Décès de l'actrice Eva Simonet, mère de Christophe Barratier et sœur de Jacques Perrin, à 82 ans

Publié le par Le Figaro

DISPARITION - Partie le 27 décembre, cette enfant de la balle a consacré sa vie au cinéma, d'abord comme comédienne, dans une cinquantaine de films, puis comme attachée de presse passionnée.

À droite, l'actrice et attachée de presse Eva Simonet, morte le 27 décembre 2020, à l'âge de 82 ans, avec son fils le réalisateur Christophe Barratier, à l'occasion de la sortie des Choristes, en 2005. Joel Saget / AFP

À droite, l'actrice et attachée de presse Eva Simonet, morte le 27 décembre 2020, à l'âge de 82 ans, avec son fils le réalisateur Christophe Barratier, à l'occasion de la sortie des Choristes, en 2005. Joel Saget / AFP

Eva Simonet est décédée à l'âge de 82 ans, une semaine après la disparition de Claude Brasseur. Actrice pendant cinquante ans, Eva Simonet, née le 24 août 1938, a tourné dans plus d'une cinquantaine de films dont Z (1969) et Section spéciale (1975) de Costa Gavras, L'étrangleur (1970) et En haut des marches (1983) de Paul Vecchiali, Laisse aller… c'est une valse (1971) de Georges Lautner ou Kung-fu Master ! (1988) d'Agnès Varda.

Le cinéma fut pour elle une histoire de famille. Enfant, déjà, elle apparaît au cinéma sous le pseudonyme de Pierrette Simonet, dans Trois télégrammes (1950) d'Henri Decoin et, entre autres films, Tapage nocturne (1951) de Marc-Gilbert Sauvajon. Son père, Alexandre Simonet, fut régisseur à la Comédie-Française et souffleur au TNP de Jean Villar. Sa mère, Marie Perrin, comédienne. On doit à son fils, Christophe Barratier, la réalisation des Choristes et de la Nouvelle guerre des boutons. Avec son frère, Jacques Perrin, elle a suivi la classe de Jean Yonnel au Conservatoire d'art dramatique. Elle était dans la même promotion que Françoise Dorléac.

La nouvelle a été annoncée par l'AFP dans la soirée du dimanche 27 décembre. Depuis les témoignages se multiplient sur les réseaux sociaux pour lui rendre hommage. Jérôme Kerviel, l'ancien salarié de la Société générale, a fait part de son «immense tristesse». Le journaliste et ancien rédacteur en chef de Télérama, Aurélien Ferenczi a quant à lui rappelé l'ancrage profond de l'actrice dans l'histoire du cinéma français. «Elle était dans la promo de Françoise Dorléac, dont le père donnait des petits boulots de doublage aux apprenties actrices», a-t-il précisé.

Pour son métier d'attaché de presse, Eva Simonet était devenue incontournable en France. Contre vents et marées, elle aura défendu La Grande Bouffe de Marco Ferreri (1973), mais aussi des films de Claude Chabrol, Jacques Doillon, Alain Resnais, Claire Denis, Bertrand Tavernier, Cédric Klapisch, Claude Lanzmann, ou Krzysztof Kieslowski.

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