semaine prochaine, bisous, Marie-Hélène. » Voilà le dernier signe de vie de cette jeune et belle commerciale aux longs cheveux bruns. Un mot qu'elle laisse en début d'après-midi le 21 mai 1991 à l'un de ses fidèles clients, un pharmacien monégasque.

Marie-Hélène devait ensuite partir en tournée pendant quelques jours dans les Hautes-Alpes visiter d'autres acheteurs. Tout laisse à penser qu'elle n'a jamais quitté la Côte d'Azur.

A l'époque, d'autres jeunes filles ont disparu dans la région. Du coup, la police prend l'affaire immédiatement au sérieux. En parallèle, la famille de Marie-Hélène multiplie les recherches.

Annie fait imprimer des centaines d'affichettes, achètera même un sonar pour sonder les cours d'eau et louera un hélicoptère.

Le père de Marie-Hélène et des amis descendent en rappel dans tous les ravins entre Nice et Briançon. Mais, ni Marie-Hélène ni sa voiture ne réapparaissent.

« J'ai toujours cru en la justice de mon pays »

L'enquête de la police judiciaire de Nice suit son cours. Un cours un peu étrange. Le petit ami de Marie-Hélène n'est entendu sur son emploi du temps du jour de la disparition que six mois après les faits. Le relevé du mois de mai des appels téléphoniques passés de l'appartement de Marie-Hélène n'est demandé que plusieurs mois plus tard.

Des messages sur le répondeur sont mystérieusement effacés. Plus étonnant encore : dès le mois de novembre 1991, les enquêteurs savent que le compagnon de Marie-Hélène a une maîtresse. Il s'agit de sa patronne. Une femme à la vie sentimentale pour le moins dissolue et à la réputation sulfureuse.

Cette femme ne sera entendue pour la première fois par les policiers qu'en 1996, soit cinq ans après la disparition de Marie-Hélène. Elle sera ensuite entendue en 2002 par le juge chargé du dossier en tant que témoin assisté sans être inquiétée. De quoi alimenter les doutes de la famille sur la volonté de faire aboutir cette enquête.

« On se pose des questions. J'ai toujours cru en la justice de mon pays. Je ne veux pas croire qu'on puisse être protégé quand il s'agit de la vie d'une jeune fille. Même quand on a beaucoup de relations », souffle Annie Audoye.

Plus de dix-sept ans après la disparition de sa fille, elle continue de croire que « ceux qui savent » finiront par parler.

« Le fait que le dossier ne soit pas refermé fait qu'un peu de ma fille continue à exister. C'est important. »

Publié dans Articles de Presse

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